Fanny Forestier rue de Guise à Calais

Page à paraître le premier octobre

Je suis parti à Calais le dimanche soir 21 octobre 1901, à 9 heures. J’arrivai chez ma grand’mère à une heure du matin. C’est ce soir-là que je fis connaissance de ma grand’mère.

Ainsi débute l’épisode le plus marquant de la vie de Paul Léautaud, qui y reviendra toujours.

Après cela deux guerres ont passé sur Calais, autant dire qu’il ne reste plus grande chose, pour ne pas dire rien du tout, de la maison, du quartier, de la ville, presque, où vécurent Fanny Forestier et sa mère.

Quand le léautaldien pense Calais, il pense Jean-Luc Souloumiac, le seul à être à la fois supérieurement connaisseur de Paul Léautaud et de Calais.

C’est grâce à lui qu’a été identifiée avec certitude, sur une photo de 1890, la maison où logeaient les deux femmes Forestier, tante et grand-mère de Paul Léautaud. Alors bien sûr, c’est avec la plus grande légitimité que, le premier octobre, il nous instruira sur Fanny Forestier rue de Guise à Calais.