Notice du Crapouillot de 1950

À Auguste Poulon

Petite page d’été mise en ligne le quinze août 2026. Temps de lecture : dix minutes.

La notice, par Pierre DominiqueLe texte de la noticeNotes

Les lecteurs de leautaud.com connaissent bien Jean Galtier-Boissière (JGB), que Paul Léautaud a souvent fréquenté, et qui est cité dans 122 pages du Journal littéraire.

Jean Galtier Boissière a vingt ans de moins que Paul Léautaud et n’est mort que dix ans après lui. Le pauvre Jean a été, bien contre son gré, militaire sept années durant : conscrit en 1911 pour le temps réglementaire de trois ans, il a été prolongé par la guerre. Cette très longue expérience lui a néanmoins permis d’écrire un roman1 en plus de quelques souvenirs de ce temps2.

Dans les tranchées on s’ennuie ferme, lorsqu’on ne meurt pas. En août 1915, JGB publie, pour ses camarades d’infortune une « gazette poilue » sous le titre du Crapouillot. Un crapouillot — un petit crapaud — est le nom donné par les poilus à un mortier de 58 mm.

Photo : Musée de la Grande Guerre de Meaux

Ce sont par dizaines que l’on peut compter les journaux de tranchées, dans une grande diversité mais au lectorat le plus souvent restreint à une unité comme Le Carillon du 3e Chasseur, ou aux serveurs d’un armement comme Le 120 court, ou une population particulière, comme La Chéchia, « journal boyautant du 1er Zouaves »…

La Chéchia du premier juin 1915

De toutes ces raretés, seul Le Crapouillot semble avoir survécu.

Fragment de la couverture du premier numéro du Crapouillot (août 1915)

On peut lire, en haut à droite, l’adresse du « Correspondant-caissier » ; Monsieur Esprit au cinq place de la Sorbonne, qui a été, une grande partie de sa vie, l’adresse de Jean Galtier-Boissière.

La guerre se termine le onze novembre 1918 et le premier numéro de la deuxième série du Crapouillot, bimensuel, paraît le premier avril suivant, sous-titrée « Arts, lettres, spectacles ».

Lors de la guerre suivante, évidemment, Le Crapouillot a dû s’interrompre pour reparaître en 1948 en présentant des fascicules dévolus à des faits de société comme une Histoire de la guerre 1939-1945 sur cinq numéros de 80 pages.

Jean Galtier-Boissière mourra en janvier 1966 et son journal, passant de mains en main lui survivra avec des bonheurs divers.

En attendant, nous sommes en 1950. Après le cinquième numéro de l’Histoire de la guerre, le numéro six traite de l’Histoire des rêves, le sept des Bobards de 39-45, les numéros huit et neuf présentent le Dictionnaire des contemporains où figure évidemment, Paul Léautaud, que JGB connaît bien.

Les couvertures des numéros 8 et 9

Les couvertures du Crapouillot de cette époque — et avec lui d’autres revues — étaient imprimées en noir. Une image en couleurs était ensuite collée.

C’est le numéro 9, qui ouvre avec la suite de la lettre G à Sacha Guitry, qui contient, page 120, après Pierre Lazareff, la notice de Paul Léautaud, sur trois colonnes (contre une demie à Pierre Lazareff).

En ouvrant la couverture de ce numéro, apparaît, sur fond rose, une demi-feuille de la main de JGB :

Le fond vieux rose, vieilli avec le temps, et devenu particulièrement moche, n’a pas été conservé ici

La notice, par Pierre Dominique

Cette notice a été rédigée par le Corse Pierre Dominique, qui apparaît à six reprises dans le Journal littéraire. Il s’agit de Pierre Dominique Lucchini, (1889-1973), médecin, écrivain et journaliste polémiste, politiquement extrême, d’abord à droite puis à gauche, la bascule s’opérant au début des années 1930(3).

Nous connaissons donc Pierre Dominique, alors médecin à la Salpêtrière, pour s’être entremis, en février 1926 afin de faire hospitaliser Madame de Gonnet, la maîtresse d’André Rouveyre, droguée jusqu’à l’os (Journal au huit février).

Après une longue absence du Journal, nous retrouvons à peine Pierre Dominique, pendant la guerre, seulement cité. Il a depuis longtemps abandonné la médecine pour se réserver à une littérature très productive, avec talent semble-t-il.

La dernière fois que Pierre Dominique est évoqué par Paul est à l’occasion d’une lettre du vingt juin 1950 adressée à Jean Galtier-Boissière à propos de ce numéro du Crapouillot :

        Cher ami

J’ai reçu Le Crapouillot, dictionnaire des contemporains no 2 vendredi dernier. Personnellement j’étais dans des dispositions d’esprit mélancoliques, je l’ai lu en entier. Cela m’a remis. Pour ce qui me concerne, je ne vous ferai pas des remerciements, mais des compliments. Ma biographie est complète et parfaite. Vous m’avez même fait connaître une appréciation de Gide que j’ignorais. Quant à mon portrait littéraire par Pierre Dominique une merveille d’instantané dans ses traits vifs et courts. Et quelle surprise ! Jamais je ne me serai attendu à cela.

Le 18 octobre de cette même année 1950, Paul est invité à déjeuner place de la Sorbonne. Ce récit est malheureusement amputé, ce qu’une ligne de points indique.

Le texte de la notice

Trois colonnes, donc, et deux dessins d’André Rouveyre de 1910 et 1923, pas récents, donc. Lisons ce texte.

LÉAUTAUD Paul (pseudonyme : Maurice Boissard), écrivain. — Fontenay-aux-Roses (Seine). — Né à Paris, 37, rue Molière, le 18 janvier 1872. — Son père ancien comédien était souffleur au Théâtre-Français. — 1 m. 68 ; ignore son poids. — A débuté à 15 ans et demi dans la carrière d’employé dont voici le déroulement : dans une maison de soieries, une maison de produits chimiques, une compagnie d’assurances, chez un courtier de vins en gros, dans une maison d’eaux minérales, au journal La République Française, tribun4 chez un fabricant de gants en gros, clerc d’avoué avec arrivée à l’inscription de premier clerc, secrétaire d’administrateur judiciaire, secrétaire au Mercure de France (1908-41). — A toujours aimé les animaux ; à la mobilisation de 14, il avait 38 chats, 22 chiens, une chèvre et une oie (à qui il avait donné le nom de certaine « vieille dame ») qu’il emmena par le train en Bretagne5. Aujourd’hui zoo réduit : 4 chats et une guenon.

Dès 1920 André Billy lui consacrait une étude dans 25 ans de Littérature française6 : « Au théâtre, à la ville et chez lui, tel est un des écrivains les plus originaux, les plus indépendants, les plus fiers, les plus spirituels que nous ayons. Un cas de sensibilité refoulée, faussée, exaspérée, que la moquerie détend et soulage. Un cœur farouche qui s’est taillé son domaine dans le monde des bêtes comme pour se le tailler plus librement, mieux à la mesure de sa tendresse. On l’a comparé à Rousseau dont il a la franchise, mais non la servilité, et à Diderot dont il a la spontanéité pétillante. Au total un esprit de grande tradition sous les apparences d’un bon toqué ».

PREMIÈRE ŒUVRE : Poètes d’aujourd’hui, morceaux choisis, en collaboration avec Adolphe Van Bever (1900). — LIVRES PRINCIPAUX : Le Petit ami, qui aurait pu avoir le prix Goncourt en 1903. — Stendhal (les plus belles pages, 08). — Le théâtre de Maurice Boissard, chroniques dramatiques : I (1907-23) ; II (26-43). — Passe-Temps, réunion de diverses plaquettes à tirage limité (29). — Propos d’un jour (47). — Choix de pages présenté par André Rouveyre (48). — Petit débat littéraire, pamphlet contre Duhamel, tiré à 100 ex. (49).

COLLABORATIONS : Mercure de France depuis 1895 ; chargé, de 1908 à 1940 des relations avec la presse. — N.R.F. — Nouvelles littéraires (dans ces trois publications : critique dramatique). — Crapouillot. — Cahiers d’Aujourd’hui. — Vient de paraître. — Revue des Arts et Métiers graphiques. — Comœdia. — Vendémiaire. — Arts et idées. — La Nef. — L’Arche7.

Bibliophilie : Un exemplaire du Petit ami, édition originale sur papier ordinaire (tiré à 1 100 ex. en 1903 au Mercure de France) a été poussé jusqu’à 23 000 francs à l’Hôtel Drouot en février 1947.

Opinions : « Léautaud s’enfonce dans une sorte d’absolu subversif des plus réjouissants. » Gide : Journal, 22 août 1938(8).

« Lors d’une récente enquête sur les écrivains qui “resteront” le nom de Léautaud n’a été que rarement cité alors que Valéry, Claudel ou Sartre emportaient des milliers de suffrages. Nous sommes quelques-uns à penser que Léautaud est un des rares écrivains qui subsistera de la première moitié du XXe siècle. Il est vrai que les contemporains se rendent très rarement compte des valeurs authentiques de leur époque. Supposons qu’une enquête ait été ouverte dans la première moitié du XIXe siècle. Quels auteurs les contemporains auraient-ils désignés ? : en 1800, Jean-Baptiste Dumas et l’abbé Delille, adaptateur de Virgile ; en 1815, Bernardin de Saint-Pierre, en 1830 le chansonnier à la célébrité européenne Béranger… Qui lit encore ces écrivains en 1950 ? » J. G.-B.

Paul Léautaud est un homme étrange, un être d’exception. Dire cependant que c’est un cas et le mettre en marge dans le domaine des bizarres ne serait pas juste ; il loge au-dessus.

Pour ses débuts, l’académie Goncourt néglige le Petit Ami. Léautaud n’en devient pas plus souple. Il ne lui faut que peu pour vivre : au temps de sa vieillesse, pendant la dernière guerre, trois ou quatre pommes de terre par jour. Mais ce Diogène est mâtiné de Chamfort, d’un Chamfort lui-même revu par le XIXe siècle qui lui donne ses couleurs où le noir domine et son cynisme particulier.

Pendant trente-trois ans, il sera employé au Mercure d’où, Valette mort, un certain Bernard l’expulsera. Maigre salaire qui lui suffit pour être libre. Très vite, sous le pseudonyme de Maurice Boissard, il se fait critique dramatique, et se refusant aux camaraderies, dans cette république de camarades, se met à tuer.

Il exécute Léo Larguier dont il est l’ami9, Paul Fort, Paul Géraldy, de Flers et Caillavet, il trouve Donnay mince, Capus superficiel, Bataille faisandé, Alfred Mortier assommant. Il traite Curel de faux grand auteur et, rencontrant un jour Paul Hervieu catalogué parmi les « maîtres de la pensée contemporaine », déclare : « C’est bouffon10. » Or, vingt ans plus tard, presque tous ces messieurs ont pourri sur pied et Paul Hervieu, pour sa part, est moins que cendre11.

Mais Léautaud-Boissard qui assomme les mauvaises comédiennes — Ventura12, par exemple — comme les mauvais acteurs, s’amuse aux comédies de Sacha Guitry. Tristan Bernard est son homme13. Henry Becque l’enchante14. Et, dès 1920, il aime le Bœuf sur le toit15. On cherche parfois à le faire plier. Inutile, c’est une échine raide. Il quittera la N.R.F. plutôt que de ne pas dire ce qu’il pense de Jules Romains16. Les plus hautes gloires ne l’impressionnent guère. Faut-il parler d’excès quand il nomme Corneille « un Déroulède17 supérieur » ? C’est qu’il déteste la grandiloquence. Léautaud n’écrit jamais au-dessus du ton.

Ses amours ? Stendhal. Mais Flaubert ? « Un ébéniste littéraire18 » Hugo ? « J’ai horreur du prodigieux. Il m’ennuie. » Cependant, ce contempteur du romantisme se détourne du faux classique et Moréas19 est jugé, par lui, scolaire. Il se contredit volontiers et André Gide d’abord mis assez haut, devient à la fin « un précieux, un esprit faible20. » Grande liberté, donc, de jugement. Et tout cela dit dans un langage clair, direct, que domine le souci du mot propre. Aussi âpre que Jules Renard, Léautaud, mais moins chagrin, exécutant sans que la bile lui monte au visage et, tout de même, bien que se gardant de rien mépriser, l’irrévérence incarnée. Il écrit beaucoup — publiant peu — dans une langue pittoresque et drue, d’une plume qui ressemble au crayon, au pinceau de Daumier. Mais il y a quelque part, manuscrites, dix mille pages et plus du Journal Littéraire. Nous ne resterons pas sur notre faim.

Méchant ? Non point. Caustique. Il a sa provision de vitriol, mais ne l’envoie pas au nez de tout le monde. Mordeur, et pas pour rire, voilà tout. Sauvage. « Je n’ai besoin, dit-il, de la société de personne. » Capricieux, bougon, fantasque ; ce sont les petits côtés de l’homme libre. Il dit encore : « Je ne tiens à rien. » Il accorde peu de prix à ses écrits, vend mal, en éprouve une satisfaction profonde, comme de la preuve qu’il est négligé du vulgaire.

Signalement particulier : ce capitaine de soi-même n’a jamais donné à autrui la moindre part de soi. En somme, l’inverse d’une prostituée ou même d’une femme du monde, d’un homme du monde, d’un homme politique, de tout ce qui se donne, de tout ce qui s’offre. Aussi, qu’on lui demande : Qui auriez-vous souhaité d’être ? il répond : Léautaud. Il est son univers. Il est sa loi. D’où son indifférence aux morales. D’où son manque de pudeur, naturel, puisqu’il est toujours seul.

Volontiers misogyne, Léautaud réserve à la femme le plan de l’épiderme ; il n’accorde son affection qu’aux bêtes. C’est d’ailleurs sur les chats et les chiens par lui protégés et nourris qu’il a écrit ses plus belles pages. Et sur les morts qu’il aime à voir, ce qui est d’un philosophe, irréligieux, d’ailleurs, comme Diderot, et aussi — nous en revenons à son métier de critique et à son Journal littéraire — d’un fossoyeur21.

Pierre Dominique.

Notes

1       La Fleur au fusil, récit de juillet-septembre 1914, Baudinière 1928, 224 pages.

2       En rase campagne, 1914, suivi de Un hiver à Souchez, 1915-1916, enrichi d’illustrations de l’auteur, Berger-Levrault 1917, 293 pages.

3       Voir Simon Epstein, Un paradoxe français, antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, Albin Michel 2008.

4       Note de Paul Léautaud : « Le tribun dans les maisons de gros est un employé juché sur un comptoir très élevé, presque un demi-étage, dominant tout le magasin, auquel on crie les débits de marchandises et qui doit en établir aussitôt la facture. »

5       La « vieille dame » est Aurel et la Bretagne est Pornic.

6       Vingt-cinq ans de littérature française, tableau de la vie littéraire de 1897 à 1920, publié en 1925 sous la direction d’Eugène Montfort, librairie de France 785 pages en deux volumes.

7       Cette énumération démontre, à l’évidence (en plus de la note 4), que Paul Léautaud a participé à la rédaction de cette notice, en fournissant au moins ces détails bibliographiques, même si rien de cette collaboration n’est mentionné dans son Journal.

8       Il ne s’agit pas du 22 août mais du 25, journée entièrement réservée, dans le Journal d’André Gide, à Maurice Saillet et à Paul Léautaud, dont voici un fragment :

Fragment extrait de l’édition de La Pléiade de Martine Sagaert, Gallimard 1997

9       « C’est tout de même, quelquefois, une chose gênante de connaître l’auteur d’une pièce dont on a à rendre compte. Je l’ai déjà senti tout récemment avec L’Heure des Tziganes, de M. Léo Larguier. On l’a vu, mes bonnes relations avec ce poète ont influé sur mon compte rendu. J’ai été gêné. Je n’ai dit qu’à demi, avec mille ménagements, le déplaisir que sa pièce m’avait causé, l’étonnement que j’avais éprouvé qu’il eût produit une pareille chose. » Chronique du 16 février 1913 après celle du premier février.

10     « Un ouvrage paru récemment : Les Maîtres de la Pensée contemporaine, comprend Paul Hervieu au nombre de ces personnages. C’est pouffant ! » PL confond ici le titre de Jean Bourdeau, Les maîtres de la pensée contemporaine, Alkan 1904 avec l’ouvrage de Paul Gautier : Les Maîtres de la pensée française, Paul Hervieu, Émile Boutroux, Henri Bergson, Maurice Barrès, Payot 1921. Pouffant ! Il s’agit d’une note de bas de page à la chronique du premier mars 1923.

11     Paul Hervieu (1857-1915), d’abord avocat puis romancier et auteur dramatique, ami d’Octave Mirbeau.

12     Chronique du premier mars 1912 : « Ce n’est pas trop dire que cette jeune personne n’a absolument aucun talent. Elle y ajoute le ridicule de ces actrices qui se figurent que les vers — même les mauvais — demandent une voix spéciale, un ton de mélopée, et qu’on ne peut les dire sans prendre des attitudes aussi niaises que prétentieuses. » Marie Ventura (1888-1954), comédienne roumaine naturalisée française, sociétaire de la Comédie-Française en 1922 jusqu’en 1941.

13     Maurice Boissard chroniquera douze pièces de Sacha Guitry, à partir de 1908 et huit pièces de Tristan Bernard à partir de 1907.

14     À propos de La Navette, Mercure du premier mai 1914, page 177.

15     Le Bœuf sur le toit ou The nothing happens bar, farce imaginée et réglée par M. Jean Cocteau, musique de Darius Milhaud, costumes de G.-P. Fauconnet, décors et cartonnages de M. Raoul Dufy, chroniquée dans le Mercure du premier avril 1920.

16     Et plus précisément de sa pièce Monsieur Le Trouhadec saisi par la débauche, refusée par La NRF et dont le compte rendu paraîtra dans Les Nouvelles littéraires du 14 avril 1923.

17     Pour Paul Déroulède, voir les deux chroniques de Jules Claretie des trente octobre et deux novembre 1880.

18     Lettre à André Billy du 21 avril 1942 : « Quant à Flaubert : il est vrai, plus je vais plus je l’abomine. Je l’écrivais récemment à Rouveyre : “Cet ébéniste littéraire frottait jusqu’à ce que cela brillât bien partout.” J’ai horreur de cet astiquage. »

19     Lire la notice d’André Moréas rédigée par Paul Léautaud dans les Poètes d’aujourd’hui.

20     Lettre à André Rouveyre du seize mai 1942.

« Pierre Dominique, qui a écrit ma notice dans le Dictionnaire des Contemporains du Crapouillot, fascicule 2, a résumé mon genre de critique dramatique et de mémorialiste (Journal littéraire) en un mot : un fossoyeur. »

Le fait est, pour les célébrations mortuaires, si je fais le compte :
Mort de Fanny, sœur de ma mère.
Mort de Firmin Léautaud.
Mort de Marcel Schwob.
Mort de Charles-Louis Philippe.
Mort de Coppée.
Mort de Van Bever.
Mort du Bailli.
Mort de Vallette.
Mort du « Fléau ».

Puissé-je en écrire pas mal d’autres. Il y manquera la mienne, à mon grand regret.