Chronologie

Si Léautaud a passé sa vie à la raconter, les dates des premières années sont incertaines. Elles viennent en grande partie des souvenirs, parfois contradictoires, de Marie Dormoy transcrivant les souvenirs de conversations. Quelques informations proviennent aussi des souvenirs de Léautaud lors de ses Entretiens avec Robert Mallet en 1951. Si les souvenirs sont surs, les dates sont incertaines. Ce n’est qu’à partir des premières années du Journal que les dates deviennent certaines.

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1814

                Naissance de Joséphine Pezé, dite « Marie », à Dernoncourt (Somme).

1834

10 juillet  Naissance de Firmin (Firment) Léautaud à Fours, dans les Basses-Alpes (Alpes de Haute-Provence), fils de Laurent Léautaud (1806-1862) et de Thérèse Bellon (vers 1810-1845), qui se sont mariés le 4 septembre 1833. Firmin a au moins un frère, Constantin et une sœur (lettre à Maurice, 21 août 1912).

1839

Déc.         Naissance de Fanny Forestier (1839-1901).

1841

7 sept.     Naissance de Félicité Célina Boissart (Bianca) (1841-1912).

1849

3 juin       Naissance d’Henri Louis Cayssac à Saint-Céré.

1851

31 mai     Naissance d’Hugues Oltramare, futur époux de Jeanne Forestier, mère de Paul.

16 août    Naissance de Jeanne Forestier, future mère de Paul. Jeanne est la fille de Jean-Michel Forestier (1812-1867), flûtiste solo au Théâtre-Italien, chef de musique de la Garde nationale de Paris, et d’Agathe Adélaïde Antoinette Pessonneaux (née en 1919), qui se sont mariés le 21 février 1839 à Paris et auront cinq enfants.

1854

                Arrivée de Firmin à Paris. Il est apprenti chez un oncle bijoutier, faubourg Montmartre, à l’enseigne de la Maison rouge.

1856

                À la mort de l’oncle, Firmin hérite.

                Firmin se présente au Conservatoire où il est admis, dans la classe de Régnier.

1858

                Firmin obtient un premier accessit de comédie ;

31 juil.     Naissance d’Alfred Vallette (1856-1935).

1859

                Firmin obtient un deuxième prix de comédie et un accessit de tragédie. Il quitte le Conservatoire pour jouer dans plusieurs théâtres, dont l’Odéon et les « Matinées Ballante » ;

1860

11 févr.    Naissance de Rachilde (1860-1953).

1863

8 août      Naissance de Louise Viale[1], future unique épouse de Firmin.

1864

                Firmin rencontre Fanny Forestier. Ils s’installent en ménage.

1866

                Naissance d’Hélène, fille de Fanny et Firmin. Elle mourra de la fièvre typhoïde en 1882, vers l’âge de seize ans.

1868

                Jeanne remplace sa sœur Fanny dans la maison Léautaud ;

11 juil.     Naissance de Marie Galier, future Anne Cayssac, à Épinac, en Saône-et-Loire.

1869

09 sept.   Début de Firmin à l’Odéon.

1870

                Naissance d’un premier enfant de Jeanne et Firmin, qui meurt en bas âge.

1871

25 déc.     Naissance d’Adolphe van Bever.

1872

18 janv.   Naissance de Paul Firmin Valentin Léautaud chez son père, 37, rue Molière, fils de Firmin Léautaud et de Jeanne Forestier, comédienne ;

21 janv.   Paul est confié à une nourrice. Jeanne se désintéresse de Paul et part huit jours après sa naissance. Dans ses entretiens avec Robert Mallet, Léautaud dira « Je l’ai peut-être vue en tout huit jours dans ma vie ». Il sera élevé chez une nourrice pendant 18 mois, puis chez une autre, chaussée du Maine ;

11 Mars   Paul est baptisé à l’église Saint-Roch. Son parrain est le comédien Beauvalet[2]. Sa marraine est Félicité Célina Boissart[3]. Jeanne Forestier n’est pas présente ;

1874

                Arrivée de Paul à deux ans chez son père, 13, puis 21, rue des Martyrs. Firmin engage une bonne, Marie Pezé, pour s’occuper de Paul jusqu’à ses douze ans. Il vivra surtout chez elle, 14, rue Clauzel, jusqu’à leur déménagement à Courbevoie ;

1875

                Placement de Paul à l’« école enfantine » rue Milton (peut-être d’obédience protestante) ;

                Firmin Léautaud devient souffleur à la Comédie-Française grâce à l’intervention de son ami le comédien Maubant[4].

1876

                Premières visites du très jeune Paul à la Comédie-Française. Vision de la comédienne Mademoiselle Croisette[5] ;

8 nov.      Naissance de Georgette Crozier.

1879

                Scolarité de Paul à l’école communale de la rue Rodier.

1880

                Paul passe avec Jeanne l’unique journée entière qu’ils vivront ensemble à Paris (Jardin d’acclimatation, Michel Strogoff, Les Folies Bergère) ;

                Jeanne rencontre un médecin Genevois, Hugues Oltramare (1851-1937), qui sera une sommité médicale genevoise.

1882

                Mort d’Hélène, âgée de 16 ans ;

                Vers cette époque, Firmin, à 48 ans, a pour maîtresse Louise Viale « une petite catin de la rue des Martyrs » née en 1863, qu’il épousera en 1893 ;

                À l’arrivée de Louise Viale, Marie Pezé refuse de continuer de travailler pour Firmin[6] ;

Avril :       Déménagement de la rue des Martyrs pour « la campagne », 3, avenue de la République à Courbevoie ;

1er mai :   Intégration de l’école communale de Courbevoie. Rencontre d’Adolphe van Bever et de Léon Marié.

1884

                Rachilde publie Monsieur Vénus à Bruxelles ;

                Déménagement de la famille Léautaud pour un « pavillon » au 44, rue de l’Ouest à Courbevoie ;

3 mars     Naissance de Camille Yvonne Lafleurdespois, future épouse de Maurice Léautaud ;

26 nov.    Naissance de Maurice Léautaud, fils de Louise Viale et de Firmin ;

                Paul arrive premier au concours de récitation organisé entre les vingt-deux écoles communales du canton de Neuilly.

1885

5 nov.      Naissance de Jacques Oltramare, premier fils d’Hugues et de Jeanne Forestier.

1886

03 nov.    Naissance de Marie Dormoy ;

31 déc.     Paul passe son certificat d’études et quitte l’école.

1887

                Tout premier emploi (une seule journée) à la Compagnie des Indes, 27, rue du 4-Septembre ;

Juillet      Paul travaille (depuis quand ?) chez J. Picot, propriétaire de la lessive Phénix, 41, rue de l’Échiquier à Paris. Il gagne 25 francs par mois qu’il remet intégralement à son père. Celui-ci lui donne 50 centimes par jour pour son déjeuner ;

02 août    Mort de Marie Pezé (voir au 19 février 1904).

1888

                Démission de l’emploi à la Lessive Phénix pour la Compagnie des Eaux de Pougues, puis, à l’automne, à la compagnie d’assurances « La Nation », 1, rue d’Amboise, dans le haut de la rue Richelieu.

1889

                « La Nation » (La Nacion ?) ayant fait faillite, Paul devient employé dans un journal local de Courbevoie (peut-être grâce à van Bever) puis chez « une espèce de chevalier d’industrie » 11, rue de la Grange-Batelière ;

                Début de la liaison avec Jeanne Marié, sœur de Léon.

                Adolphe van Bever organise, dans les mairies et les écoles de Courbevoie et alentours, des conférences littéraires, au cours desquelles Paul Léautaud récite des vers.

Octobre    Arrivée au journal de Joseph Reinach[7] et de Jules Ferry La République Française[8], 49, chaussée d’Antin.

1890

                Naissance d’Aline Oltramare, seconde fille d’Hugues et de Jeanne Forestier ;

                Paul loue quelques jours une chambre à l’hôtel de la Lozère, 45, rue Monsieur-le-Prince avant de retourner chez son père.

                Visite de Paul chez Mounet-Sully qui lui conseille plutôt la littérature ;

                Jeanne Marié s’installe 13, Faubourg Saint-Jacques avec Paul.

1891

                Paul s’installe « dans une mansarde », 14, rue Monsieur-le-Prince, pas très loin de l’hôtel de Lozère ;

                Adolphe van Bever, chassé par son père, vient s’installer chez Paul ;

                Grâce à van Bever, parution du premier article de PL, « Les Bleus », dans Le Parti ouvrier, sous la signature de Paul Forestier ;

                Paul entre au Siècle, pour y rédiger des bandes (adresses d’abonnés), mais se fait renvoyer ;

Fin juil.    Sans argent, Paul retourne vivre quelques temps chez Jeanne Marié (qui se fait entretenir par Paul Fugère), 7, rue des Feuillantines ;

                Paul retourne vivre chez son père à Courbevoie. Firmin ne sachant que faire de lui l’incite à s’engager dans l’armée ;

20 oct.     Paul s’engage pour trois ans dans les Chasseurs à pied, dans la caserne de Courbevoie. Il n’est pas malheureux et s’entend bien avec sa hiérarchie. Il voit Jeanne tous les dimanches :

Noël         Consigné, Paul tente de suicider avec son fusil, ce qui lui vaut une longue permission pour le jour de l’an.

1892

Février     Paul passe trois mois au Val-de-Grâce pour troubles cardiaques ;

14 mai     Paul est réformé pour mauvaise vue et retourne vivre chez son père ;

7 juin       Lettre de Jeanne Marié qui annonce son départ pour la campagne. Il devient impossible de la rencontrer à cause de son futur mari, Paul Fugère (voir le Journal au 10 mars 1906) ;

Octobre    Grâce à son père Paul entre comme « tribun » à la ganterie Berr, appartenant à l’oncle de Georges Berr, de la Comédie-Française ;

                Avec Van Bever, Léautaud fonde la revue Les Indépendants[9] (quatre pages, un seul numéro) ;

8 nov.      Au Chat noir Paul récite un poème : Les Baisers, dont il est peut-être l’auteur. L’expérience de sera pas renouvelée.

1893

Mai          Paul s’installe dans une pension de famille de la rue Amyot ;

                Création, avec Adolphe van Bever de la revue L’Indépendance littéraire (voir le catalogue de l’exposition de 1972 à l’Arsenal, page 45) ;

5 juillet    jusqu’au 5 août 1894, parution d’une série de douze courts poèmes dans l’hebdomadaire du dimanche Le Courrier français.

1894

                Adolphe van Bever est secrétaire au Théâtre de l’Œuvre. Paul assiste aux représentations organisées par Lugné-Poe et fréquente les cafés littéraires ;

                Paul s’installe à l’hôtel de Savoie, 7, rue de Savoie ;

24 août    Voit Verlaine à la terrasse d’un café à l’angle de la rue Soufflot et lui fait porter des fleurs ;

Octobre    Paul découvre Stendhal, lit La Chartreuse de Parme et Le Rouge et le noir.

1895

1er mars   Se faisant passer pour étudiant en droit, PL devient 3e clerc d’avoué, dans l’étude de Me Barberon, 17, quai Voltaire. Il y restera jusqu’en avril 1902 ;

Avril         Grâce à van Bever, sur une recommandation de Lugné-Poe, PL porte des vers au Mercure. Première rencontre avec Alfred Vallette ;

16 mai     Mariage de Jeanne Forestier avec Hugues Oltramare ;

3 juillet    Firmin épouse Louise Viale, mère de Maurice ;

Sept.        Parution de sa première Élégie dans le Mercure.

                Paul s’installe dans une mansarde, 11, rue de Condé 

1896

20 févr.    Marie Galier épouse Henry-Louis Cayssac ;

Juin         Parution du premier Essai de sentimentalisme dans le Mercure ;

                Firmin épouse Louise Viale ;

                Rencontre de Georgette Crozier ;

23 Sept.   Visite chez Durand-Ruel des six panneaux de Puvis de Chavannes avant leur départ pour Boston.

1897

3 janv.     Léautaud apprend que son deuxième Essai est accepté au Mercure.

15 janv.   « Bout de l’an » de Verlaine et déjeuner chez Jouanne, avenue de Clichy, avec Mallarmé, Quillard, Dierx, Rodenbach, Rachilde, Fanny, Léon Deschamps, Vallette, Valéry, Fort, Tinan, Dujardin, Alexandre Natanson, Hérold, Vielé-Griffin et Fontainas ;

17 févr.    Retraite de Firmin ;

Avril         Parution du deuxième Essai de sentimentalisme au Mercure.

1898

Juin         Parution d’un troisième Essai de sentimentalisme dans le Mercure de ce mois ;

9 sept.     Mort de Mallarmé ;

10 oct.     Installation au 15, rue de l’Odéon ;

                Rencontre de Blanche Blanc.

1899

Mars-avr. Installation à l’hôtel Pesson rue Jacob ;

7 Févr.     Fin de la relecture du Père Goriot ;

27 avril    Installation au 7, rue des Feuillantines, dans l’ancien appartement de Jeanne Marié ;

Août         Parution de L’Ami d’Aimienne (en hommage à Jean de Tinan) dans le Mercure ;

Décembre Installation au 9, rue Bonaparte ;

1900

Janvier    Rencontre fortuite d’Anatole France le 18 janvier ;

16 Janv.   Visite aux « dames Mallarmé » ;

Juill.        Installation avec Blanche rue Tournefort ;

Octobre    Installation (seul), 29, rue de Condé

Nov.         Parution du 4e Essai de sentimentalisme dans le Mercure ;

Déc.         Parution du volume des Poètes d’aujourd’hui en collaboration avec Adolphe van Bever et extrait dans la revue (numéro de décembre).

1901

Été           Travaille au Petit Ami « depuis juin ou juillet dernier » (lettre à sa mère datée du 5 décembre 1901) ;

21 oct.     Voyage à Calais au chevet de sa tante Fanny ;

25 oct.     Mort de Fanny, à 7 heures « dans sa 62e année » (faire-part) ;

28 oct.     Début d’une intense correspondance avec sa mère, mais qui ne durera que cinq mois, générant un profond entrelacs de malentendus.

1902

Janvier    Mort de Barberon, qui protégeait Léautaud. Le successeur à moins de sympathie. Recherche d’emploi. Suite à la mort de Fanny, les mandats mensuels n’arrivent plus ;

Janvier    Installation au 29, rue de Condé ;

29 mars   Longue et très violente lettre à Jeanne et réponse dans le même ton le 4 avril ;

Fin avril   Démission de l’étude Barberon ;

Mai          Entre comme secrétaire d’administrateur judiciaire à l’Étude Lemarquis, rue Louis-le-Grand, où il restera jusqu’à 1906 ;

Septembre, octobre et novembre, parution du Petit ami dans la revue du Mercure.

1903

10 janv.   « Vu Georgette pour la dernière fois » ;

18 févr.    « Le Petit Ami a paru aux étalages des libraires cette après-midi, vers trois heures, environ trois exemplaires à chacun » ;

26 févr.    Firmin, paralytique, meurt au 3, avenue de la République, à Courbevoie ;

Mars        Long article de Rachilde dans le Mercure à propos du Petit ami ;

22 mars   Première visite chez Marcel Schwob ;

8 avril      « Donné aujourd’hui ma démission à l’Étude Lemarquis pour la fin du mois » ;

25 août    Après trois ans et demi de vie commune, Blanche emménage rue Gay-Lussac ;

6 oct.       Déménagement de la rue de Condé pour le 15, rue de l’Odéon.

1904

Mars        Parution de la « Notice Régnier » en ouverture du Mercure ;

5 mars     Refus de plusieurs journaux du texte sur le « monument Gavarni » ;

Avr.-juin  Maître Lemarquis a été nommé administrateur provisoire de l’Université populaire, tâche administrative confiée à PL ;

Sept.        Parution du Grand Match dans le Mercure.

1905

Février     « Sur le pavé, depuis fin janvier. » (Lettre à Louis Lavialle datée du 11 février). Le secrétariat de l’Université populaire semble terminé ;

1er févr.    Parution d’À la Comédie Française dans le Mercure ;

26 févr.    Mort de Marcel Schwob ;

15 mars   Parution du Stendhal-club dans la revue L’Ermitage ;

                Parution de la nécrologie de Marcel Schwob dans le Mercure ;

5 avril      Premier texte un peu long sur un animal (le chat Boule, malade) ;

8 Avril      Départ de la rue de l’Odéon pour emménager au 17, rue Rousselet ;

10 mai     Deuxième texte sur un animal (le chien trouvé quai Malaquais) ;

20 mai     jusqu’au 8 juin : « À Dimancheville, pour Boule, sur le conseil du vétérinaire » ;

Juin         Commence la rédaction d’In memoriam (voir au 16 juin) ;

10 juil.     Rencontre imprévue de Georgette au magasin du Louvre ;

7 août      Remise du manuscrit d’In memoriam à Alfred Vallette ;

18 Août    « Il y a quelques jours, au Mercure, Gourmont m’a demandé si je voudrais faire un volume de pages choisies de Stendhal dans la collection du Mercure » ;

15 sept.   Parution de Souvenirs de basoche dans L’Ermitage ;

31 oct.     « J’ai acheté aujourd’hui dix actions 1re série du Mercure pour moi, et deux pour Bl… » ;

Nov.         Parution d’In Memoriam dans la revue Mercure de France (sur les deux numéros de novembre) ;

Déc.         Parution du livre de Le Cardonnel et Vellay : La littérature contemporaine, opinions des écrivains de ce temps, contenant un portrait de PL par lui-même.

1906

Janvier    « Je quitte […] M. Lemarquis à la fin de ce mois » ;

16 janv.   Avec Gourmont, projet de la Chronique stendhalienne à l’Ermitage ;

15 févr.    Parution du Paris d’un Parisien dans l’Ermitage ;

19 févr.    « Touché 24 francs pour la Variété : Les auteurs et la Critique » ;

10 mars   « Je travaille en plein depuis huit jours à mes histoires de femmes. Je dis toujours ainsi ne pouvant arriver à trouver un titre… » ;

24 mars   « J’ai presque accepté, et c’est presque entendu. » un poste de lecteur au Mercure (ce qui ne se fera pas) ;

28 mars   « Remis à Vallette ma note sur le médaillon de Larroumet » ;

1er mai     ou 2 mai, naissance de Jean, fils de Maurice et de Camille ;

Juil./août, fin de l’écriture d’Amours. Voir aux 24 et 31 juillet pour la recherche du titre ;

22 juil.     Mort de Madame Marié (mère de Jeanne) ;

Octobre-novembre : Amours en trois parties dans la revue ;

28 oct.     Première visite à Lucien Descaves ;

2 déc.       Rencontre de Paul Blondeau, chez lui ;

20 déc.     Première visite à Octave Mirbeau ;

1907

6 Juin      « Au Mercure. Vallette et Gourmont. C’est entendu. Je prends la critique dramatique » ;

12 Juin    « Conversation peu gaie avec Vallette et Gourmont. Je renonce décidément à publier mon Passé Indéfini, malgré la mise en pages toute prête pour le bon à tirer » ;

23 août    jusqu’au 5 septembre : « Ma nouvelle : Span. Malheureusement, j’étais si mal, que je n’ai pu l’écrire. Rien que le canevas rapide » ;

8 Sept.     Annonce de Gourmont : « …Il y a pour moi dès maintenant une place au Mercure, aux côtés de Morisse, pour m’occuper de la fabrication, correction des épreuves, etc. Une place toute la journée. […] Je n’ai rien répondu de bien précis à Gourmont » ;

11 sept.   Au théâtre pour sa première pièce en tant que critique dramatique ;

28 sept.   Mariage de Maurice avec Camille Yvonne Lafleurdespois (née en 1884) ;

1er oct.     Parution de la première chronique dramatique de Maurice Boissard ;

16 oct.     « Lundi dernier, Vallette m’a enfin parlé de ma place au Mercure. Nous devons reprendre la conversation. En tout cas, je suis déjà prévenu : des appointements modestes » ;

23 oct.     « Parlé enfin avec Vallette. Je ne suis pas content. Vallette m’a d’abord offert 125, puis enfin 150 frs par mois. Il a dû voir ma grimace » ;

1er nov.    Parution des Itinéraires de Stendhal dans le Mercure ;

11 déc.     « Été ce matin au Mercure. Vallette s’est décidé à faire le premier pas, que je ne faisais point. “Est-ce qu’on peut compter sur vous pour le premier janvier au Mercure ?” J’ai dit oui. C’est entendu ».

1908

2 janvier  « Débuté ce matin au Mercure. » Léautaud est embauché au Mercure comme secrétaire de rédaction pour 150 francs par mois ;

Février     Première rencontre d’Anne Cayssac autour des animaux (rien dans le Journal à cette date) ;

27 mars   « Emménagé aujourd’hui 17, rue Duguay-Trouin » ;

1er avril    « Les premières épreuves des Poètes d’aujourd’hui [en deux volumes] sont arrivées ce matin. » ;

23 mai     « Coppée est mort cette après-midi, vers deux heures » ;

1er juin     Parution dans le Mercure d’un « Écho » sur la mort de François Coppée, non signé ;

30 juillet  Accident de « Moto-rêve » du Dr Oltramare. Voyage de Louis Dumur à Genève ;

8 sept.     « Ce soir, à 8 heures, départ de M. Zive et Mlle Kantorowitch pour Berlin et Königsberg où ils vont se marier » ;

Du 11 au 14 septembre : Voyage à Rouen avec Dumur et Gourmont ;

23 sept.   « J’ai remis aujourd’hui au Mercure ma dernière Chronique dramatique. » (datée du 1er décembre) ;

Octobre    L’emprise des animaux devient de plus en plus forte. PL commence d’y sacrifier son confort et l’achat de nouveaux livres ;

6 nov.      Première allusion, entre Vallette et PL, à une publication du Journal. Vallette : « Je ne demande pas mieux. » ;

9 Nov.      Les Poètes d’aujourd’hui sont enfin finis. J’ai emporté aujourd’hui au Mercure les derniers placards corrigés ;

17 nov.    Première mention d’André Rouveyre ;

1909

                Mort de la mère de Jeanne (et donc grand-mère de Paul, qui ne l’apprendra qu’en octobre 1914) ;

Janvier    Parution d’une « interview » de PL dans La Dépêche de Toulouse (en deux numéros) à propos des Poètes d’aujourd’hui ;

19 janv.   Attaque des Poètes d’aujourd’hui par Jean Royère, sur une prétendue erreur ;

20 janv.   Réponse de PL dans le Mercure du 1er février ;

16 févr.    Première mention d’Anne Cayssac, « une figure que je connaissais déjà » : « Très bonne soirée, de 8 heures et demie à minuit passé, chez M. et Mme Cayssac… ». « Mme Cayssac fort jolie » ;

15 mars   Parution dans Les Marges, la revue d’Eugène Montfort, de « Mots et Anecdotes », article qui sera pillé par Louis Thomas (voir le Mercure du 16 novembre 1910) ;

9 juin       1re lettre à Anne « Queyssac » ;

15 sept.   « Découvert ce matin [dans] le sac de Blanche […] deux lettres écrites […] par un monsieur Henri » qui semble bien la connaître ;

5 nov.      « Arrêté aujourd’hui […] un petit appartement, 13, passage Stanislas ». PL envisage ce déménagement avec Blanche : « Je ne sais pas trop comment nous caserons toutes nos affaires » ;

1er déc.    Assure l’intérim, pour un numéro, de la critique des « Théâtres » dans le Mercure ;

29 déc.     « Été aujourd’hui rue de Grenelle pour me faire inscrire à la S.P.A. »

1910

Janvier    Séparation d’avec Blanche qui rejoint « Henri » à Bois-Colombes. Il semble que Paul déménage seul passage Stanislas ;

Mi-janv.   Déménagement pour le 13, passage Stanislas (actuelle rue Jules-Chaplain, prenant dans la rue de Bréa). Le 7 janvier PL évoque « Les préparatifs d’un déménagement » et le 20 février il parle de la rue de Bréa « en face de chez moi » ;

16 février PL dubitatif mais pas hostile à un mariage avec « une Anglaise, femme peintre, très entichée de tout ce qui touche à la littérature et surtout au Mercure, possédant auto, trente-cinq mille francs de rentes, pas très, très jolie, mais acceptable. » […] « Curieuse histoire. Nous verrons la suite » ;

16 nov.    Parution dans le Mercure d’une lettre dénonçant les pillages de Louis Thomas.

1911

                PL quitte le secrétariat de direction pour le 1er étage, s’occuper de la presse, de la publicité et des manuscrits ;

8 janvier  (Bestiaire) : « Été cette après-midi, chercher un pavillon du côté du Parc de Montsouris, aux fortifications. Rien trouvé de fameux » ;

8 février   PL, à court d’argent, a écrit une chronique pour le journal Foncier-Hôtel ;

13 Juil.    Installation 19, rue Ledru-Rollin à Fontenay-aux-Roses ;

20 juil.     « Horreur de ma nouvelle vie. »

1912

Janvier    Emménagement au 24, rue Guérard. Pl reprend le pavillon à son nom pour, selon Édith Silve (préface au Fléau) « sauver Blanche d’une saisie » ;

1er Févr.   « L’Intransigeant de ce soir annonce la mort de ma marraine Bianca, de son vrai nom Blanche Boissart avec un t » ;

Fin juil.    Parution de « Paul Léautaud. Gestes et paroles », portait de Léautaud par André Billy dans sa revue, Les Soirées de Paris ;

Été           Fâcherie avec Madame Cayssac (lettre du 15 août) ;
Fâcherie avec Henri Albert (Lettre au 25 août).

1913

1913        André Suarès devient conseiller littéraire de jacques Doucet ;

22 Avril    (PR) : « Nous voilà de nouveau fâchés, Blanche et moi » ;

16 Mai     (PR) : « Départ » de Blanche (pour une heure ou deux) ;

1er juin     « Notre pauvre Boule est mort ce matin » ;

19 août    Très longue lettre (7 500 signes) à Anne Cayssac à propos d’animaux. Dans une lettre du 22 septembre, il conclut par « Affectueux souvenirs » ;

22 août    Les époux Cayssac lèguent tous leurs biens en faveur de PL.

1914

18 mars   Première conversation amoureuse d’Anne et Paul, dans son bureau du Mercure ;

16 mars   Parution d’une fameuse chronique dramatique ;

25 mars   Premier rapport amoureux entre Anne et Paul, 24, rue Dauphine, alors que Blanche est encore à Fontenay ;

27 mars   « Parlé ce soir à Billy, pour la première fois, de l’idée que j’ai depuis quelques jours de le faire légataire de mes papiers, surtout de mon Journal et des conditions dans lesquelles je vois ce legs. Il accepte. Nous en reparlerons ;

16 août    Le Mercure cesse de paraître (dernier numéro daté du 1er août) ;

31 août    Mise à pied, Mercure fermé, 50 francs de secours mensuel ;

Sept.        « Je suis en effet ici [à Pornic] depuis le 3, ou le 4, ou le 5 du mois » ;

Sept.        Jeanne Oltramare reçoit des coups de couteau de sa bonne qui refusait d’être congédiée ;

Sept.        Interruption du Journal jusqu’en août 1915 ;

24 oct.     Retour de Pornic.

1915

1er mars   Réouverture du Mercure mais demi-appointement de 125 francs par mois ;

1er avril    Reparution du Mercure, mensuel ;

1er juillet  Parution dans le Mercure, d’une lettre de Maurice, soldat au front ;

7 août      Reprise du Journal ;

20 sept.   Première mention d’André Berthellemy ;

27 sept.   Mort de Remy de Gourmont ;

10 déc.     « quand je suis rentré le vendredi 10 » (Lettre à Mme Stuart Merrill).

1916

1er janv.   Le Mercure reprend sa périodicité bimensuelle ;

15 mars   Mort de Jeanne Oltramare.

1917

13 juin     au 18 juin, voyage à Pornic pour y conduire Anne Cayssac qui y passera l’été, comme tous les ans ;

29 juin     Mobilisation dans le « service auxiliaire » (secrétaire d’état-major ?) En tout cas peu d’effet sur la vie courante (peut-être affecté à la Maison de la presse) ;

Juillet      Problèmes financiers l’empêchant de payer ses impôts. Demande de remise ;

29 oct.     au 6 novembre, voyage à Pornic pour aller y chercher Anne Cayssac qui y a passé l’été ;

Fin nov.   et début décembre : La pièce de Porché, calculs des risques de ses comportements face à Vallette.

1918

Mi-Avril   Engagement d’une nouvelle bonne (ou gouvernante) : Joséphine ;

18 Juil.    Long récit des empressements de Joséphine, qui cherche à se faire épouser ;

21 oct.     Première apparition du surnom de « Panthère » attribué à Anne Cayssac.

1919

4 juin       au 15 juin : séjour à Pornic ;

16 oct.     au 19 octobre, aller-retour à Pornic ;

26 oct.     au 30 octobre, aller-retour à Pornic.

1920

1920        Rencontre entre Marie Dormoy et Auguste Perret chez Antoine Bourdelle ;

18 août    Publication, dans L’Ère nouvelle, d’un article sur PL, « La banalité même » ;

Août         Possible voyage à Pornic (voir au 21 août : « Absent, je l’ignorais ») ;

8 sept.     au 13 septembre, voyage à Pornic ;

Nov.         Parution, dans Les Soirées de Paris d’un article sur PL signé André Billy ;

27 nov.    Vallette et Dumur annoncent leur projet de création d’une rubrique intitulée les Propos de M. Boissard, qui deviendra la Gazette d’hier et d’aujourd’hui ;

1921

        Grâce à son amant André Suarès, Marie Dormoy rencontre Jacques Doucet ;

15 janv.   Parution de la première Gazette d’hier et d’aujourd’hui ; (Madame Cantili – Un original) ;

22 mai     Réunion d’amis et de collaborateurs de la N.R.F. chez Gaston Gallimard. Projet de publication d’un choix de chroniques dramatiques ;

29 mai     Journée à Nemours avec les Cayssac ;

18 juin     au 26 juin : Séjour à Pornic avec les Cayssac ;

30 juillet  PL est très mécontent d’un article écrit par Louise Faure-Favier sur lui dans L’Éclair ;

Août         Parution dans les Belles lettres, d’un portrait d’un écrivain non cité, en fait PL. (voir le Journal au 2 novembre) ;

9 août      PL rédige son testament en faveur d’Anne Cayssac ;

10 août    au 22 août : voyage à Pornic ;

15 sept.   « Déjeuné aujourd’hui chez Tronche, avec Jean Paulhan, pour affaires concernant ma Chronique dramatique. » ;

9 oct.       au 17 octobre  Séjour à Pornic.

1922

29 mars   « Je pense depuis quelques jours à faire Georges Besson mon héritier littéraire pour tous mes papiers à publier ou mes articles ou récits autobiographiques à réunir en volumes, les droits d’auteur allant à la Panthère. Elle manque trop de ce qu’il faut pour s’occuper du côté littéraire de mes affaires. » ;

1er avril    Article de Paul Souday en une de Comœdia « À Maurice Boissard » ;

4 avril      « Visite d’une dame, auteur d’un article sur Bourdelle » (Marie Dormoy) […] « Elle est restée deux minutes et je n’ai même pas retenu son nom. » ;

11 avril    Affaire Barrucand, suite à quelques lignes dans la chronique du 1er avril ;

28 juin     Aller-retour à Pornic ;

21 Août    Je ne serais pas étonné s’il arrivait quelque cassure avec la NRF ;

1er sept.   Publication, dans le Mercure, de « La Mort de Charles-Louis Philippe » ;

1er sept.   Marie Dormoy, abonnée, lit « La Mort de Charles-Louis Philippe » dans ce numéro du Mercure et découvre que Léautaud tient un journal (Marie Dormoy, Histoire du Journal) ;

28 sept.   au 6 octobre : Séjour à Pornic (du jeudi au vendredi) ;

02 nov.    Première lettre connue d’Auguste Perret à Marie Dormoy.

1923

1er janv.   Parution d’un article de Marie Dormoy dans le Mercure : “La Gewerbeschau de Munich” (rubrique « L’Art à l’étranger » pages 234 à 239). Aucune mention dans le Journal ;

6 janv.     Lecture attentive, critique et intéressée, plusieurs jours, du numéro du 1er janvier de la NRF consacré à Marcel Proust, mort le 18 novembre précédent ;
Parution dans Les Nouvelles littéraires d’un article de Jean Cassou : « Silhouettes parisiennes — Un spectateur : Maurice Boissard », avec une caricature ;

15 janv.   Refus à Monfort de prononcer une conférence sur Stendhal au Cercle de la librairie, pourtant payée 500 francs ;

1er mars   Parution de Ma pièce préférée, dans la collection « Les Amis d’Édouard » (Champion), hors-commerce en 196 exemplaires, signée Maurice Boissard, avec quatre dessins d’André Rouveyre ;

07 avril    Parution, en « Bonnes feuilles » de Ma pièce préférée dans Les Nouvelles littéraires du 7 avril 1923 (deux colonnes en bas de la page deux) ;

12 avril    Parution, dans Les Nouvelles littéraires, de la chronique « Un salon littéraire » égratignant fortement le couple Aurel-Mortier ;

24 mai     Altercation avec Alfred Mortier devant le Théâtre de l’Œuvre ;

23 juin     au 2 juillet : Séjour à Pornic. Aucune mention de ce voyage dans le Journal. Nous le savons par une lettre de ce jour à Maurice Martin du Gard à qui PL annonce une absence d’« une dizaine de jours » et surtout par les deux chroniques parues dans Les Nouvelles littéraires des 18 et 25 août ;

18 août    et 25 août, parution, dans Les Nouvelles littéraires, de deux chroniques « À Messieurs les directeurs des Nouvelles littéraires ». Ces deux textes seront repris et largement augmentés pour constituer Villégiature ;

1er sept.   Parution d’un article de Maurice Martin du Gard dans Les Nouvelles littéraires en une : « Opinions et portraits : Maurice Boissard », avec la même caricature.

28 sept.   au 7 octobre à Pornic. Le mercredi 3 octobre PL écrit une lettre datée de Pornic à Maurice Martin du Gard reproduite dans le Journal disant : « je suis parti vendredi dernier pour venir passer quelques jours ici. » et plus loin : « je serai à Paris dimanche matin » 7 octobre ;

16 oct.     Réception de nouvelles conditions de travail rédigées par Maurice Martin du Gard, que Léautaud n’acceptera pas ;

2 nov.      Conversation avec MMG et accord favorable ;

18 nov.    Après avoir longtemps hésité, « Finalement, j’ai laissé mon feuilleton. Il n’est pas possible que les choses marchent de cette façon. »
« J’ai pris une chemise de papier. J’ai mis dedans les premiers éléments d’un volume possible » (premier rassemblement de textes qui donneront Passe-Temps) ;

24 déc.     « Vallette va me passer, le 1er janvier, tout ce qui concerne les affaires de publicité du Mercure, dont je n’avais jusqu’ici qu’une partie.

1924

21 janv.   Nouvelle relance de Maurice Martin du Gard ;

26 janv.   Annonce des NL : « Nous commencerons dans un très prochain numéro la publication des chroniques de Maurice Boissard » ;

Printemps    Ennuis de santé ;

15 mars   Parution, dans Les Nouvelles littéraires, du « Portrait de Madame Cantili » (déjà publié dans la Gazette d’hier et d’aujourd’hui du Mercure du 15 janvier 1921 ;

10 mai     Parution, dans Les Nouvelles littéraires, de « Notes et Souvenirs sur Remy de Gourmont » ;

5 juin       Anne est « Partie ce soir, train 9 heures », seule à Pornic ;

2 août      Chronique dans les NL parue en deux feuilletons (2 et 9 août) et affaire Hermant et Boulenger ;

19 août    Retour de quelques jours à Pornic ;

Fin août   et début septembre : rumeurs sur la candidature de PL comme membre de l’académie Goncourt ;

5 sept.     Mort d’Henri Louis Cayssac, 24, rue Dauphine, Anne étant à Pornic ;

25 sept    Séjour d’une semaine à Pornic. Retour certain le samedi 4 octobre avec Anne ;

Fin oct.    Rencontre de A…, « jeune catin de 23 ans, l’air candide… » ;

25 oct.     au 10 novembre, longues pages assez pénibles sur les rapports avec Anne Cayssac.

1925

1925        Mort du père de Marie Dormoy ;

1925        Marie Dormoy devient bibliothécaire de la bibliothèque Jacques Doucet (deux après-midi par semaine) ;

Janvier    et février, grosse crise avec Anne jusqu’au 16 mars, qui n’est que le prolongement de la crise précédente et vaut au lecteur de nombreuses longues pages bien pénibles ;

1er févr.    Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

7 févr.      Parution d’une chronique dans les NL ;

                Parution de Villégiature, de Maurice Boissard, aux Éditions de la Belle Page, comprenant cinq bois gravés de Constant Le Breton ;

11 févr.    À propos d’Anne Cayssac : « grand soulagement […] de voir cette affaire terminée » « aucun raccommodement n’est possible » ;

2 mars     Début de réconciliation avec Anne ;

25 mars   Envoi aux poètes d’une lettre leur annonçant l’édition en trois volumes des Poètes d’aujourd’hui ;

1er avril    Parution dans le Mercure d’un « articulet » de Jean de Gourmont qui publie un sextain de Fagus honorant Maurice Boissard ;

25 avril    Nouvelle fâcherie avec Anne Cayssac et griffures au visage de Paul ;

1er mai     Parution dans les « Échos » du Mercure d’une lettre de Fagus, admirative envers Maurice Boissard ;

2 mai       Parution, dans les NL de la première partie des « Souvenirs d’enfance » du Petit Ami (début du chapitre trois) ;

16 mai     2e partie, où seront supprimées des lignes antireligieuses à la demande de MMG ;

30 mai     3e partie ;

27 juin     1re chronique Fagus ;

2 juillet    Comportement malheureux de Rachilde au banquet Saint-Pol-Roux à la Closerie des Lilas ;

4 juillet    2e Chronique Fagus ;

16 juillet  2e rencontre d’Aragon à l’imprimerie des NL.

25 juil.     4e partie des « Souvenirs d’enfance » ;

29 juil.     au 6 août : très agréable séjour à Pornic ;

29 juil.     Selon Ana Bela de Araujo (Auguste Perret — Marie Dormoy Correspondance 1922-1953, Éditions du Linteau 2009) Marie Dormoy et Auguste Perret deviennent amants ;

Aout         Parution, dans la collection La Centaine, de Bernard, de Madame Cantili, suivi de Mots, Propos et Anecdotes, grossi d’une Gazette d’hier et d’aujourd’hui ;

28 oct.     Il m’est venu il y a quelque temps l’idée de rassembler tout ce que j’ai noté dans mon Journal sur mes relations avec Gourmont ;

mi-déc.    Parution, à la Cité des livres, de la lettre L pour Léautaud de L’Alphabet des lettres, collection de 26 volumes, celui de PL étant consacré à des chroniques. Voir le Journal au 12 juillet ;

28 déc.     « J’ai porté tantôt à 5 heures le choix de mes Chroniques dramatiques à la Nouvelle Revue française pour l’impression du volume. »

30 déc.     La propriétaire de la maison de Fontenay donne son congé à PL pour le 1er juillet 1926.

1926

Janvier    Les Nouvelles littéraires ne publient plus rien de Maurice Boissard ;

16 Janv.   Parution gracieuse dans les NL d’une annonce immobilière au profit de Maurice Boissard ;

Février et mars : démarches pour se faire nommer juge de paix en province ;

26 mars   Longue discussion dans le bureau du Mercure avec Maurice Martin du Gard et rupture ;

20 avril    À court d’argent, PL cherche à vendre trois livres de Valéry vraisemblablement dédicacés ;

21 avril    Visite chez Champion. Longue conversation avec le libraire Cueille et Madeleine de Harting à propos de Valéry ;

24 avril    Parution de « Maurice Boissard rencontré », article de Gaston Le Révérend dans Les Nouvelles littéraires ;

23 mai     (dimanche), séjour à Pornic vraisemblablement jusqu’au dimanche suivant, 30 mai.

1er juillet  Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

12 Juillet Séjour à Pornic jusqu’au 22 juillet ;

25 juillet  Visite, à Fontenay de la maison de PL par Maurice Garçon, préalable à la visite d’un expert. Nombreux articles dans les journaux à propos du procès intenté par Madame Sommet, propriétaire de la maison ;

18 août    au 21 août, séjour « inattendu » à Pornic. « Arrivé mercredi matin. Reparti hier dimanche matin » ;

15 oct.     (vendredi) Aller-retour à Pornic pour raccompagner Anne (retour le jeudi 21) ;

31 oct.     « Maurice Boissard » reçoit un prix de la S.P.A. ;

20 nov.    Parution (mise en vente) du premier volume de chroniques dramatiques ;

24 déc.     Rencontre de Gide à la N.R.F. et conversation à propos de Si le grain ne meurt. L’article de Paul Souday dans Le Temps du 23. Conversations à ce propos, les jours suivants, avec Vallette, Dumur et Billy.

1927

1927        Parution de L’Exorcisée, premier roman de Marie Dormoy ;

07 janv.   Mort d’Adolphe van Bever (AVB) ;

15 janv.   Parution, dans le Mercure, d’une « Gazette d’hier et d’aujourd’hui », nécrologie d’AVB. (Ce texte sera repris dans Passe-Temps) ;

02 févr.    « Été ce soir au Cinéma du Vieux-Colombier. La ruée vers l’or. Vu pour la première fois Charlot ;

15 mars   Parution dans Vient de paraître d’un autre texte de souvenirs sur AVB ;

Début mai    Parution dans la collection Les Amis d’Édouard des deux textes de souvenir sur AVB ;

26 mai     Séjour à Pornic jusqu’au six juin. Envoi au Phare de la Loire d’un article sur une revue (spectacle) de Paul Peltier, représentée à Pornic qui paraîtra le 7 juin ;

1er juil.     Parution, dans le Mercure du 1er juillet de la « Gazette » sur Apollinaire ;

25 juil.     Séjour à Pornic jusqu’au 1er août ;

5 août      Conversation avec Valéry, largement retranscrite ;

11 sept.   Nouvelle conversation avec Valéry ;

15 sept.   Parution de la « Gazette religion » qui occasionnera des désabonnements, et des problèmes à PL, crise qui durera jusqu’à la fin de l’année ;

20 sept.   « Dimanche [18 septembre], travaillé toute la journée à me mettre en règle pour les Poètes d’Aujourd’hui. J’ai fini. L’imprimerie peut se mettre au travail. » ;

29 sept.   Séjour à Pornic, jusqu’au 5 octobre ;

8 oct.       Lecture du Journal de Jules Renard et abondants commentaires ;

15 oct.     « Gazette d’hier et d’aujourd’hui » : Littérature-Publicité. — Vieux Paris. — Ménagerie intime. — Simili-Charlot. — Mots, Propos et Anecdotes ;

6 nov.      « Je me suis mis à écrire en dix minutes une “Gazette d’hier et d’aujourd’hui” sur le ton bien-pensant, d’une assez bonne ironie. » (Le « Dialogue » publié dans la NRF du 1er décembre 1928) ;

16 nov.    Annonce de La Vie de Paul Léautaud, par André Rouveyre dans la collection de Francis Carco La vie de Bohème, chez Grasset. Ce volume ne paraîtra pas ;

Fin 1928  PL reçoit plusieurs offres de publication de son Journal ;

1928

12 janv.   Parution, dans Le Crapouillot, en même temps que l’article d’André Rouveyre « Mauvaises nouvelles littéraires », du « Crash Valéry » par Jean Galtier-Boissière, d’un « Mots, propos et anecdotes » de PL « la Gazette refusée par Vallette et qui va paraître dans la collection de Bernard » ;

12 janv.   « Ce matin, visite de Marcel Lebarbier, Je lui ai remis la matière du nouveau petit volume qu’il m’a demandé pour sa collection : La belle page. Toutes mes Gazettes du Mercure depuis le volume de La Centaine, plus quelques morceaux tirés de mes feuilletons des Nouvelles » (littéraires). Ce volume paraîtra sous le titre Mélange.

24 janv.   « Je complète en ce moment une de mes Gazettes (mes souvenirs de clerc d’avoué) pour le petit volume que me fait Marcel Lebarbier. » ;

Janvier    Parution, dans la collection La Centaine, du Petit supplément à une Gazette scandaleuse (celle du 15 septembre 1927) ;

19 fév.      Mort de Jean de Gourmont ;

Mars        Jocelyn Pène-Siefert loge chez Anne Cayssac ;

24 mai     Séjour à Pornic jusqu’au 4 juin ;

09 juin     Début des démarches de PL afin d’obtenir la promotion d’Alfred Vallette dans l’ordre de la légion d’honneur ;

15 juin     Conversation avec Vallette à propos du désir de « publier un volume, avec tout ce que j’ai publié en volumes de luxe » ;

15 juin     Visite d’André Malraux ;

10 juill.    Dîner à la Vallée-aux-loups chez Henry Le Savoureux ;

15 juill.    Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

27 juill.    Départ impromptu pour Pornic et retour le deux août ;

1er sept.   Parution, dans le Mercure, page 415, de la critique de Mélange, par Gabriel Brunet ;

2 sept.     « J’ai enfin terminé tantôt la mise en ordre des matières de mon volume du Mercure » (futur Passe-Temps) ;

28 sept.   Départ à Pornic et retour le jeudi 4 octobre ;

1er déc.    Parution d’un « Dialogue » dans la NRF, rédigé le 1er novembre ;

1929

1929        Parution de L’Initiation sentimentale, de Marie Dormoy ;

3 janv.     « Le bon à tirer de Passe-Temps a été envoyé aujourd’hui à l’imprimerie. » ;

4 févr.      Invitation à diner chez Vollard de la part de Marie Dormoy ;

18 janv.   Déménagement d’Anne Cayssac (un autre appartement à la même adresse) ;

8 févr.      Arrivée au Mercure des volumes de Passe-Temps. La mise en vente aura lieu le 12 ;
PL écrit à Marie Dormoy afin de lui demander son adresse afin de lui envoyer Passe-Temps ;

25 févr.    Une traduction anglaise de Passe-Temps est envisagée (mais ne se fera pas) ;

1er mars   et semaines suivantes, parution de nombreux articles dans la presse à propos de la parution de Passe-Temps. Signalons les articles de Benjamin Crémieux dans Les Annales du 1er mars, de Paul Lombard dans L’Homme Libre du 7 mars, de Paul Chaponnière dans le Journal de Genève du 9 mars, de Paul Souday dans Candide du 14 mars, d’Edmond Jaloux dans Les Nouvelles littéraires du 16 mars, d’André Billy dans L’Œuvre du 19 mars, de Georges Le Cardonnel dans Le Journal du 21 mars, de Gilbert Dardoise (Tristan Derême) dans L’Action française du 29 mars, de Pierre Bosc dans Les Nouvelles littéraires du 6 avril, de Gabriel Brunet dans le Mercure du 1er mai, d’Henri Béraud dans Gringoire du 24 mai 1929… ;

7 mars     Appréciation peu flatteuse de la lettre de Marie Dormoy qui le remercie pour l’envoi de Passe-Temps ;

8 avril      Parution, dans L’Intransigeant, d’une note des Treize indiquant qu’un « écrivain célèbre » (Claudel, non cité), quitte la NRF ;

10 Avril    Visite de Jean Paulhan qui apprend à PL que Claudel quitte la NRF à cause du Dialogue de Léautaud paru dans le numéro de décembre ;

21 avril    « J’ai trouvé un lot de 37 lettres […] Elles vont de 1902 à 1918. J’ai même envie de les proposer à l’éditeur Mornay » ;

16 mai     « La pensée m’est venue, ce soir […], de l’adoption d’un enfant, de préférence une fille, je pense. » ;

18 mai     Article de Rachilde : « Portraits d’hommes : Paul Léautaud, l’insociable », paru dans Les Nouvelles littéraires, puis en volume chez Mornay en 1929 puis au Mercure l’année suivante ;

9 juin       Fête des Rosati à Fontenay. Rencontre du comédien Georges Baillet ;

10 juin     Visite de deux jeunes anarchistes ;

15 juin     Parution, dans Les Nouvelles littéraires, de « Paul Léautaud par lui-même, Fragments d’un journal intime » par Yves Gandon ;

27 juin     « J’ai reçu ce matin les épreuves de mes Lettres, publication dans la revue belge Variétés et ensuite en volume de luxe chez Mornay » ;

7 Juil.      Deux portraits, par le peintre Émile Bernard, récit détaillé de la journée ;

14 juil.     jusque peut-être au 22, séjour à Pornic, non indiqué dans le Journal ;

Déb. août Deuxième séjour à Pornic (casino) ;

18 août    Retour d’un troisième séjour à Pornic, peut-être depuis le 9 août ;

28 sept.   Séjour à Pornic jusqu’au 6 octobre ;

30 oct.     Mort de Jacques Doucet ;

5 nov.      « Tantôt visite de Marie Dormoy. J’apprends la mort de Doucet, le collectionneur (ancien couturier) la semaine dernière… »

13 nov.    « Je suis enfin débarrassé des Poètes d’aujourd’hui. J’ai écrit ce soir la notice Vielé-Griffin, la dernière qui me restait à écrire. Débarrassé ! Quel soulagement. » ;

18 nov.    Rencontre d’Aida Pétrarian ;

1er déc.    « Déjeuné à la Vallée-aux-Loups, chez le Docteur le Savoureux. » ;

23 déc.     Diagnostic par Jean Saltas, d’une affection « dans le domaine de l’angine de poitrine » ;

28 déc.     Arrivée sur le bureau de Léautaud d’un exemplaire du volume de Lettres, chez Mornay.

1930

1930        Marie Dormoy devient, en plus de son activité de bibliothécaire, secrétaire d’Ambroise Vollard, qui dîne chez elle tous les dimanche soir ;

7 janv.     Rachilde arrête ses mardis ;

23 janv.   Diner chez Henri le Savoureux en compagnie de Julien Benda, Maxime Leroy et Robert Debré et récit de la conversation ;

Févr.        (Tout début du mois) : parution des Poètes d’aujourd’hui en trois volumes ;

3 févr.      « J’ai écrit hier dimanche une Gazette que je voulais achever et mettre au net ce soir. Pas moyen. » ;

25 févr.    Dénigrement de Jacques Bernard : « Cette brute vaniteuse de Bernard… », à propos du licenciement de Redonnel ;

4 mars     Feu de cheminée à Fontenay. Peu de dégâts ;

1er mai     Parution de l’article de John Charpentier « “Figures”, Paul Léautaud », dans le Mercure du 1er mai ;

12 mai     Départ d’Anne Cayssac pour Pornic ;

26 mai     Dans le cadre d’une manifestation contre une corrida à Melun, PL rédige un nouveau testament, avant de revenir dessus le 27 ;

29 mai     PL participe à la manifestation à Melun contre la corrida ;

20 juin     Nouvelle lettre de rupture définitive avec Anne Cayssac, rentrée à Paris à l’improviste ;

20 juin     au 4 juillet, voyage en Bretagne avec Anne Cayssac malgré la lettre de rupture. Voir au 5 juillet. Voir aussi la lettre du 16 juillet : « Retour à Saint-Malo, nous avons bien fait 2 promenades, une avant le dîner, une après ? »

05 juil.     Lettre au Dr le Savoureux : « Je rentre ce matin samedi d’une absence de deux semaines » ;

05 août    (Lettre à Anne) : « J’ai trouvé un très joli chapeau, chez Cook » ;

06 août    « Dîner Vallée-aux-Loups. Abbé Mugnier. » ;

22 août    Voyage à Pornic, peut-être du vendredi soir au lundi matin ;

10 sept    « Départ, volontaire, de ma bonne Marie Guyon […] Remplacée, tout à fait à la suite d’un hasard, par Mlle Minck, la fille de Paule Minck »

24 sept.   Déjeuner chez Duhamel à Valmondois ;

30 oct.     « Chalvet et Enlard (Enlart ?) veulent faire pour moi, me dit-il, ce qu’on a fait pour Valéry, m’assurer ma liberté, mon loisir. »
Léautaud gagne 825 francs par mois au Mercure ;

17 nov.    Accord avec le libraire Télin pour la publication en édition de luxe du Petit Ami, suivi d’In Memoriam, dont presque rien n’est encore écrit. L’affaire ne se fera pas ;

24 nov.    PL décline une invitation à dîner d’Henry le Savoureux ;

1931

Janvier    Article de quatre pages sur PL dans la revue Nosotros, de Buenos Ayres : « Paul Léautaud, maestro de la juventud (maître de la jeunesse) » ;

18 janv.   « Déjeuner aujourd’hui à la Vallée-aux-Loups, chez le Docteur le Savoureux. »

Mars        Parution d’un article sur PL, par René-Louis Doyon dans les Livrets du Mandarin ;

14 mars   « Le numéro du Crapouillot contenant le petit interrogatoire que m’a fait subir Galtier-Boissière est arrivé ce matin. Je n’ai pas dit un mot de tout ce qu’il me fait dire, et il ne reproduit pas un mot de ce que je lui ai dit. Il a de la chance d’être Galtier-Boissière. » ;

22 mars   « Déjeuné chez Jean Paulhan, à Robinson » ;

23 mars   Rédaction des « Mots, propos et anecdotes » qui paraitront dans la NRF de juillet.

9 mai       Conversation avec J.-H. Rosny aîné à l’occasion d’une réception à la NRF ;

21 mai     Opération de Louis Dumur (cancer à la gorge). Longues conversations à ce propos au Mercure ;

1er juin     Dans l’éventualité de l’indisponibilité de Dumur, Jacques Bernard est approché par Stanislas Kahan, propriétaire des Éditions du Trianon afin d’acheter le Mercure pour la somme de quatre millions de francs. Lire le récit de Bernard le 2 juin ;

02 juin     PL est invité à passer par Fernande Olivier un moment chez elle le 13 juin, ce qui entraine chez lui une dizaine de jours de fantasmes adolescents quotidiens et assez ridicules ;

11 juin     PL a une dette de 5 000 francs au mercure. Il écrit une lettre à Anne Cayssac lui réclamant 800 francs d’urgence sur ce qu’elle lui doit ;

13 juin     Première visite chez Fernande Olivier. Passé le premier enthousiasme, PL se lassera vite ;

23 juin     Démarche chez Delamain et Boutelleau (Jacques Chardonne) leur proposant une publication des souvenirs de Fernande Olivier : Picasso et ses amis ;

25 juin     Repas à la Vallée-aux loups non notée dans le Journal (témoignage de l’abbé Mugnier) ;

1er juil.     Parution d’un « Mots, propos et anecdotes » assez violent dans le numéro 214 de la NRF ;

15 juil.     Parution, en ouverture de la revue Arts et métiers graphiques d’un « Propos » énervé et hors-sujet ;

19 juil.     (Dimanche), journée à la Vallée-aux-Loups avec Auriant, Benda et Dumur ;

6 août      « Le numéro de la revue Arts graphiques, contenant mes deux propos : “Directeur de Journal” et “Napoléon”, a paru à la fin de la semaine dernière. » ;

6 août      Texte de Gérard Bauër dans L’Écho de Paris, fort critique à propos du « Propos » de PL sur Napoléon ;

9 août      au 23 août, séjour à Pornic ;

4 sept.     Renvoi de Mlle Mink ;

10 oct.     Georges Charensol dans Les Nouvelles littéraires : « Comment écrivez-vous : Paul Léautaud » ;

12 oct.     « J’ai une bonne depuis le 8, une grand-mère nantie de sa petite-fille, une gamine odieuse de 9 ans. » cette bonne durera treize jours ;

14 oct.     Il reste 1 388 exemplaires de Passe-Temps en stock ;

1er nov.    Pierre Lièvre prend la rubrique « Théâtre » du Mercure, en remplacement d’André Rouveyre ;

25 nov.    Parution d’un portrait de PL dans L’Européen, par Francis de Miomandre.

1932

02 févr.    « À midi, visite de Vollard, accompagné de Marie Dormoy. » ;

15 févr.    « J’ai enfin écrit ma préface [Fernande] Olivier hier dimanche soir, de 8 heures à minuit, après m’en être encore tourmenté toute la journée. Quel soulagement, depuis quatre mois au moins qu’on l’attend et qu’on me la réclame. […] Le volume est imprimé, corrigé, les gravures tirées. On n’attend plus que moi pour en terminer. » ;

07 mars   PL, très affecté de la mort d’Aristide Briand, l’évoque plusieurs jours durant ;

14 mars   Toujours dans le même esprit, PL s’épanche longuement sur quelques anecdotes personnelles du temps de la première Guerre mondiale ;

19 mars   « Déjeuner à la Vallée-aux-Loups, chez le docteur le Savoureux. » ;

19 avril    Accord avec Vallette pour la rédaction d’un traité de publication du Journal par le Mercure en cas de décès de celui-ci ;

06 juin     « Ce matin, lettre de Marie Dormoy, invitation à déjeuner pour après-demain mercredi. » Il s’agit de la toute première approche dans le but d’acheter le Journal ;

16 juin     Premiers « propos galants » de PL vers Marie Dormoy ;

25 juin     Visite mémorable des « Doucettes » à Fontenay afin de voir le manuscrit du Journal ;

07 sept    Je me suis enfin décidé ce matin à remettre à Vallette le projet de traité qu’il m’avait chargé de rédiger pour la publication de mon Journal ;

20 sept.   Suite au mauvais état de santé de Dumur, Vallette « a demandé à Duhamel s’il voulait être administrateur du Mercure (en remplacement de Dumur). Duhamel a accepté. Il n’y aura plus qu’à régulariser, le jour venu » ;

Octobre    La bibliothèque littéraire Jacques Doucet est rattachée à la bibliothèque Sainte-Geneviève (université de Paris). Marie Dormoy conserve son emploi ;

1er oct.     Au deux octobre, aller-retour à Pornic ;

10 oct.     Rencontre d’Albert Thibaudet chez Stock ;

12 oct.     et jours suivants, visites à André Castagnou interné à Sainte-Anne ;

18 oct.     « Enfin, je me suis décidé tantôt à mettre sur timbre mon traité pour l’édition de mon Journal. J’ai monté les deux exemplaires à Vallette. Il en a relu un. Il a signé les deux. Je les ai signés à mon tour. Je lui ai remis son exemplaire et j’ai emporté le mien. Il est dans mon tiroir. » ;

1933

13 janv.   Premier baiser de Marie Dormoy. PL décline son invitation à dîner, puis l’accepte et fini par écrire qu’il ne sera pas disponible ;

04 févr.    Soirée coquine avec Marie Dormoy (la première ?) ;

18 févr.    « Agréable séance ce soir [avec le “Fléau”], peut-être la dernière, avant le départ d’Anne pour Pornic ;

28 mars   Avec Duhamel et Vallette, visite à Louis Dumur, qui va mourir le soir-même ;

Mai          Départ vraisemblable d’Anne pour Pornic (non indiqué cette année) :

21 juin     Ouverture de la bibliothèque Jacques Doucet et exposition d’un exemplaire du Petit Ami (et dédicace à Jacques Doucet), ainsi qu’un portrait de Léautaud par André Rouveyre ;

31 juillet  PL cherche à rompre avec MD mais ne sait comment s’y prendre ;

15 août    Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

31 août    « Duhamel a déjà succédé à Dumur comme administrateur. Il prend de plus en plus une grande place au Mercure » ;

15 sept.   Parution d’une « Gazette » dans le Mercure ;

13 sept.   Léautaud à de nouvelles chicanes avec sa propriétaire ;

Fin sept.  Publication, dans L’Ordre, d’un article (quelques lignes) favorable à PL ;

1er oct.     Parution d’une « Gazette » dans le Mercure, dite plus tard Aphorismes sur l’amour ;

1er oct.     Parution d’un article sur Fagus dans Le Figaro illustré ;

05 oct.     « Ma domestique ayant dû me quitter pour maladie, j’ai pris le parti de ne pas la remplacer. Je fais moi-même les deux heures de travail que ces sottes gens faisaient en dépit du bon sens et en se trouvant accablés. » (Lettre à Alice Kampmann). Pour des raisons financières, PL devra passer deux heures tous les jours à s’occuper de ses animaux et tous ses dimanches « pour mettre ma maison en état » (lettre à Henri le Savoureux du 15 décembre) ;

15 oct.     Réponse, dans le Mercure, de Marcel Coulon à la Gazette du 1er octobre ;

Octobre    Projet de parution d’un article sur les animaux dans Visages du monde numéro 8, la revue médicale de Georges Pillement. Ce projet n’aboutira pas et sera publié par Le Figaro illustré de novembre ;

1er nov.    Parution de la Gazette « Directeur de journal » dans le Mercure ;

08 nov.    Mort de Fagus et de Rictus, le même jour ;

1er déc.    Parution d’un article sur Fagus dans La NRF ;

08 déc.     Marie Dormoy, à la bibliothèque Doucet, propose à un Léautaud très réticent, de choisir l’armoire qui enfermera son manuscrit.

10 déc.     (dimanche), déjeuner chez les Paulhan ;

14 déc.     « Longue interview, tantôt, pour le journal Le Jour » ;

16 déc.     Visite inopinée d’Henri le Savoureux à Fontenay.

1934

08 fév.      « Dîner chez Vollard, avec Marie Dormoy » ;

14 fév.      Benjamin Crémieux approche PL pour le faire bénéficier de la rente de « cinquante-cinq ». Après bien des hésitations et des sursauts de dignité, Léautaud acceptera mais pour une année seulement ;

19 mars   « Première séance de pose aujourd’hui chez Marius Cladel » qui réalise le buste de Léautaud ;

Févr.-avr. MD passe son permis de conduire et achète une voiture ;

29 avr.     Soirée à l’Opéra-Comique pour Le Barbier de Séville avec Marie Dormoy et Ambroise Vollard ;

09 mai     Départ d’Anne Cayssac pour Pornic ;

11 mai     « Invitation à déjeuner de Paulhan pour dimanche prochain. J’ai répondu pas possible. » ;

12 mai     « Dîner ce soir chez Hirsch, l’administrateur de la Nouvelle Revue Française, qui habite depuis trois ans à Fontenay une maison charmante à deux pas de chez moi, avec Gaston Gallimard et sa nouvelle femme légitime. » ;

Fin mai    (Vers le 20.) PL se décide enfin à déposer son manuscrit à la bibliothèque Doucet et entreprend les démarches nécessaires. Il reviendra sur cette décision ;

24 mai     PL évoque la fin de sa liaison avec Anne Cayssac ;

04 juin     Malaise de Vallette ;

17 juin     Rose Adler vient à Fontenay photographier PL dans son jardin et chez lui ;

23 juin     Édouard Vuillard, amené par MD au Mercure, dessine (lithographie) le portrait de PL pour le volume Amour ;

02 oct.     Depuis la mort de Dumur, Bernard commence de faire son petit chef ;

28 oct.     Promenade à Versailles avec Marie Dormoy ;

Fin nov.   Parution, chez Malfère, de La Vraie Marion de Lorme, de Marie Dormoy ;

14 déc.     Projet, avorté, d’un portrait par un peintre « Poncet, ou Poncelet […] [qui] me connaît un peu pour m’avoir croisé dans la rue. Intéressé par le visage que j’ai. »

20 déc.     Parution d’Amour « Aphorismes » dans une édition confidentielle tirée à 175 exemplaires par Marie Dormoy aux éditions Spirale ;

22 déc.     Rencontre fortuite, au Luxembourg, avec Edmond Jaloux.

1935

12 janv.   Article élogieux d’Edmond Jaloux dans Les Nouvelles littéraires à propos d’Amour ;

14 janv.   Détection des premiers signes de duplicité chez Jacques Bernard et Yves Florenne ;

23 janv.   (vers cette date), publication dans Vendémiaire d’un article « Paul Léautaud, l’homme de lettres » ;

29 janv.   Visite de Gide et longue conversation ;

02 févr.    Parution, dans Voilà, d’« Actualités amoureuses », rédigé par MD et revu par PL, signé PL ;

07 févr.    « Bernard m’a encore servi tantôt un petit discours féroce sur Duhamel, ne cachant pas ses sentiments : “Je déteste Duhamel. Je le déteste. Je déteste cet homme.” » ;

14 févr.    Marie Dormoy, Léautaud, Ambroise et Lucien Vollard vont voir Amants de Maurice Donnay ;

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28 sept.   Mort d’Alfred Vallette

1936

03 janv.   Parution dans Vendémiaire d’un extrait du « Petit Ami nouvelle manière » ;

11 sept.   Accident de moto de Jacques Bernard occasionnant une « fracture à la base du crâne ». Cette chute de moto vaudra à Jacques Bernard d’être considéré comme irresponsable de ses actes pendant l’occupation et lui vaudra la clémence du tribunal ;

1937

23 déc.     Mort d’Hugues Oltramare.

1938

1939

1944

15 mai     Vente à la Bibliothèque Doucet d’un lot de six lettres de Geneviève Mallarmé-Bonniot adressées à Paul Léautaud dont la modalité d’entrée est indiquée « Achat à Paul Léautaud, 15 mai 1944 ». D’autres documents ont peut-être été vendus à cette même occasion.

9 sept.     Réunion, au Cercle de la Libraire, boulevard Saint-Germain, du Comité du Syndicat des Éditeurs, décidant l’exclusion de Jacques Bernard (et d’autres éditeurs), « en raison de leur attitude professionnelle pendant l’Occupation » ;

16 sept.   Les Lettres Françaises publie la liste des écrivains « mis à l’écart » pour leur attitude durant l’Occupation, dont Jacques Bernard ;

11 oct.     L’Humanité annonce l’arrestation de Jacques Bernard, « l’éditeur nazi du Mercure de France », malgré la protection de Georges Duhamel. L’information sera démentie ;

28 oct.     Marcel Roland succède à Jacques Bernard comme administrateur provisoire du Mercure de France ;

1945

16 févr.    Jacques Bernard est interrogé et inculpé d’intelligence avec l’ennemi, mais laissé en liberté ;

24 mars   Jacques Bernard est à nouveau interrogé et arrêté ;

16 juin     Procès de jacques Bernard ;

20 juillet  Mort de Valéry.

1950

15 avril    Mort d’Anne Cayssac.

1951

19 février Mort de Gide.

1953

23 avril    Mort de Rachilde, âgée de 93 ans.

1956

Parution d’« Œuvres de Paul Léautaud » : Le Petit Ami précédé d’Essais et suivi de In Memoriam et Amours, Paris, Mercure de France, 1956, 273 p.

22 février Mort de Paul Léautaud à Chatenay-Malabry.

06 juin     Parution de Lettres à ma mère au Mercure de France

1957

Mai          Numéro du Mercure de France consacré à Léautaud :

1961

23 mai     Mort de Maurice.

1963

Octobre    Mort de Georgette Crozier

1972

                Exposition à la BNF (site Arsenal) ;

1974

                Mort de Marie Dormoy


[1]     La littérature léautaldienne dans son ensemble ne marque pas ce e final. Le Catalogue de l’exposition de la BNF à l’Arsenal en 1972 et les actes officiels indiquent ce e, qui sera donc marqué ici. Les références à ce précieux catalogue seront nombreuses ici et indiquées « Catalogue de la BNF ». Les notices de ce catalogue ont été rédigées par Lise Dubief et Marie-Laure Prévost, conservateurs au cabinet des Manuscrits.

[2]     Beauvalet avec un seul l. Il y a eu un Beauvallet (ll), également comédien au Théâtre français mais il n’est pas du tout impossible qu’il s’agisse de la même personne au nom orthographié différemment. En fait ils étaient deux. Le père, Pierre-François (1801-1873) et le fils Léon (1828-1885) comédien également. De l’un comme de l’autre nous trouvons beaucoup de traces sur Internet et tous deux étaient en âge d’être le parrain de Paul même si nous avons une tendance personnelle à préférer le fils au père, mort l’année suivante. PL est lui-même incertain de l’identité de ce parrain et écrira à Blanche Boissart le 15 octobre 1908 pour lui demander des précisions. Voir la lettre reproduite à cette date. Blanche Boissart répondra le 19 octobre qu’elle n’en a aucun souvenir (lettre non reproduite). Dans Vie secrète de Paul Léautaud, Flammarion 1972, Marie Dormoy écrit Beauvallet, ce qui ne prouve rien. Dans sa chronique du Temps du 4 mars 1897 à l’occasion du départ à la retraite de Firmin, Jules Claretie a écrit : « Et sa bonne voix, timbrée d’un accent d’Arverne, sortait de la boite du souffleur, pendant les répétitions, pour donner telle indication utile, évoquer les mouvements de Samson, de Provost, de Monrose, de Beauvallet, ses maîtres, ses amis ! »

[3]     Blanche Boissart, dite Bianca, actrice à la Comédie-Française. Quand Léautaud prit le nom de Boissard pour signer certains textes puis ses critiques dramatiques à partir d’octobre 1907 il mit par ignorance un d final au lieu d’un t, d’où « Boissard. »

[4]     Henri-Polydore Maubant (1821-1902) titulaire de 45 années de carrière à la Comédie-Française où il est entré en 1842.

[5]     Dans son Introduction aux Lettres à ma mère, Marie Dormoy date cette vision d’un Paul « n’ayant guère plus de trois ans ». Dans la chronologie de son Léautaud (Gallimard 1958) Marie Dormoy date ce même épisode de « 1876 ou 1877 », donc vers quatre ou cinq ans, ce qui semble davantage vraisemblable.

[6]     D’autres sources indiquent que c’est Firmin qui a renvoyé Marie qui lui avait fait des reproches quant à sa conduite devant son fils.

[7]     Joseph Reinach (1856-1921), Avocat, journaliste et homme politique dreyfusard, député des Basses-Alpes.

[8]     Quotidien fondé par Léon Gambetta en 1871.

[9]     Voir Passe-Temps. Cette revue n’aura qu’un seul numéro, distribué dans les kiosques par PL et AVB. Il n’est pas sûr que PL ait écrit un texte dans ce numéro.