Une réattribution

Une réattribution depuis « Le Cardonnel/Vellay »

Georges Le Cardonnel et Charles Vellay[1] ont rassemblé quelques enquêtes parues dans le Gil Blas au début du siècle dans un volume : La Littérature contemporaine (1905), opinion des écrivains de ce temps paru au Mercure de France à la fin de 1905.

À l’occasion de la parution de cet ouvrage, qu’ils ont souhaité enrichir et actualiser, ils se sont rapprochés de Léautaud (surtout Georges Le Cardonnel) pour un entretien au printemps 1905.

Le 16 juin, Léautaud écrit à Georges Le Cardonnel à propos des pages qui lui sont consacrées : « Je trouve que le ton de ces pages est un peu bien sérieux et sévère, et dogmatique. Je n’aurais jamais cru qu’il en serait ainsi » et demande de pouvoir effectuer des corrections sur épreuves…

De lettres en visites sur lesquelles nous ne savons rien nous aboutissons le 7 août sur une nouvelle lettre de Léautaud à Georges Le Cardonnel : « Revoilà, cher Monsieur, vos épreuves, plutôt remaniées, n’est-ce pas ? Vous allez sauter, sans doute. Pourtant, rassurez-vous. Je n’ai rien changé au fond du texte primitif. Je n’ai fait qu’ajouter quelques méchancetés de plus, sans rien changer non plus à votre distribution, à l’ordre de vos remarques, de vos questions, etc. » Bref, tout est changé et il faut même compter « au plus une page et demie de plus qu’auparavant ». De fait ce texte de six pages fait le double de la moyenne des autres auteurs (97 auteurs sur 304 pages utiles).

À la lecture, ce texte se révèle du meilleur Léautaud de cette époque mais comme il n’est pas signé et que Léautaud l’a laissé sous sa forme originale d’entretien, personne n’y a prêté attention et il n’est donc pas crédité même dans les meilleures bibliographies.

Voici donc, non pas un inédit de Léautaud mais un texte réattribué, sauf peut-être le premier paragraphe, sans doute laissé tel :

M. Léautaud a publié un livre, le Petit Ami, qui est bien près d’être un chef-d’œuvre. On ne l’a pas assez écrit. Cela se dit si volontiers de tant de livres, et quand c’est vrai, cela s’écrit si difficilement. M. Léautaud révèle un curieux mélange de sécheresse et de tendresse, de candeur et de scepticisme, de lassitude et d’amour de la vie. Et comme l’amoralisme de ce jeune homme est représentatif d’une certaine génération ! Mais, précisément parce que M. Léautaud écrit comme il pense et sent dans un style dont la simplicité naturelle demeure de l’élégance, peut-être bien lira-t-on le Petit Ami, qu’on a trop peu lu, alors qu’on aura oublié jusqu’aux titres de nombreux livres que la mode et la critique nous font lire en nous ennuyant.

« Une interview, et pour une enquête littéraire! nous dit M. Léautaud. Ah ! il va falloir être sérieux, alors !

» Vous me demandez si je crois à l’utilité des écoles ! Vous me parlez de naturisme, humanisme, renaissance classique ! Ces grandes questions ne m’ont jamais très occupé, je l’avoue. Un groupe de bons jeunes gens auxquels il faut des règles, des préceptes, et qui se mettent à travailler en conséquence, en prenant bien garde de ne pas dépasser l’évangile prescrit ! Merci ! Je n’ai rien d’un disciple ni d’un “joueur de flûte”. Je vous assure que quand j’écris, ce qui m’arrive quelquefois, je ne pense guère à être ceci ou cela. Je pense à moi, uniquement à moi, et je trouve que ça suffit. Je ne sais même pas si je pourrais écrire sans dire je. Alors, vous voyez, il peut y avoir une renaissance classique ou n’y en pas avoir. Ce n’est pas moi qui me dérangerai pour y aller voir.

— Et le roman ?
— Le roman… Bien difficile, le roman. À dire vrai, je ne m’y sens guère porté. Mon goût va bien plutôt aux livres où c’est l’auteur qui parle. Trouver dans un livre un homme, au lieu d’un auteur ! Ce n’est guère le fait du roman, n’est-ce pas ? Tout y est plutôt combiné pour le meilleur développement d’une histoire quelconque, qui n’a que peu de rapports avec la personnalité de l’auteur. C’est même le défaut de la plupart de nos romanciers actuels : aucun intérêt en dehors de leurs livres. Ils ne savent qu’écrire et sont seulement de plus ou moins bons faiseurs de livres. Croit-on qu’un Cervantès, pour ne citer qu’un exemple, aurait écrit le Don Quichotte, sans la vie aventureuse qu’on sait ? Voyez-vous : vivre une vie curieuse, être un individu curieux, je donnerais pour ça tous les chefs-d’œuvre d’hier et d’aujourd’hui. Que c’est peu de ne trouver dans un livre qu’un livre bien fait ! Sans compter que presque aucun de nos chers maîtres ne raconte rien que ne puisse raconter presque aussi bien un confrère… »

Léautaud ajouta, avec l’air de penser à autre chose : « On écrit aujourd’hui par métier, c’est tout dire. Je ne lis plus guère des romans qui paraissent que les titres, pour être au courant. Je sais ce que fait chaque auteur. À chaque nouveau livre, je me dis : un de plus, — et ça me suffit, jusqu’au prochain. Je ne fais d’exceptions que pour ceux que l’on m’offre, et dont il faut bien que je puisse faire des compliments aux auteurs. Vous comprenez ? Il s’y trouve de si belles dédicaces ! Ce serait du dernier mal élevé de ne pas leur rendre la réciproque. Je peux d’ailleurs me vanter de n’avoir pas écrit en tout vingt lettres sincères dans ce genre de relations. La sincérité, du reste, c’est bon vis-à-vis de soi-même ; vis-à-vis d’autrui, c’est sans intérêt. Les écrivains qui m’ont envoyé les livres les plus intéressants, M. Henri Albert, par exemple, pour les Nietzsche[2], et M. Remy de Gourmont, n’ont jamais reçu un mot de moi. À quoi bon, et c’est si difficile aussi ! Est-ce que j’ai jamais pu réussir à dire à M. Henri de Régnier, le premier de nos romanciers actuels, selon moi, tout l’émerveillement que me cause chaque nouveau livre de lui ? Les admirables pages finales du Passé vivant, par exemple ! Il me suffit de les relire pour être de nouveau tout remué d’émotion. Allez donc expliquer cela ! Cela se sent, se goûte en soi, oui, mais l’exprimer…

» J’aime avant tout les livres qui racontent un individu, ou qui peignent une époque, le plus directement possible, presque en style d’affaires. Pas de phrases, si admirables qu’elles soient, de métaphores extraordinaires, qui vaillent pour moi la netteté, la concision. Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que je donne tous les romanciers possibles pour les mémorialistes, les anecdotiers, les confesseurs de soi-même, un La Rochefoucauld, un Retz, un Chamfort, un Ligne[3], un Stendhal. Ah ! la fantaisie, le laisser-aller, la négligence même ! Cinquante Flaubert pour un Stendhal, voulez-vous ? et c’est encore moi qui y gagnerai.

» Et quel sérieux, chez nos romanciers ! Vous avez dû pouvoir en juger. Tous convaincus de leur talent, de la grandeur de leur fonction, de la portée considérable de ce qu’ils écrivent. Il n’y a qu’à voir la façon dont ils se font photographier, dans des attitudes on ne peut plus “penseur”, comme on dit aujourd’hui. À ce propos, avez-vous remarqué avec quelle facilité on est “penseur” aujourd’hui ? Jusqu’à M. Carrière[4], le plus admirable exemple du “chiqué” en peinture. J’ai toujours pensé, moi, que la première marque du vrai talent, ou, si vous voulez, d’un certain esprit, est la raillerie, l’ironie, le don de rire de soi-même, de mettre un masque à ses plus chères émotions, de savoir danser sa propre danse. Oui, savoir danser, tout est là, quand même ce ne serait qu’un pas solitaire. Ces gens-là ne savent pas danser. »

Puis, avec sa brusquerie charmante, M. Léautaud reprit :
« Il est vrai que danser, à notre époque ! Ah ! on aura une belle littérature, si ça continue. On peut en juger par tout l’humanitarisme qui traîne déjà dans pas mal de livres. On veut instruire, éduquer, vulgariser l’art. Les musées du soir[5], les objets d’art à bon marché, les fêtes humaines, l’art pour tous, on n’entend plus que ça, et ce brave M. Carrière, lâchant ses chefs-d’œuvre, va débiter son pathos dans les salles du Louvre, à de bons ouvriers qui n’en peuvent mais. Je n’ai vraiment rien de commun avec tout ce monde-là, croyez-moi. Rien ne m’intéresse moins que mon prochain et je m’en voudrais d’enseigner quoi que soit, ou d’aider au progrès de qui que ce soit. Il suffirait même d’un livre pour faire le bonheur de l’humanité et je serais capable de l’écrire, que je m’empresserais de m’en garder. D’ailleurs, rassurez-vous, je me connais, il n’y a rien à craindre.

» A-t-on jamais vu, aussi, une époque plus morale ? Pure hypocrisie, naturellement, mais hypocrisie bête, et laide, car il y a une hypocrisie vertu, celle qui entretient l’amitié, les bons rapports, les sentiments bien cotés, etc. Qu’un de nos romanciers publie un livre plutôt obscène, plein de derrières et de devants, avec quelques sentimentalités hébétés pour faire passer le tout. On le félicitera, on l’enviera. Quel gaillard ! et quel talent ! Et si, par hasard, on lui objectait certains détails, tout de même un peu vifs, la réponse pour gagner la partie ne serait pas difficile. “Oh ! vous savez, moi, j’ai écrit cela parce ça se vend. Mais je n’y suis pour rien, je suis un homme moral, bien-pensant, comme tout le monde, quoi !” Qu’au contraire un individu à qui la façon dont il a été élevé, les mœurs de sa famille, n’ont pas donné tous les préjugés en honneur, écrive un livre où il dit librement, et le plus sincèrement possible, sans aucun souci du qu’en dira-t-on, ce qu’il a vu, senti, aimé, selon sa seule sensibilité… Celui-là, on ne sera pas loin de le mépriser tout bas, de le traiter presque de triste personnage, jusqu’à des écrivains qui en deviendront soudain moralistes en diable ! Heureusement qu’il s’en moque, comme du reste. Il a su danser, et il dansera encore, quand ce ne serait que pour lui tout seul. Et n’allez pas vous figurer que ce n’est pas de moi qu’il s’agit. Vous vous tromperiez. »

Et avec tristesse, M. Léautaud poursuit :
« Combien y en a-t-il qui osent, qui osent être soi, avoir le goût de leurs idées, même singulières, même choquantes ? II est vrai qu’il faut pour cela se sentir vraiment quelqu’un. Je n’en vois guère que deux, aujourd’hui : M. Remy de Gourmont et Francis Jammes. On riait aux premiers vers de Jammes. D’autres se seraient peut-être arrêtés, rendus timides, hésitants. Lui a continué, et on peut l’aimer ou ne pas l’aimer, s’il avait écouté les rieurs, il n’y aurait pas et nous ignorerions de très belles choses, souvent.

» Par contre, quelle fidélité au passé, quelle chaîne avec les vieux livres, quels relents des “humanités”. Le premier collégien venu peut devenir un écrivain avec une traduction de tel ou tel poète ou conteur grec ou latin. M. France nous rase depuis dix ans avec ses déchets de bibliothécaire. M. Élémir Bourges, le grand endormeur, en est encore à Prométhée, et Dieu sait avec quels lieux communs ! Ah ! la Nef ! comme on dit déjà[6]. Et pourtant! voyez-vous, j’ai beau plaisanter. Quand j’ai lu cette chose, quand j’ai essayé de lire, plutôt, ce poème, comme on dit, je suis resté tout un moment à penser à l’auteur. Vivre si peu, être si loin de la vie, n’être ainsi qu’une machine à phrases ! Et je songeais au jour où cet homme serait étendu sur son lit de mort, aussi inerte, alors, que l’œuvre de sa vie. Je trouvais là une sorte de beauté pleine de silence… »

Et M. Léautaud conclut :
« Enfin, si ça les amuse ! Car tout est là, et c’est l’unique morale, l’unique dogme, l’unique motif de vivre : son propre plaisir, au mépris de tout le reste. Pourtant chez M. France et chez M. Bourges, c’est bien plutôt manque de sensibilité. Est-il rien d’ennuyeux comme les érudits, surtout ceux dont l’érudition perce à chaque instant ? Quand je lis de pareils livres, je songe à cette phrase de Nietzsche : “Un livre savant révèle toujours une âme qui se voûte.”

— Il y a aussi les femmes écrivains ?
— Vous parlez ! C’est même une chose que j’envie. Chacun son cabinet de travail, et ses travaux, dont on se donne des nouvelles aux repas. Plus de danger de ne penser qu’à soi, de se goûter avec frénésie, pour se fourrer jusqu’au cou dans ce qu’on écrit, ce qui ne vaut rien, comme vous savez. Avez-vous vu là-dessus des numéros de Femina, il y a quelque temps, où il y avait de si belles photographies, M. Dorchain[7], par exemple, et M. Mendès[8], tous deux avec des dames à l’air très “muses” ? Il paraît que c’est un poète, ce M. Dorchain ? Comme c’est curieux ! Et M. Mendès ? J’ai connu dans mon enfance, rue des Martyrs, un peintre qui faisait des copies de toiles de maîtres, qui avait ce nom-là. Ce n’est pas le même, je pense ? Je me rappelle aussi un numéro de la Vie Heureuse, où l’on voyait M. Paul Adam dans des tas de poses, jusque sur un bateau, si j’ai bonne mémoire. Grand talent, hein ? M. Paul Adam ! Il paraît qu’il écrit souvent dans la même journée cinquante pages d’enthousiasme. Je n’en sais rien, c’est le journal qui le disait. Cinquante pages d’enthousiasme ! C’est donc ça que c’est si assommant !

— Et le théâtre ?
— Oh ! le théâtre ! il y a beaux jours que je n’y vais plus. Pour les pièces qu’on joue ! Toujours la même histoire, ou à peu près. Dès le premier acte on devine le reste, et alors, à moins de ficher le camp, on n’a plus qu’à dormir jusqu’à la fin. D’ailleurs, la littérature dramatique d’aujourd’hui, prise on bloc ! Tout ça ne vaut pas pour moi le moindre jeu de lumière dans des Folies-Bergère, ou dans un cirque.

— Que pensez-vous de la critique?
— La critique ! Elle n’existe plus guère, je crois. Il est vrai que pour se reconnaître au milieu de tant et tant d’ouvrages ! Être critique littéraire, et lire tous les livres, voilà de ces plaisirs que je n’envie pas. Il y a pourtant au moins trois personnes en ce moment qui les assument. D’abord, Mme Rachilde, au Mercure. Vous connaissez ses comptes-rendus, pleins de fougue, méchants ou cordiaux selon son impression, mais toujours pleins d’intérêt. Puis M. Ernest-Charles, à la Revue bleue, toujours curieux de nouveauté, et le plus souvent très juste dans ses appréciations, faisant bien la distinction entre les faiseurs et les vrais écrivains. Personne n’est mieux disposé que lui pour les nouveaux venus. J’en sais quelque chose. Enfin, il y a M. Léon Blum, que j’ai un peu perdu de vue, depuis qu’il a quitté le Gil-Blas. C’est à peu près tout, je crois. »

Léautaud nous dit encore :
« On a dû vous parler beaucoup de Mme de Noailles, n’est-ce pas ? J’aime beaucoup Mme de Noailles. Elle a fourni à quelqu’un l’occasion d’un si joli “mot” en l’appelant Madame Réclamier ! De plus, ses vers ne sont pas mal, quelquefois. Quant à ses romans, vous savez quelles merveilles ce sont. Du Saint-Georges de Bouhélier[9], ni plus ni moins. Naturellement, il y a des grincheux, comme autour de toutes les gloires. Si je vous disais qu’hier encore j’ai trouvé quelqu’un qui s’étonnait que M. Remy de Gourmont, malgré une œuvre déjà considérable et diverse au possible, ne soit pas plus connu. Je vous le demande, n’est-ce pas être fou ?

» Il y a un dessin de Forain[10] qui représente de belles madames aux champs, en extase devant une petite gardeuse d’oies, dont elles admirent la couleur nature, du haut de leur face à main. “On dirait une petite pomme d’api ! trouve l’une d’elles, en minaudant. Que dit Pomme d’api ?” Et la petite leur répond : “Pomme d’api, elle vous dit…” Un écrivain fort connu, et chez qui Mme de Noailles fréquentait, me rappelait dernièrement ce dessin, et me disait : « C’est tout à fait Mme de Noailles avec son admiration pour les légumes. Je la vois se pâmant devant un potager, célébrant dans son cœur “la poésie des radis” comme elle dit, et il me semble les entendre lui répondre : “Les radis, ils vous disent…” Mais vous le garderez pour vous, n’est-ce pas ?

» Ne vous en allez pas encore, je voudrais vous parler un peu de quelques écrivains, M. Huysmans, par exemple, M. Mirbeau, M. Barrès. Il est vrai que ce ne sont pas là de grands écrivains. Ils ont le défaut d’être de leur époque, de mettre notre vie dans leurs livres, et dans tout ce qu’ils écrivent on sent quelque chose d’eux. Je ne me corrigerai jamais, décidément ! »

Et M. Léautaud nous quitta sur cette boutade. »

[1]      Georges Le Cardonnel (1872-1951) & Charles Vellay (1876-1953). On ne confondra pas Georges Le Cardonnel avec son frère, l’abbé Louis Le Cardonnel (1862-1936), poète figurant dans l’édition de 1908 des Poètes d’aujourd’hui.

[2]      Henri Albert (Henri-Albert Haug, 1869-1921), traducteur de Nietzsche, collaborateur du Mercure pour la rubrique des « Lettres allemandes ».

[3]      Peut-être Charles-Joseph Lamoral, 7e prince de Ligne (1735-1814), diplomate et homme de lettres belge de langue française. (Les notes de cette page proviennent de notre édition de l’Œuvre datée. Les noms propres sans note ont tous fait l’objet d’une note antérieure.)

[4]      Eugène Carrière (1849-1906) peintre symboliste ayant eu un grand renom dans son siècle. Eugène Carrière avait été fondateur, en 1890, de l’« Académie Carrière ».

[5]      Ces « Musées du soir » avaient été initiés par Gustave Geffroy. À la mort de Gustave Geffroy, dans son Journal au 12 avril 1926, PL évoquera encore conjointement ces Musées du soir et le peintre Eugène Carrière : « Sa figure, comme ce qu’il a écrit, sent les Musées du soir, la peinture de Carrière, l’art pour tous, les fêtes pour le peuple et autres abominations. »

[6]      Roman d’Élémir Bourges (1852-1925) d’abord publié en feuilleton dans le Mercure puis paru chez Stock en 1904.

[7]      Auguste Dorchain (1857-1930).

[8]      Catulle Mendès (1841-1909), écrivain et poète (note rajoutée pour ce blog).

[9]      Saint-Georges de Bouhélier (Stéphane-Georges Lepelletier de Bouhélier, 1876-1947), poète, romancier et auteur dramatique. Bouhélier fonda le naturisme, mouvement cherchant la vérité et la beauté dans l’art et soutenu par la Revue naturiste. Il est le fils du journaliste et poète Edmond Lepelletier (1846-1913).

[10]    Louis Henri Forain (1852-1931), peintre, illustrateur et graveur, ami de Verlaine et de Rimbaud, avec qui il habita, rue Campagne-première en 1872. Certains de ses croquis de presse, mordants, sont encore d’actualité.