Chronologie

1814

Naissance de Joséphine Pezé, dite « Marie », à Dernoncourt (Somme)

1834

10 juillet Naissance de Firmin (Firment) Léautaud à Fours, dans les Basses-Alpes
(Alpes de Haute-Provence), fils de Laurent Léautaud (1806-1862) et de Thérèse Bellon (vers 1810-1845), qui se sont mariés le 4 septembre 1833. Firmin a au moins un frère, Constantin et une sœur (lettre à Maurice, 21 août 1912)

1839

Décembre Naissance de Fanny Forestier (1839-1901)

1841

7 septembre Naissance de Félicité Célina Boissart (Bianca) (1841-1912)

1849

3 juin Naissance d’Henri Louis Cayssac à Saint-Céré

1851

31 mai Naissance d’Hugues Oltramare, futur époux de Jeanne Forestier, mère de Paul

16 août Naissance de Jeanne Forestier, future mère de Paul. Jeanne est la fille de Jean-Michel Forestier (1812-1867), flûtiste solo au Théâtre-Italien, chef de musique de la Garde nationale de Paris, et d’Agathe Adélaïde Antoinette Pessonneaux (née en 1919), qui se sont mariés le 21 février 1839 à Paris et auront cinq enfants

1854

Arrivée de Firmin à Paris. Il est apprenti chez un oncle bijoutier, faubourg Montmartre, à l’enseigne de la Maison rouge

1856

Mort de l’oncle. Firmin hérite.

Firmin se présente au Conservatoire où il est admis, dans la classe de Régnier

1858

Firmin obtient un premier accessit de comédie ;

31 juillet : Naissance d’Alfred Vallette (1856-1935)

1859

Firmin obtient un deuxième prix de comédie et quitte le Conservatoire pour jouer dans plusieurs théâtres, dont l’Odéon et les « Matinées Ballante »

1860

11 février : Naissance de Marguerite Eymery, future madame Alfred Vallette, dite Rachilde (1860-1953)

1863

8 août Naissance de Louise Viale[1], future épouse de Firmin

1864

Firmin rencontre Fanny Forestier. Ils s’installent en ménage

1865

Naissance d’Hélène, fille de Fanny et Firmin. Elle mourra de la fièvre typhoïde vers l’âge de quinze ans

1868

Jeanne remplace sa sœur Fanny dans la maison et dans le lit de Firmin

11 juillet Naissance de Marie Galier, future Anne Cayssac, à Épinac, en Saône-et-Loire.

1869

09 septembre  Début de Firmin à l’Odéon.

1870

Naissance d’un premier enfant de Firmin et Jeanne, qui meurt en bas âge

1871

25 décembre Naissance d’Adolphe van Bever

1872

18 janvier Naissance de Paul Firmin Valentin Léautaud, 37, rue Molière, fils de Firmin Léautaud et de Jeanne Forestier, comédienne

21 janvier Paul est confié à une nourrice. Jeanne se désintéresse de Paul et part huit jours après sa naissance. Dans ses Entretiens avec Robert Mallet, Léautaud dira « Je l’ai peut-être vue en tout huit jours dans ma vie ». Il sera élevé chez une nourrice pendant 18 mois, puis chez une autre, chaussée du Maine ;

11 Mars Paul est baptisé à l’église Saint-Roch. Son parrain est le comédien Beauvalet[2]. Sa marraine est Félicité Célina Boissart[3] ;

1874

Firmin entre comme souffleur à la Comédie-Française ;

Arrivée de Paul à deux ans chez son père, 13, puis 21, rue des Martyrs. Firmin engage une bonne, Marie Pezé, pour s’occuper de Paul jusqu’à ses douze ans. Il vivra surtout chez elle, rue Clauzel jusqu’à leur déménagement à Courbevoie ;

Scolarité à l’« école enfantine » protestante de la rue Milton puis à l’école communale de la rue Rodier ;

1876

8 novembre Naissance de Georgette Crozier, future maîtresse de Paul

1880

Mort d’Hélène, âgée de 15 ans

Paul passe avec sa mère l’unique journée entière qu’ils vivront ensemble à Paris (Jardin d’acclimatation, Michel Strogoff, Les Folies Bergère)

Jeanne Forestier rencontre un médecin Genevois, Hugues Oltramare (1851-1937), qui sera une sommité médicale genevoise

1882

Vers cette époque, Firmin, à 48 ans, a pour maîtresse Louise Viale « une petite catin de la rue des Martyrs » née en 1863, qu’il épousera en 1893

À l’arrivée de Louise Viale, Marie Pezé refuse de continuer de travailler pour Firmin[5]

Avril Déménagement de la rue des Martyrs pour « la campagne », 3, avenue de la République à Courbevoie ;1er mai Intégration de l’école communale de Courbevoie

1884

Rachilde publie Monsieur Vénus à Bruxelles

3 mars Naissance de Camille Yvonne Lafleurdespois, future épouse de Maurice Léautaud

26 novembre Naissance de Maurice Léautaud, fils de Louise Viale et de Firmin

1885

5 novembre Naissance de Jacques Oltramare, premier fils d’Hugues et de Jeanne Forestier

1886

03 nov.    Naissance de Marie Dormoy ;

31 décembre Paul passe son certificat d’études et quitte l’école

1887

Tout premier emploi (une seule journée) à la Compagnie des Indes, 27, rue du 4-Septembre ;

Juillet Paul habite au 44, rue de l’Ouest à Courbevoie. Il travaille (depuis quand ?) chez J. Picot, propriétaire de la lessive Phénix, 41, rue de l’Échiquier à Paris. Il gagne 25 francs par mois qu’il remet intégralement à son père. Celui-ci lui donne 50 centimes par jour pour son déjeuner

02 août Mort de Marie Pezé (voir au 19 février 1904)

1888

Démission de l’emploi à la Lessive Phénix pour la Compagnie des Eaux de Pougues, puis, à l’automne, à la compagnie d’assurances « La Nation », 1, rue d’Amboise, dans le haut de la rue Richelieu

1889

« La Nation » (La Nacion ?) ayant fait faillite, Paul devient employé dans un journal local de Courbevoie (peut-être grâce à van Bever) puis chez « une espèce de chevalier d’industrie » 11, rue de la Grange-Batelière

Octobre Arrivée au journal de Joseph Reinach[6] et de Jules Ferry La République Française[7], 49, chaussée d’Antin

1890

Naissance d’Aline Oltramare, seconde fille d’Hugues et de Jeanne Forestier

Rencontre de Jeanne Marié qui habite 13 faubourg-Saint-Jacques. Paul s’installe 14, rue Monsieur-le-Prince

Van Bever vient habiter chez Paul, 14, rue Monsieur-le-Prince

1891

Engagement dans les Chasseurs à pied, puis réformé

1892

Avec Van Bever, Léautaud fonde la revue Les Indépendants[8] (quatre pages, un seul numéro)

7 juin Lettre de Jeanne Marié qui annonce son départ pour la campagne. Il devient impossible de la rencontrer à cause de son mari, Paul Fugère (voir le Journal littéraire au 10 mars 1906)

Après le 7 juin Installation rue Amyot

Parution du premier article de PL, « Les Bleus », dans Le Parti ouvrier, sous la signature de Paul Forestier

1893

Création, avec Adolphe Van Bever de la revue L’Indépendance littéraire (voir le catalogue de l’exposition de 1972 à l’Arsenal, page 45)

Juin Tribun chez Berr

Juillet jusqu’à août 1894 : Parution d’une série de douze poèmes dans Le Courrier français

16 juillet  Parution d’un poème, « Retraite », dans Le Courrier français

1894

24 août Voit Verlaine à la terrasse du café Mahieu, à l’angle de la rue Soufflot, et lui fait porter des violettes

Octobre Lit Le Rouge et le noir

1895

1er mars   Se faisant passer pour étudiant en droit, PL devient 3e clerc d’avoué, dans l’étude de Me Barberon, 17, quai Voltaire. Il y restera jusqu’en avril 1902

Avril         PL porte des vers au Mercure. 1re rencontre avec Alfred Vallette

16 mai     Mariage de Jeanne Forestier avec Hugues Oltramare

3 juillet    Firmin épouse Louise Viale, mère de Maurice

Sept.        Parution de sa première Élégie dans le Mercure

1896

20 févr.    Marie Galier épouse Henry-Louis Cayssac

Juin         Parution du premier Essai de sentimentalisme

23 Sept.   Visite chez Durand-Ruel des six panneaux de Puvis de Chavannes avant leur départ pour Boston

1897

3 janv.     Léautaud apprend que son deuxième Essai est accepté au Mercure.17 févr.    Retraite de Firmin

15 janv.   Déjeuner chez Jouanne, avenue de Clichy, avec Mallarmé, Quillard, Dierx, Rodenbach, Rachilde, Fanny, Léon Deschamps, Vallette, Valéry, Fort, Tinan, Dujardin, Alexandre Natanson, Hérold, Vielé-Griffin et Fontainas

Avril         Parution du deuxième Essai de sentimentalisme

1898

Juin         Parution d’un troisième Essai de sentimentalisme dans le Mercure de ce mois

Juillet      Habite à cette date 11, rue de Condé

10 oct.     Installation au 15, rue de l’Odéon

                Rencontre de Blanche Blanc.

1899

7 Févr.     Fin de la relecture du Père Goriot

Août         Parution de L’Ami d’Aimienne (en hommage à Jean de Tinan) dans le Mercure

1900

Janvier    Habite 9, rue Bonaparte. Rencontre d’Anatole France le 18 janvier

16 Janv.   Visite aux « dames Mallarmé »

Nov.         Parution du 4e Essai de sentimentalisme dans le Mercure

Déc.         Parution du volume des Poètes d’aujourd’hui, et extrait dans la revue (numéro de décembre)

1901

Été           Travaille au Petit Ami « depuis juin ou juillet dernier » (lettre à sa mère datée du 5 décembre 1901)

21 oct.     Voyage à Calais au chevet de sa tante Fanny

25 oct.     Mort de Fanny, à 7 heures « dans sa 62e année » (faire-part)

28 oct.     Début d’une intense correspondance avec sa mère, mais qui ne durera que cinq mois, générant un profond entrelacs de malentendus

1902

Janvier    Mort de Barberon, qui protégeait Léautaud. Le successeur à moins de sympathie. Recherche d’emploi. Suite à la mort de Fanny, les mandats mensuels n’arrivent plus

29 mars   Longue et très violente lettre à Jeanne et réponse dans le même ton le 4 avril

Fin avril   démission de l’étude Barberon

Mai          Entre comme secrétaire d’administrateur judiciaire à l’Étude Lemarquis, rue Louis-le-Grand, où il restera jusqu’à 1906

Septembre, octobre et novembre : Parution du Petit ami dans la revue du Mercure

1903

10 janv.   « Vu Georgette pour la dernière fois »

18 févr.    « Le Petit Ami a paru aux étalages des libraires cette après-midi, vers trois heures, environ trois exemplaires à chacun »

26 févr.    Firmin, paralytique, meurt au 3, avenue de la République, à Courbevoie

Mars        Long article de Rachilde dans le Mercure à propos du Petit ami

22 mars   Première visite chez Schwob

8 avril      « Donné aujourd’hui ma démission à l’Étude Lemarquis pour la fin du mois »

               PL assume le secrétariat de l’Université populaire où l’a fait admettre Van Bever. Il travaille aussi, à titre privé, pour M. Lemarquis

25 août    Après trois ans et demi de vie commune, Blanche emménage rue Gay-Lussac

6 oct.       Déménagement de la rue de Condé pour la rue de l’Odéon

1904

Mars        Parution de la « Notice Régnier » en ouverture du Mercure

5 mars     Refus de plusieurs journaux du texte sur le « monument Gavarni »

Avril-juin  Maître Lemarquis a été nommé administrateur provisoire de L’Université populaire, tâche administrative confiée à PL

Sept.        Parution du Grand Match dans le Mercure

1905

Février     « Sur le pavé, depuis fin janvier. » (Lettre à Louis Lavialle datée du 11 février). Le secrétariat de l’Université populaire semble terminé

1er févr.    Parution d’À la Comédie Française dans le Mercure

26 févr.    Mort de Marcel Schwob

15 mars   Parution du Stendhal-club dans L’Ermitage

               Parution de la nécrologie de Marcel Schwob dans le Mercure

5 avril      Premier texte un peu long sur un animal (le chat Boule, malade)

8 Avril      Départ de la rue de l’Odéon pour emménager au 17, rue Rousselet

10 mai     Deuxième texte sur un animal (le chien trouvé quai Malaquais)

20 mai     jusqu’au 8 juin : « À Dimancheville, pour Boule, sur le conseil du vétérinaire »

Juin         Commence la rédaction d’In memoriam (voir au 16 juin)

10 juil.     Rencontre imprévue de Georgette au magasin du Louvre

7 août      Remise du manuscrit d’In memoriam à Vallette

18 Août    « Il y a quelques jours, au Mercure, Gourmont m’a demandé si je voudrais faire un volume de pages choisies de Stendhal dans la collection du Mercure »

15 sept.   Parution de Souvenirs de basoche dans L’Ermitage

31 oct.     « J’ai acheté aujourd’hui dix actions 1re série du Mercure pour moi, et deux pour Bl… »

Nov.         Parution d’In Memoriam dans la revue (sur les deux numéros de novembre)

Déc.         Parution du livre de Le Cardonnel et Vellay : La littérature contemporaine, opinions des écrivains de ce temps, contenant un portrait de PL par lui-même

1906

Janvier    « Je quitte […] M. Lemarquis à la fin de ce mois »

16 janv.   Avec Gourmont, projet de la Chronique stendhalienne à l’Ermitage

15 févr.    Parution du Paris d’un Parisien dans l’Ermitage

19 févr.    « Touché 24 francs pour la Variété : Les auteurs et la Critique » ;

10 mars   « Je travaille en plein depuis huit jours à mes histoires de femmes. Je dis toujours ainsi ne pouvant arriver à trouver un titre… »

24 mars   « J’ai presque accepté, et c’est presque entendu. » un poste de lecteur au Mercure [ce qui ne se fera pas] ;

28 mars   « Remis à Vallette ma note sur le médaillon de Larroumet »

1er mai     ou 2 mai, naissance de Jean, fils de Maurice et de Camille

Juillet      et août : Fin de l’écriture d’Amours. Voir aux 24 et 31 juillet pour la recherche du titre

22 juil.     Mort de Madame Marié (mère de Jeanne)

Octobre-novembre : Amours en trois parties dans la revue

28 oct.     Première visite à Lucien Descaves

2 déc.       Rencontre de Paul Blondeau, chez lui
20 déc.     Première visite à Octave Mirbeau

1907

6 Juin      « Au Mercure. Vallette et Gourmont. C’est entendu. Je prends la critique dramatique » ;

12 Juin    « Conversation peu gaie avec Vallette et Gourmont. Je renonce décidément à publier mon Passé Indéfini, malgré la mise en pages toute prête pour le bon à tirer » ;

23 août    jusqu’au 5 septembre : « Ma nouvelle : Span. Malheureusement, j’étais si mal, que je n’ai pu l’écrire. Rien que le canevas rapide » ;

8 Sept.     Annonce de Gourmont : « …Il y a pour moi dès maintenant une place au Mercure, aux côtés de Morisse, pour m’occuper de la fabrication, correction des épreuves, etc. Une place toute la journée. […] Je n’ai rien répondu de bien précis à Gourmont » ;

11 sept.   Au théâtre pour sa première pièce en tant que critique dramatique ;

28 sept.   Mariage de Maurice avec Camille Yvonne Lafleurdespois (née en 1884) ;

1er oct.     Parution de la première chronique dramatique de Maurice Boissard ;

16 oct.     « Lundi dernier, Vallette m’a enfin parlé de ma place au Mercure. Nous devons reprendre la conversation. En tout cas, je suis déjà prévenu : des appointements modestes » ;

23 oct.     « Parlé enfin avec Vallette. Je ne suis pas content. Vallette m’a d’abord offert 125, puis enfin 150 frs par mois. Il a dû voir ma grimace » ;

1er nov.    Parution des Itinéraires de Stendhal dans le Mercure ;

11 déc.     « Été ce matin au Mercure. Vallette s’est décidé à faire le premier pas, que je ne faisais point. “Est-ce qu’on peut compter sur vous pour le premier janvier au Mercure ?” J’ai dit oui. C’est entendu ».

1908

2 janvier  « Débuté ce matin au Mercure. » Léautaud est embauché au Mercure comme secrétaire de rédaction pour 150 francs par mois ;

Février     Première rencontre d’Anne Cayssac autour des animaux (rien dans le JL à cette date) ;

27 mars   « Emménagé aujourd’hui 17, rue Duguay-Trouin » ;

1er avril    « Les premières épreuves des Poètes d’aujourd’hui sont arrivées ce matin. » ;

23 mai     « Coppée est mort cette après-midi, vers deux heures » ;

1er juin     Parution dans le Mercure d’un Écho sur la mort de François Coppée, non signé ;

30 juillet  Accident de « Moto-rêve » du Dr Oltramare. Voyage de Dumur à Genève ;

8 sept.     « Ce soir, à 8 heures, départ de M. Zive et Mlle Kantorowitch pour Berlin et Königsberg où ils vont se marier » ;

Du 11 au 14 septembre : Voyage à Rouen avec Dumur et Gourmont ;

23 sept.   « J’ai remis aujourd’hui au Mercure ma dernière Chronique dramatique. » (datée du 1er décembre) ;

Octobre    L’emprise des animaux devient de plus en plus forte. PL commence d’y sacrifier son confort et l’achat de nouveaux livres ;

6 nov.      Première allusion, entre Vallette et PL, à une publication du Journal. Vallette « Je ne demande pas mieux. » ;

9 Nov.      Les Poètes d’aujourd’hui sont enfin finis. J’ai emporté aujourd’hui au Mercure les derniers placards corrigés ;

17 nov.    Première mention d’André Rouveyre ;

1909

                Mort de la mère de Jeanne (et donc grand-mère de Paul, qui ne l’apprendra qu’en octobre 1914) ;

Janvier    Parution d’une « interview » de PL dans La Dépêche de Toulouse (en deux numéros) à propos des Poètes d’aujourd’hui ;

19 janv.   Attaque des Poètes d’aujourd’hui par Jean Royère, sur une prétendue erreur ;

20 janv.   Réponse de PL dans le Mercure du 1er février ;

16 févr.    Première mention d’Anne Cayssac, « une figure que je connaissais déjà » : « Très bonne soirée, de 8 heures et demie à minuit passé, chez M. et Mme Cayssac… ». « Mme Cayssac fort jolie » ;

15 mars   Parution dans Les Marges, la revue d’Eugène de Montfort, de « Mots et Anecdotes », article qui sera pillé par Louis Thomas (voir le Mercure du 16 novembre 1910) ;

9 juin       1re lettre à Anne « Queyssac » ;

15 sept.   « Découvert ce matin [dans] le sac de Blanche […] deux lettres écrites […] par un monsieur Henri » qui semble bien la connaître ;

5 nov.      « Arrêté aujourd’hui […] un petit appartement, 13, passage Stanislas ». PL envisage ce déménagement avec Blanche : « Je ne sais pas trop comment nous caserons toutes nos affaires » ;

1er déc.    Assure l’intérim, pour un numéro, de la critique des « Théâtres » dans le Mercure ;

29 déc.     « Été aujourd’hui rue de Grenelle pour me faire inscrire à la S.P.A. »

1910

Janvier    Séparation d’avec Blanche qui rejoint « Henri » à Bois-Colombes. Il semble que Paul déménage seul passage Stanislas ;

Mi-janv.   Déménagement pour le 13, passage Stanislas (actuelle rue Jules-Chaplain, prenant dans la rue de Bréa). Le 7 janvier PL évoque « Les préparatifs d’un déménagement » et le 20 février il parle de la rue de Bréa « en face de chez moi » ;

16 février PL dubitatif mais pas hostile à un mariage avec « une Anglaise, femme peintre, très entichée de tout ce qui touche à la littérature et surtout au Mercure, possédant auto, trente-cinq mille francs de rentes, pas très, très jolie, mais acceptable. » […] « Curieuse histoire. Nous verrons la suite » ;

16 nov.    Parution dans le Mercure d’une lettre dénonçant les pillages de Louis Thomas.

1911

                PL quitte le secrétariat de direction pour le 1er étage, s’occuper de la presse, de la publicité et des manuscrits ;

8 janvier  (Bestiaire) : « Été cette après-midi, chercher un pavillon du côté du Parc de Montsouris, aux fortifications. Rien trouvé de fameux » ;

8 février   PL, à court d’argent, a écrit une chronique pour le journal Foncier-Hôtel ;

13 Juil.    Installation 19, rue Ledru-Rollin à Fontenay-aux-Roses ;

20 juil.     « Horreur de ma nouvelle vie. »

1912

Janvier    Emménagement au 24, rue Guérard. Pl reprend le pavillon à son nom pour, selon Édith Silve (préface au Fléau) « sauver Blanche d’une saisie » ;

1er Févr.   « L’Intransigeant de ce soir annonce la mort de ma marraine Bianca, de son vrai nom Blanche Boissart avec un t » ;

Fin juil.    Parution de « Paul Léautaud. Gestes et paroles », portait de Léautaud par André Billy dans sa revue, Les Soirées de Paris ;

Été           Fâcherie avec Madame Cayssac (lettre du 15 août) ;
Fâcherie avec Henri Albert (Lettre au 25 août).

1913

22 Avril    (PR) : « Nous voilà de nouveau fâchés, Blanche et moi » ;

16 Mai     (PR) : « Départ » de Blanche (pour une heure ou deux) ;

1er juin     « Notre pauvre Boule est mort ce matin » ;

19 août    Très longue lettre (7 500 signes) à Anne Cayssac à propos d’animaux. Dans une lettre du 22 septembre, il conclut par « Affectueux souvenirs » ;

22 août    Les époux Cayssac lèguent tous leurs biens en faveur de PL.

1914

18 mars   Première conversation amoureuse d’Anne et Paul, dans son bureau du Mercure ;

16 mars   Parution d’une fameuse chronique dramatique ;

25 mars   Premier rapport amoureux entre Anne et Paul, 24, rue Dauphine, alors que Blanche est encore à Fontenay ;

27 mars   « Parlé ce soir à Billy, pour la première fois, de l’idée que j’ai depuis quelques jours de le faire légataire de mes papiers, surtout de mon Journal et des conditions dans lesquelles je vois ce legs. Il accepte. Nous en reparlerons ;

16 août    Le Mercure cesse de paraître (dernier numéro daté du 1er août) ;

Début      août : quasi-arrêt du Journal ;

31 août    Mise à pied, Mercure fermé, 50 francs de secours mensuel ;

Sept.        « Je suis en effet ici [à Pornic] depuis le 3, ou le 4, ou le 5 du mois » ;

Sept.        Jeanne Oltramare reçoit des coups de couteau de sa bonne qui refusait d’être congédiée ;

Sept.        Interruption du Journal jusqu’en août 1915 ;

24 oct.     Retour de Pornic.

1915

1er mars   Réouverture du Mercure mais demi-appointement de 125 francs par mois ;

1er avril    Reparution du Mercure, mensuel ;

1er juillet  Parution dans le Mercure, d’une lettre de Maurice, soldat au front ;

7 août      Reprise du Journal ;

20 sept.   Première mention d’André Berthellemy ;

27 sept.   Mort de Remy de Gourmont ;

10 déc.     « quand je suis rentré le vendredi 10 » (Lettre à Mme Stuart Merrill).

1916

1er janv.   Le Mercure reprend sa périodicité bimensuelle ;

15 mars   Mort de Jeanne Oltramare.

1917

13 juin     au 18 juin, voyage à Pornic pour y conduire Anne Cayssac qui y passera l’été ;

29 juin     Mobilisation dans le « service auxiliaire » (secrétaire d’état-major ?) En tout cas peu d’effet sur la vie courante (peut-être affecté à la Maison de la presse) ;

Juillet      Problèmes financiers l’empêchant de payer ses impôts. Demande de remise ;

29 oct.     au 6 novembre, voyage à Pornic pour aller y chercher Anne Cayssac qui y a passé l’été ;

Fin nov.   et début décembre : La pièce de Porché, calculs des risques de ses comportements face à Vallette.

1918

Mi-Avril   Engagement d’une nouvelle bonne (ou gouvernante) : Joséphine ;

18 Juil.    Long récit des empressements de Joséphine, qui cherche à se faire épouser ;

21 oct.     Première apparition du surnom de « Panthère » attribué à Anne Cayssac.

1919

4 juin       au 15 juin : séjour à Pornic ;

16 oct.     au 19 octobre, aller-retour à Pornic ;

26 oct.     au 30 octobre, aller-retour à Pornic.

1920

18 août    Publication, dans L’Ère nouvelle, d’un article sur PL, « La banalité même » ;

Août         Possible voyage à Pornic (voir au 21 août : « Absent, je l’ignorais ») ;

8 sept.     au 13 septembre, voyage à Pornic ;

Nov.         Parution, dans Les Soirées de Paris d’un article sur PL signé André Billy ;

27 nov.    Vallette et Dumur annoncent leur projet de création d’une rubrique intitulée les Propos de M. Boissard, qui deviendra la Gazette d’hier et d’aujourd’hui ;

1921

15 janv.   Parution de la première Gazette d’hier et d’aujourd’hui ; (Madame Cantili – Un original) ;

22 mai     Réunion d’amis et de collaborateurs de la N.R.F. chez Gaston Gallimard. Projet de publication d’un choix de chroniques dramatiques ;

29 mai     Journée à Nemours avec les Cayssac ;

18 juin     au 26 juin : Séjour à Pornic avec les Cayssac ;

30 juillet  PL est très mécontent d’un article écrit par Louise Faure-Favier sur lui dans L’Éclair ;

Août         Parution dans les Belles lettres, d’un portrait d’un écrivain non cité, en fait PL. (voir JL au 2 novembre) ;

9 août      PL rédige son testament en faveur d’Anne Cayssac ;

10 août    au 22 août : voyage à Pornic ;

15 sept.   « Déjeuné aujourd’hui chez Tronche, avec Jean Paulhan, pour affaires concernant ma Chronique dramatique. » ;

9 oct.       au 17 octobre  Séjour à Pornic.

1922

29 mars   « Je pense depuis quelques jours à faire Georges Besson mon héritier littéraire pour tous mes papiers à publier ou mes articles ou récits autobiographiques à réunir en volumes, les droits d’auteur allant à la Panthère. Elle manque trop de ce qu’il faut pour s’occuper du côté littéraire de mes affaires. » ;

1er avril    Article de Paul Souday en une de Comœdia « À Maurice Boissard » ;

4 avril      « Visite d’une dame, auteur d’un article sur Bourdelle » (Marie Dormoy) […] « Elle est restée deux minutes et je n’ai même pas retenu son nom. » ;

11 avril    Affaire Barrucand, suite à quelques lignes dans la chronique du 1er avril ;

28 juin     Aller-retour à Pornic ;

21 Août    Je ne serais pas étonné s’il arrivait quelque cassure avec la NRF. ;

30 août    Publication, dans le Mercure, de « La Mort de Charles-Louis Philippe » ;

1er sept.   Marie Dormoy, abonnée, lit « La Mort de Charles-Louis Philippe » dans ce numéro du Mercure et découvre l’existence du JL de Léautaud (Marie Dormoy, Histoire du Journal) ;

28 sept.   au 6 octobre : Séjour à Pornic (du jeudi au vendredi).

1923

1er janv.   Parution d’un article de Marie Dormoy dans le Mercure : “La Gewerbeschau de Munich” (rubrique « L’Art à l’étranger » pages 234 à 239). Aucune mention dans le JL ;

6 janv.     Lecture attentive, critique et intéressée, plusieurs jours, du numéro du 1er janvier de la NRF consacré à Marcel Proust, mort le 18 novembre précédent ;
Parution dans Les Nouvelles littéraires d’un article de Jean Cassou : « Silhouettes parisiennes — Un spectateur : Maurice Boissard », avec une caricature ;

15 janv.   Refus à Monfort de prononcer une conférence sur Stendhal au Cercle de la librairie, pourtant payée 500 francs ;

1er mars   Parution de Ma pièce préférée, dans la collection « Les Amis d’Édouard » (Champion), hors-commerce en 196 exemplaires, signée Maurice Boissard, avec quatre dessins d’André Rouveyre ;

07 avril    Parution, en « Bonnes feuilles » de Ma pièce préférée dans Les Nouvelles littéraires du 7 avril 1923 (deux colonnes en bas de la page deux) ;

12 avril    Parution, dans Les Nouvelles littéraires, de la chronique « Un salon littéraire » égratignant fortement le couple Aurel-Mortier ;

24 mai     Altercation avec Alfred Mortier devant le Théâtre de l’Œuvre ;

23 juin     au 2 juillet : Séjour à Pornic. Aucune mention de ce voyage dans le Journal. Nous le savons par une lettre de ce jour à Maurice Martin du Gard à qui PL annonce une absence d’« une dizaine de jours » et surtout par les deux chroniques parues dans Les Nouvelles littéraires des 18 et 25 août ;

18 août    et 25 août, parution, dans Les Nouvelles littéraires, de deux chroniques « À Messieurs les directeurs des Nouvelles littéraires ». Ces deux textes seront repris et largement augmentés pour constituer Villégiature ;

1er sept.   Parution d’un article de Maurice Martin du Gard dans Les Nouvelles littéraires en une : « Opinions et portraits : Maurice Boissard », avec la même caricature.

28 sept.   au 7 octobre à Pornic. Le mercredi 3 octobre PL écrit une lettre datée de Pornic à Maurice Martin du Gard reproduite dans le JL disant : « je suis parti vendredi dernier pour venir passer quelques jours ici. » et plus loin : « je serai à Paris dimanche matin » 7 octobre ;

16 oct.     Réception de nouvelles conditions de travail rédigées par Maurice Martin du Gard, que Léautaud n’acceptera pas ;

2 nov.      Conversation avec MMG et accord favorable ;

18 nov.    Après avoir longtemps hésité, « Finalement, j’ai laissé mon feuilleton. Il n’est pas possible que les choses marchent de cette façon. »
« J’ai pris une chemise de papier. J’ai mis dedans les premiers éléments d’un volume possible » (premier rassemblement de textes qui donneront Passe-temps) ;

24 déc.     « Vallette va me passer, le 1er janvier, tout ce qui concerne les affaires de publicité du Mercure, dont je n’avais jusqu’ici qu’une partie.

1924

21 janv.   Nouvelle relance de Maurice Martin du Gard ;

26 janv.   Annonce des NL : « Nous commencerons dans un très prochain numéro la publication des chroniques de Maurice Boissard » ;

Printemps    Ennuis de santé ;

15 mars   Parution, dans Les Nouvelles littéraires, du « Portrait de Madame Cantili » (déjà publié dans la Gazette d’hier et d’aujourd’hui du 15 janvier 1921 ;

10 mai     Parution, dans Les Nouvelles littéraires, de « Notes et Souvenirs sur Remy de Gourmont » ;

5 juin       Anne est « Partie ce soir, train 9 heures », seule à Pornic ;

2 août      Chronique dans les NL parue en deux feuilletons (2 et 9 août) et affaire Hermant et Boulenger ;

19 août    Retour de quelques jours à Pornic ;

Fin août   et début septembre : rumeurs sur la candidature de PL comme membre de l’académie Goncourt ;

5 sept.     Mort d’Henri Louis Cayssac, 24, rue Dauphine, Anne étant à Pornic ;

25 sept    Séjour d’une semaine à Pornic. Retour certain le samedi 4 octobre avec Anne ;

Fin oct.    Rencontre de A…, « jeune catin de 23 ans, l’air candide… » ;

25 oct.     au 10 novembre, longues pages assez pénibles sur les rapports avec Anne Cayssac.

1925

Janvier    et février, grosse crise avec Anne jusqu’au 16 mars, qui n’est que le prolongement de la crise précédente et vaut au lecteur de nombreuses longues pages bien pénibles ;

1er févr.    Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

7 févr.      Parution d’une chronique dans les NL ;

                Parution de Villégiature, de Maurice Boissard, aux Éditions de la Belle Page, comprenant cinq bois gravés de Constant Le Breton ;

11 févr.    À propos d’Anne Cayssac : « grand soulagement […] de voir cette affaire terminée » « aucun raccommodement n’est possible » ;

2 mars     Début de réconciliation avec Anne ;

25 mars   Envoi aux poètes d’une lettre leur annonçant l’édition en trois volumes des Poètes d’aujourd’hui ;

1er avril    Parution dans le Mercure d’un « articulet » de Jean de Gourmont qui publie un sextain de Fagus honorant Maurice Boissard ;

25 avril    Nouvelle fâcherie avec Anne Cayssac et griffures au visage de Paul ;

1er mai     Parution dans les « Échos » du Mercure d’une lettre de Fagus, admirative envers Maurice Boissard ;

2 mai       Parution, dans les NL de la première partie des « Souvenirs d’enfance » du Petit Ami (début du chapitre trois) ;

16 mai     2e partie, où seront supprimées des lignes antireligieuses à la demande de MMG ;

30 mai     3e partie ;

27 juin     1re chronique Fagus ;

2 juillet    Comportement malheureux de Rachilde au banquet Saint-Pol-Roux à la Closerie des Lilas ;

4 juillet    2e Chronique Fagus ;

16 juillet  2e rencontre d’Aragon à l’imprimerie des NL.

25 juil.     4e partie des « Souvenirs d’enfance » ;

29 juil.     au 6 août : très agréable séjour à Pornic ;

Aout         Parution, dans la collection La Centaine, de Bernard, de Madame Cantili, de Mots, Propos et Anecdotes, grossi d’une Gazette d’hier et d’aujourd’hui ;

28 oct.     Il m’est venu il y a quelque temps l’idée de rassembler tout ce que j’ai noté dans mon Journal sur mes relations avec Gourmont ;

mi-déc.    Parution, à la Cité des livres, de la lettre L pour Léautaud de L’Alphabet des lettres, collection de 26 volumes, celui de PL étant consacré à des chroniques. Voir JL au 12 juillet ;

28 déc.     « J’ai porté tantôt à 5 heures le choix de mes Chroniques dramatiques à la Nouvelle Revue française pour l’impression du volume. »

30 déc.     La propriétaire de la maison de Fontenay donne son congé à PL pour le 1er juillet 1926.

1926

Janvier    Les Nouvelles littéraires ne publient plus rien de Maurice Boissard ;

16 Janv.   Parution dans les NL d’une annonce immobilière au profit de Maurice Boissard ;

Février et mars : démarches pour se faire nommer juge de paix en province ;

26 mars   Longue discussion dans le bureau du Mercure avec Maurice Martin du Gard et rupture ;

20 avril    À court d’argent, PL cherche à vendre trois livres de Valéry vraisemblablement dédicacés ;

21 avril    Visite chez Champion. Longue conversation avec le libraire Cueille et Madeleine de Harting à propos de Valéry ;

24 avril    Parution de « Maurice Boissard rencontré », article de Gaston Le Révérend dans Les Nouvelles littéraires ;

23 mai     (dimanche), séjour à Pornic vraisemblablement jusqu’au dimanche suivant, 30 mai.

1er juillet  Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

12 Juillet Séjour à Pornic jusqu’au 22 juillet ;

25 juillet  Visite, à Fontenay de la maison de PL par Maurice Garçon, préalable à la visite d’un expert. Nombreux articles dans les journaux à propos du procès intenté par Madame Sommet, propriétaire de la maison ;

18 août    au 21 août, séjour « inattendu » à Pornic. « Arrivé mercredi matin. Reparti hier dimanche matin » ;

15 oct.     (vendredi) Aller-retour à Pornic pour raccompagner Anne (retour le jeudi 21) ;

31 oct.     « Maurice Boissard » reçoit un prix de la S.P.A. ;

20 nov.    Parution (mise en vente) du premier volume de chroniques dramatiques ;

24 déc.     Rencontre de Gide à la N.R.F. et conversation à propos de Si le grain ne meurt. L’article de Souday dans Le Temps du 23. Conversations à ce propos, les jours suivants, avec Vallette, Dumur et Billy.

1927

07 janv.   Mort d’Adolphe van Bever (AVB) ;

15 janv.   Parution, dans le Mercure, d’une « Gazette d’hier et d’aujourd’hui », nécrologie d’AVB. (Ce texte sera repris dans Passe-temps) ;

02 févr.    « Été ce soir au Cinéma du Vieux-Colombier. La ruée vers l’or. Vu pour la première fois Charlot ;

15 mars   Parution dans Vient de paraître d’un autre texte de souvenirs sur AVB ;

Début mai    Parution dans la collection Les Amis d’Édouard des deux textes de souvenir sur AVB ;

26 mai     Séjour à Pornic jusqu’au six juin. Envoi au Phare de la Loire d’un article sur une revue (spectacle) de Paul Peltier, représentée à Pornic qui paraîtra le 7 juin ;

1er juil.     Parution, dans le Mercure du 1er juillet de la « Gazette » sur Apollinaire ;

25 juil.     Séjour à Pornic jusqu’au 1er août ;

5 août      Conversation avec Valéry, largement retranscrite ;

11 sept.   Nouvelle conversation avec Valéry ;

15 sept.   Parution de la « Gazette religion » qui occasionnera des désabonnements, et des problèmes à PL, crise qui durera jusqu’à la fin de l’année ;

20 sept.   « Dimanche [18 septembre], travaillé toute la journée à me mettre en règle pour les Poètes

[d’aujourd’hui]

. J’ai fini. L’imprimerie peut se mettre au travail. » ;

29 sept.   Séjour à Pornic, jusqu’au 5 octobre ;

8 oct.       Lecture du Journal de Jules Renard et abondants commentaires ;

15 oct.     « Gazette d’hier et d’aujourd’hui » : Littérature-Publicité. — Vieux Paris. — Ménagerie intime. — Simili-Charlot. — Mots, Propos et Anecdotes ;

6 nov.      « Je me suis mis à écrire en dix minutes une “Gazette d’hier et d’aujourd’hui” sur le ton bien-pensant, d’une assez bonne ironie. » (Le « Dialogue » publié dans la NRF du 1er décembre 1928) ;

16 nov.    Annonce de La Vie de Paul Léautaud, par André Rouveyre dans la collection de Francis Carco La vie de Bohème, chez Grasset. Ce volume ne paraîtra pas ;

Fin 1928  PL reçoit plusieurs offres de publication de son Journal ;

1928

12 janv.   Parution, dans Le Crapouillot, en même temps que l’article d’André Rouveyre « Mauvaises nouvelles littéraires », du « Crash Valéry » par Jean Galtier-Boissière, d’un « Mots, propos et anecdotes » de PL « la Gazette refusée par Vallette et qui va paraître dans la collection de Bernard » ;

12 janv.   « Ce matin, visite de Marcel Lebarbier, Je lui ai remis la matière du nouveau petit volume qu’il m’a demandé pour sa collection : La belle page. Toutes mes Gazettes du Mercure depuis le volume de La Centaine, plus quelques morceaux tirés de mes feuilletons des Nouvelles » (littéraires). Ce volume paraîtra sous le titre Mélange.

24 janv.   « Je complète en ce moment une de mes Gazettes (mes souvenirs de clerc d’avoué) pour le petit volume que me fait Marcel Lebarbier. » ;

Janvier    Parution, dans la collection La Centaine, du Petit supplément à une Gazette scandaleuse (celle du 15 septembre 1927) ;

19 fév.      Mort de Jean de Gourmont ;

Mars        Jocelyn Pène-Siefert loge chez Anne Cayssac ;

24 mai     Séjour à Pornic jusqu’au 4 juin ;

09 juin     Début des démarches de PL afin d’obtenir la promotion d’Alfred Vallette dans l’ordre de la légion d’honneur ;

15 juin     Conversation avec Vallette à propos du désir de « publier un volume, avec tout ce que j’ai publié en volumes de luxe » ;

15 juin     Visite d’André Malraux ;

10 juill.    Dîner à la Vallée-aux-loups chez Henry Le Savoureux ;

15 juill.    Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

27 juill.    Départ impromptu pour Pornic et retour le deux août ;

1er sept.   Parution, dans le Mercure, page 415, de la critique de Mélange, par Gabriel Brunet ;

2 sept.     « J’ai enfin terminé tantôt la mise en ordre des matières de mon volume du Mercure » (futur Passe-Temps) ;

28 sept.   Départ à Pornic et retour le jeudi 4 octobre ;

1er déc.    Parution d’un « Dialogue » dans la NRF, rédigé le 1er novembre ;

1929

3 janv.     « Le bon à tirer de Passe-Temps a été envoyé aujourd’hui à l’imprimerie. » ;

4 févr.      Invitation à diner chez Vollard de la part de Marie Dormoy ;

18 janv.   Déménagement d’Anne Cayssac (un autre appartement à la même adresse) ;

8 févr.      Arrivée au Mercure des volumes de Passe-temps. La mise en vente aura lieu le 12 ;
PL écrit à Marie Dormoy afin de lui demander son adresse afin de lui envoyer Passe-Temps ;

25 févr.    Une traduction anglaise de Passe-Temps est envisagée (mais ne se fera pas) ;

1er mars   et semaines suivantes, parution de nombreux articles dans la presse à propos de la parution de Passe-Temps. Signalons les articles de Benjamin Crémieux dans Les Annales du 1er mars, de Paul Lombard dans L’Homme Libre du 7 mars, de Paul Chaponnière dans le Journal de Genève du 9 mars, de Paul Souday dans Candide du 14 mars, d’Edmond Jaloux dans Les Nouvelles littéraires du 16 mars, d’André Billy dans L’Œuvre du 19 mars, de Georges Le Cardonnel dans Le Journal du 21 mars, de Gilbert Dardoise (Tristan Derême) dans L’Action française du 29 mars, de Pierre Bosc dans Les Nouvelles littéraires du 6 avril, de Gabriel Brunet dans le Mercure du 1er mai, d’Henri Béraud dans Gringoire du 24 mai 1929… ;

7 mars     Appréciation peu flatteuse de la lettre de Marie Dormoy qui le remercie pour l’envoi de Passe-Temps ;

8 avril      Parution, dans L’Intransigeant, d’une note des Treize indiquant qu’un « écrivain célèbre » (Claudel, non cité), quitte la NRF ;

10 Avril    Visite de Jean Paulhan qui apprend à PL que Claudel quitte la NRF à cause du Dialogue de Léautaud paru dans le numéro de décembre ;

21 avril    « J’ai trouvé un lot de 37 lettres […] Elles vont de 1902 à 1918. J’ai même envie de les proposer à l’éditeur Mornay » ;

16 mai     « La pensée m’est venue, ce soir […], de l’adoption d’un enfant, de préférence une fille, je pense. » ;

18 mai     Article de Rachilde : « Portraits d’hommes : Paul Léautaud, l’insociable », paru dans Les Nouvelles littéraires, puis en volume chez Mornay en 1929 puis au Mercure l’année suivante ;

9 juin       Fête des Rosati à Fontenay. Rencontre du comédien Georges Baillet ;

10 juin     Visite de deux jeunes anarchistes ;

15 juin     Parution, dans Les Nouvelles littéraires, de « Paul Léautaud par lui-même, Fragments d’un journal intime » par Yves Gandon ;

27 juin     « J’ai reçu ce matin les épreuves de mes Lettres, publication dans la revue belge Variétés et ensuite en volume de luxe chez Mornay » ;

7 Juil.      Deux portraits, par le peintre Émile Bernard, récit détaillé de la journée ;

14 juil.     jusque peut-être au 22, séjour à Pornic, non indiqué dans le JL ;

Déb. août Deuxième séjour à Pornic (casino) ;

18 août    Retour d’un troisième séjour à Pornic, peut-être depuis le 9 août ;

28 sept.   Séjour à Pornic jusqu’au 6 octobre ;

5 nov.      « Tantôt visite de Marie Dormoy. J’apprends la mort de Doucet, le collectionneur (ancien couturier) la semaine dernière… »

13 nov.    « Je suis enfin débarrassé des Poètes d’aujourd’hui. J’ai écrit ce soir la notice Vielé-Griffin, la dernière qui me restait à écrire. Débarrassé ! Quel soulagement. » ;

18 nov.    Rencontre d’Aida Pétrarian ;

1er déc.    « Déjeuné à la Vallée-aux-Loups, chez le Docteur le Savoureux. » ;

23 déc.     Diagnostic par Jean Saltas, d’une affection « dans le domaine de l’angine de poitrine » ;

28 déc.     Arrivée sur le bureau de Léautaud d’un exemplaire du volume de Lettres, chez Mornay.

1930

7 janv.     Rachilde arrête ses mardis ;

23 janv.   Diner chez Henri le Savoureux en compagnie de Julien Benda, Maxime Leroy et Robert Debré et récit de la conversation ;

Févr.        (Tout début du mois) : parution des Poètes d’aujourd’hui en trois volumes ;

3 févr.      « J’ai écrit hier dimanche une Gazette que je voulais achever et mettre au net ce soir. Pas moyen. » ;

25 févr.    Début du dénigrement de Jacques Bernard : « Cette brute vaniteuse de Bernard… », à propos du licenciement de Redonnel ;

4 mars     Feu de cheminée à Fontenay. Peu de dégâts ;

1er mai     Parution de l’article de John Charpentier « “Figures”, Paul Léautaud », dans le Mercure du 1er mai ;

12 mai     Départ d’Anne Cayssac pour Pornic ;

26 mai     Dans le cadre d’une manifestation contre une corrida à Melun, PL rédige un nouveau testament, avant de revenir dessus le 27 ;

29 mai     PL participe à la manifestation à Melun contre la corrida ;

20 juin     Nouvelle lettre de rupture définitive avec Anne Cayssac, rentrée à paris à l’improviste ;

20 juin     au 4 juillet, voyage en Bretagne avec Anne Cayssac malgré la lettre de rupture. Voir au 5 juillet. Voir aussi la lettre du 16 juillet : « Retour à Saint-Malo, nous avons bien fait 2 promenades, une avant le dîner, une après ? »

05 juil.     Lettre au Dr le Savoureux : « Je rentre ce matin samedi d’une absence de deux semaines » ;

05 août    (Lettre à Anne) : « J’ai trouvé un très joli chapeau, chez Cook » ;

06 août    « Dîner Vallée-aux-Loups. Abbé Mugnier. » ;

22 août    Voyage à Pornic, peut-être du vendredi soir au lundi matin ;

10 sept    « Départ, volontaire, de ma bonne Marie Guyon […] Remplacée, tout à fait à la suite d’un hasard, par Mlle Minck, la fille de Paule Minck »

24 sept.   Déjeuner chez Duhamel à Valmondois ;

30 oct.     « Chalvet et Enlard (Enlart ?) veulent faire pour moi, me dit-il, ce qu’on a fait pour Valéry, m’assurer ma liberté, mon loisir. »
Léautaud gagne 825 francs par mois au Mercure ;

17 nov.    Accord avec le libraire Télin pour la publication en édition de luxe du Petit Ami, suivi d’In Memoriam, dont presque rien n’est encore écrit. L’affaire ne se fera pas ;

24 nov.    PL décline une invitation à dîner d’Henry le Savoureux ;

1931

Janvier    Article de quatre pages sur PL dans la revue Nosotros, de Buenos Ayres : « Paul Léautaud, maestro de la juventud (maître de la jeunesse) » ;

18 janv.   « Déjeuner aujourd’hui à la Vallée-aux-Loups, chez le Docteur le Savoureux. »

Mars        Parution d’un article sur PL, par René-Louis Doyon dans les Livrets du Mandarin ;

14 mars   « Le numéro du Crapouillot contenant le petit interrogatoire que m’a fait subir Galtier-Boissière est arrivé ce matin. Je n’ai pas dit un mot de tout ce qu’il me fait dire, et il ne reproduit pas un mot de ce que je lui ai dit. Il a de la chance d’être Galtier-Boissière. » ;

22 mars   « Déjeuné chez Jean Paulhan, à Robinson » ;

23 mars   Rédaction des « Mots, propos et anecdotes » qui paraitront dans la NRF de juillet.

9 mai       Conversation avec J.-H. Rosny aîné à l’occasion d’une réception à la NRF ;

21 mai     Opération de Louis Dumur (cancer à la gorge). Longues conversations à ce propos au Mercure ;

1er juin     Dans l’éventualité de l’indisponibilité de Dumur, Jacques Bernard est approché par Stanislas Kahan, propriétaire des Éditions du Trianon afin d’acheter le Mercure pour la somme de quatre millions de francs. Lire le récit de Bernard le 2 juin ;

02 juin     PL est invité à passer par Fernande Olivier un moment chez elle le 13 juin, ce qui entraine chez lui une dizaine de jours de fantasmes adolescents quotidiens et assez ridicules ;

11 juin     PL a une dette de 5 000 francs au mercure. Il écrit une lettre à Anne Cayssac lui réclamant 800 francs d’urgence sur ce qu’elle lui doit ;

13 juin     Première visite chez Fernande Olivier. Passé le premier enthousiasme, PL se lassera vite ;

23 juin     Démarche chez Delamain et Boutelleau (Jacques Chardonne) leur proposant une publication des souvenirs de Fernande Olivier : Picasso et ses amis ;

25 juin     Repas à la Vallée-aux loups non notée dans le Journal (témoignage de l’abbé Mugnier) ;

1er juil.     Parution d’un « Mots, propos et anecdotes » assez violent dans le numéro 214 de la NRF ;

15 juil.     Parution, en ouverture de la revue Arts et métiers graphiques d’un « Propos » énervé et hors-sujet ;

19 juil.     (Dimanche), journée à la Vallée-aux-Loups avec Auriant, Benda et Dumur ;

6 août      « Le numéro de la revue Arts graphiques, contenant mes deux propos : “Directeur de Journal” et “Napoléon”, a paru à la fin de la semaine dernière. » ;

6 août      Texte de Gérard Bauër dans L’Écho de Paris, fort critique à propos du « Propos » de PL sur Napoléon ;

9 août      au 23 août, séjour à Pornic ;

4 sept.     Renvoi de Mlle Mink ;

10 oct.     Georges Charensol dans Les Nouvelles littéraires : « Comment écrivez-vous : Paul Léautaud » ;

12 oct.     « J’ai une bonne depuis le 8, une grand-mère nantie de sa petite-fille, une gamine odieuse de 9 ans. » cette bonne durera treize jours ;

14 oct.     Il reste 1 388 exemplaires de Passe-Temps en stock ;

1er nov.    Pierre Lièvre prend la rubrique « Théâtre » du Mercure, en remplacement d’André Rouveyre ;

25 nov.    Parution d’un portrait de PL dans l’européen, par Francis de Miomandre.

1932

02 févr.    « À midi, visite de Vollard, accompagné de Marie Dormoy. » ;

15 févr.    « J’ai enfin écrit ma préface [Fernande] Olivier hier dimanche soir, de 8 heures à minuit, après m’en être encore tourmenté toute la journée. Quel soulagement, depuis quatre mois au moins qu’on l’attend et qu’on me la réclame. […] Le volume est imprimé, corrigé, les gravures tirées. On n’attend plus que moi pour en terminer. » ;

07 mars   PL, très affecté de la mort d’Aristide Briand, l’évoquera plusieurs jours durant ;

14 mars   Toujours dans le même esprit, PL s’épanche longuement sur quelques anecdotes personnelles du temps de la première Guerre mondiale ;

19 mars   « Déjeuner à la Vallée-aux-Loups, chez le docteur le Savoureux. » ;

19 avril    Accord avec Vallette pour la rédaction d’un traité de publication du Journal par le Mercure en cas de décès de celui-ci ;

06 juin     « Ce matin, lettre de Marie Dormoy, invitation à déjeuner pour après-demain mercredi. » Il s’agit de la toute première approche dans le but d’acheter le Journal ;

16 juin     Premiers « propos galants » de PL vers Marie Dormoy ;

25 juin     Visite mémorable des « Doucettes » à Fontenay afin de voir le manuscrit du Journal ;

07 sept    Je me suis enfin décidé ce matin à remettre à Vallette le projet de traité qu’il m’avait chargé de rédiger pour la publication de mon Journal ;

20 sept.   Suite au mauvais état de santé de Dumur, Vallette « a demandé à Duhamel s’il voulait être administrateur du Mercure (en remplacement de Dumur). Duhamel a accepté. Il n’y aura plus qu’à régulariser, le jour venu ;

1er oct.     Au deux octobre, aller-retour à Pornic ;

10 oct.     Rencontre d’Albert Thibaudet chez Stock ;

12 oct.     et jours suivants, visites à André Castagnou interné à Sainte-Anne ;

18 oct.     « Enfin, je me suis décidé tantôt à mettre sur timbre mon traité pour l’édition de mon Journal. J’ai monté les deux exemplaires à Vallette. Il en a relu un. Il a signé les deux. Je les ai signés à mon tour. Je lui ai remis son exemplaire et j’ai emporté le mien. Il est dans mon tiroir. » ;

1933

13 janv.   ¨Premier baiser de Marie Dormoy. PL décline son invitation à dîner, puis l’accepte et fini par écrire qu’il ne sera pas disponible ;

1934

20 déc.     Parution d’Amour « Aphorismes » dans une édition confidentielle tirée à 175 exemplaires par Marie Dormoy aux éditions Spirale ;

1935

28 sept.   Mort d’Alfred Vallette

1936

11 sept.   Accident de moto de Jacques Bernard occasionnant une « fracture à la base du crâne ». Cette chute de moto vaudra à Jacques Bernard d’être considéré comme irresponsable de ses actes pendant l’occupation et lui vaudra la clémence du tribunal ;

1937

23 déc.     Mort d’Hugues Oltramare.

1938

1939

1944

15 mai     Vente de documents à la Bibliothèque Doucet. On peut consulter sur le site de la bibliothèque Doucet (http://bljd.sorbonne.fr/) un lot de six lettres de Geneviève Mallarmé-Bonniot adressées à Paul Léautaud dont la modalité d’entrée est indiquée « Achat à Paul Léautaud, 15 mai 1944 ». D’autres documents ont peut-être été vendus à cette même occasion.

9 sept.     Réunion, au Cercle de la Libraire, boulevard Saint-Germain, du Comité du Syndicat des Éditeurs, décidant l’exclusion de Jacques Bernard (et d’autres éditeurs), « en raison de leur attitude professionnelle pendant l’Occupation » ;

16 sept.   Les Lettres Françaises publie la liste des écrivains « mis à l’écart » pour leur attitude durant l’Occupation, dont Jacques Bernard ;

11 oct.     L’Humanité annonce l’arrestation de Jacques Bernard, « l’éditeur nazi du Mercure de France », malgré la protection de Georges Duhamel. L’information sera démentie ;

28 oct.     Marcel Roland succède à Jacques Bernard comme administrateur provisoire du Mercure de France ;

1945

16 févr.    Jacques Bernard est interrogé et inculpé d’intelligence avec l’ennemi, mais laissé en liberté ;

24 mars   Jacques Bernard est à nouveau interrogé et arrêté ;

16 juin     Procès de jacques Bernard ;

20 juillet  Mort de Valéry.

1950

15 avril    Mort d’Anne Cayssac.

1951

19 février Mort de Gide.

1953

23 avril    Mort de Rachilde, âgée de 93 ans.

1956

Parution d’« Œuvres de Paul Léautaud » : Le Petit Ami précédé d’Essais et suivi de In Memoriam et Amours, Paris, Mercure de France, 1956, 273 p.

22 février Mort de Paul Léautaud à Chatenay-Malabry.

06 juin     Parution de Lettres à ma mère au Mercure de France

1957

Mai          Numéro du Mercure de France consacré à Léautaud :

1961

23 mai     Mort de Maurice.

1963

Octobre    Mort de Georgette Crozier

1972

                Exposition à la BNF (site Arsenal) ;

1974

                Mort de Marie Dormoy


[1]     La littérature léautaldienne dans son ensemble ne marque pas ce e final. Les actes officiels indiquent ce e, qui sera indiqué ici.

[2]     Beauvalet avec un seul l. Il y a eu un Beauvallet (ll), également comédien au Théâtre français mais il n’est pas du tout impossible qu’il s’agisse de la même personne au nom orthographié différemment. En fait ils étaient deux. Le père, Pierre-François (1801-1873) et le fils Léon (1828-1885) comédien également. De l’un comme de l’autre nous trouvons beaucoup de traces sur Internet et tous deux étaient en âge d’être le parrain de Paul même si nous avons une tendance personnelle à préférer le fils au père, mort l’année suivante. PL est lui-même incertain de l’identité de ce parrain et écrira à Blanche Boissart le 15 octobre 1908 pour lui demander des précisions. Voir la lettre reproduite à cette date. Blanche Boissart répondra le 19 octobre qu’elle n’en a aucun souvenir (lettre non reproduite). Dans Vie secrète de Paul Léautaud, Flammarion 1972, Marie Dormoy écrit Beauvallet, ce qui ne prouve rien. Dans sa chronique du Temps du 4 mars 1897 à l’occasion du départ à la retraite de Firmin, Jules Claretie a écrit : « Et sa bonne voix, timbrée d’un accent d’Arverne, sortait de la boite du souffleur, pendant les répétitions, pour donner telle indication utile, évoquer les mouvements de Samson, de Provost, de Monrose, de Beauvallet, ses maîtres, ses amis ! »

[3]     Blanche Boissart, dite Bianca, actrice à la Comédie-Française. Quand Léautaud prit le nom de Boissard pour signer certains textes puis ses critiques dramatiques à partir d’octobre 1907 il mit par ignorance un d final au lieu d’un t, d’où « Boissard. »

[4]     Henri-Polydore Maubant (1821-1902) titulaire de 45 années de carrière à la Comédie-Française où il est entré en 1842.

[5]     D’autres sources indiquent que c’est Firmin qui a renvoyé Marie qui lui avait fait des reproches quant à sa conduite devant son fils.

[6]     Joseph Reinach (1856-1921), Avocat, journaliste et homme politique dreyfusard, député des Basses-Alpes.

[7]     Quotidien fondé par Léon Gambetta en 1871.

[8]     Voir Passe-temps. Cette revue n’aura qu’un seul numéro, distribué dans les kiosques par PL et AVB. Il n’est pas sûr que PL ait écrit un texte dans ce numéro.