Paul Léautaud et Stendhal

Stendhal dans le Journal littéraire de Paul Léautaud

Page publiée le quinze mai 2026. Temps de lecture : onze minutes.

Le premier avril dernier, à la mairie de Paris-centre, Pascal Pfister, spécialiste de Remy de Gourmont, tenait une conférence sur Remy de Gourmont et Paul Léautaud Stendhaliens. Ça a été l’occasion de demander à Pascal une petite page résumant son exposé pour les malheureux qui n’ont pu y assister. La voici.

Stendhal est « l’écrivain que Léautaud a le mieux compris, le plus aimé, le plus admiré », écrit en 1964 Marie Dormoy1, certainement la femme qui a le mieux compris et le plus aimé Paul Léautaud. Son Journal littéraire a conservé les émotions ressenties en lisant les œuvres de Stendhal. Il rapporte les discussions avec les stendhaliens, historiques, comme Adolphe Paupe, ou récemment convertis, comme Remy de Gourmont. Il décrit les difficultés à écrire sur l’écrivain, raconte les achats de livres, les pèlerinages sur sa tombe ou les colères devant une certaine « Stendhalmania ». Plusieurs travaux ont été consacrés à ce lien si particulier, une liste figure à la fin de cet article.

Paul Léautaud est né le 18 janvier 1872 à Paris. Son père, Firmin, 38 ans, et sa mère, Jeanne Forestier, 20 ans, non mariés, sont tous les deux artistes dramatiques. Jeanne, mineure à la naissance de Paul, a remplacé depuis peu sa sœur aînée Fanny dans le lit de Firmin. Elle quittera très vite le foyer conjugal, mais conservera un lien avec son fils. Paul est élevé par Marie Pezé, sa seconde maman, jusqu’en 1882 où son père s’installe avec une nouvelle compagne à Courbevoie. En 1884 naît un demi-frère, Maurice. Firmin, formé au Conservatoire de Paris, est depuis 1875 souffleur à la Comédie française. Paul l’accompagne, il gardera toute sa vie le goût du théâtre.

Certificat d’études en poche, Léautaud quitte l’école en 1886, travaille comme employé de bureau, tout en rêvant à une carrière littéraire, lisant en autodidacte. Il est soutenu par sa marraine, l’actrice Blanche Boissart. Il écrira plus tard sous le pseudonyme de Maurice Boissard, associant au prénom de son demi-frère, le nom de sa marraine, à une lettre près. Adolphe van Bever, ami de l’école communale, l’entraîne dans le monde littéraire. Sa première publication en 1892 est signée Paul Forestier, le nom de sa mère ! Le 3 novembre 1893 il écrit les premières lignes de ce qui va devenir un journal. Il rencontre en avril 1895 Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, qui l’encourage et publie ses poèmes et essais. Léautaud ne manquera jamais de noter dans son journal les compliments du directeur à son égard. Van Bever devient secrétaire de rédaction de la revue en 1897 et, avec Léautaud, ils publient en 1900 une anthologie de 34 Poètes d’aujourd’hui qui aura un grand succès. Léautaud attendra 1908 pour être à son tour salarié de la revue.

Le 16 décembre 1902, âgé de 30 ans, il jette un regard rétrospectif sur sa vie littéraire :

[…] Il y a eu comme cela la crise élégiaque (17 à 20 ans), — la crise poétique (et un peu romans et nouvelles) (20 à 25 ans), — la crise philosophique (Taine, Renan, Barrès) (25 à 28 ou 29 ans), puis j’ai commencé à être un peu moi-même (article sur Tinan), la besogne des Poètes d’aujourd’hui m’a nettoyé, la lecture assidue et amoureuse de Stendhal, une lecture plus profonde, plus studieuse qu’autrefois, m’a éclairé, de longues réflexions.

L’article sur Jean de Tinan est paru dans le Mercure du 1er août 1899, après le décès du jeune écrivain. Le Journal permet de tracer cette lecture « assidue et amoureuse » de Stendhal. Le 28 octobre 1894, après avoir vraisemblablement lu le Rouge et le Noir, il écrit

Julien Sorel. Presque un modèle !

Et quand, le 25 octobre 1897, il ose écrire à Remy de Gourmont, un des piliers du Mercure, il note :

Julien Sorel. Oui un modèle

En 1897, Paul Valéry « stendhalise » Léautaud en lui faisant découvrir La Vie de Henri Brulard et Souvenirs d’égotisme. Léautaud décrit le 22 mars 1901 sa :

Grande ferveur stendhalienne.
Je sens tellement combien ces livres-là (Vie de Henri Brulard, Souvenirs d’égotisme), depuis presque un an dans ma bibliothèque, et que j’avais lus auparavant, me plaisent, que j’ai envie de ne plus les lire pour les retrouver presque neufs plus tard, quand je ne pourrai plus que lire.
Je sens que je deviens.
             O mon cher Stendhal !

Un peu plus tard, le 13 avril 1901, il achète la Correspondance en deux tomes de Stendhal2 :

Trouvaille extraordinaire. J’ai acheté aujourd’hui, pour douze francs, sur l’argent des Poètes d’aujourd’hui — bienfait de la poésie ! — chez le petit bouquiniste de la rue de Seine à la jolie boutique un peu en retrait, face à la rue des Beaux-Arts, les deux volumes de la Correspondance de Stendhal. Rien qu’à les entr’ouvrir, je sens que je vais avoir un tel plaisir à les lire que j’ai comme une envie de retarder ma lecture.

Il se rappellera jusqu’à la fin de sa vie les belles soirées passées à lire cette Correspondance.

En avril 1901, il note :

Je ne veux plus écrire désormais que de la manière dont on écrit les Souvenirs ou les Mémoires.

Cela aboutit à son premier roman, Le Petit ami, qui paraît en février 1903. C’est le récit écrit à la première personne du singulier d’un jeune homme qui vit au milieu des lorettes. Pendant la rédaction du roman, Léautaud se rend à Calais en octobre 1901 pour assister aux obsèques de sa tante Fanny. Il rencontre pour la première fois sa grand-mère maternelle et passe deux jours avec sa mère, la revoit ensuite à Paris et correspond avec elle quelques mois. Ce rapprochement inattendu, et la rupture douloureuse qui suivit, va orienter la rédaction de son roman : le Petit Ami va, lui aussi, rencontrer sa mère, dans une atmosphère incestueuse. Bien qu’introduit par une citation de Stendhal3, Le Petit Ami n’en est pas une imitation. En 1904, Léautaud se fera la réflexion que ces événements lui sont arrivés alors qu’il était en pleine transformation morale. Il venait de lire tout Stendhal, commençait « à se trouver », en perdant la « paralysie de l’admiration ». Il était « comme une terre fraîchement remuée, toute remuée plutôt ». Les émotions ressenties à Calais ont pu entrer en lui sans peine et le marquer d’autant plus profondément (voir l’article de Raymond Mahieu).

Léautaud est aussi bouleversé par le portrait de Stendhal peint par Södermark4, qu’il verra en décembre 1907, cet admirable visage qui n’a

Plus rien du marchand de marrons, mais une figure douce, fine, pleine d’esprit et d’intelligence5.

Comme on lui dit que les yeux de l’écrivain sont tout à fait les siens, il met une feuille de papier sous les yeux du portrait et conclut :

Ce sont en effet tout à fait mes yeux6 ».

Il se rend aussi régulièrement sur la tombe de Stendhal, par exemple en 1901, pour le remercier du Lucien Leuwen.

C’est au mois d’août 1903 que Léautaud découvre les Lettres intimes et le Journal :

Quelle capacité d’analyse, si jeune pourtant, que n’en étais-je capable au même âge et même aujourd’hui, je n’oserais pas encore écrire une étude sur Stendhal, malgré tout le désir que j’en ai et le plaisir que j’en aurais.

Car l’envie est bien là :

Il n’y a pas un écrivain qui me donne plus l’envie d’écrire que Stendhal (9 juin),

Il n’y a que des livres comme ceux de Stendhal et ceux de Nietzsche pour me mettre le cerveau en mouvement. (11 juillet).

L’Ermitage de mars 1906, page 138

En 1904, enfin mûr, il publie Le Stendhal Club dans la revue L’Ermitage de mars 1905. C’est un compte rendu du livre de Stryienski, Les Soirées du Stendhal-Club, étrange club dont on ne connaît ni les membres, ni l’adresse, mais qui, pour Léautaud, existe :

Seulement, c’est un club un peu dispersé. Les séances s’en tiennent à des endroits très différents, qu’on ne connaît même pas tous, et souvent il y a plusieurs séances à la fois, et à chacune presque toujours un seul assistant. Les stendhaliens tiennent chacun leur petit club, sans convocation, sans rien de périodique, simplement quand il leur plait. Ce sont les soirées délicieuses où ils relisent leur auteur, celui qui est pour eux, mieux qu’aucun autre, le grand excitateur d’esprit. Même, le relisent-ils vraiment ? Les livres qu’on aime, il suffit quelquefois de les prendre et de les rêver sur leur titre7.

Léautaud arrive à exprimer tout ce que Stendhal représente pour lui, préférant dans son œuvre « tout ce qui vient de l’homme plutôt que du littérateur8». Il avouera avoir écrit cet article en 5 ou 6 soirées, ajoutant « ce qui n’est pas si mal » (3 novembre 1905). Près d’un siècle plus tard, en 1994, Le Stendhal Club introduira un colloque, se hissant ainsi au rang de manifeste des stendhaliens.

C’est certainement après sa lecture que Remy de Gourmont propose à Léautaud, durant l’été 1905, de composer un volume sur Stendhal pour la collection des « Plus belles pages » qu’il dirige aux éditions du Mercure de France. Léautaud accepte et se met aussitôt à la tâche. Le 30 août, montrant un paquet de volumes de Stendhal, il dit à Gourmont en riant « les pages choisies à l’état brut. » Il trouve que c’est bien délicat de tronquer ainsi, surtout dans les romans.

On se rappelle à chaque instant la parole de Beyle quand il disait qu’aux écrivains cotés de son temps, il aurait fallu quatre volumes pour écrire chacun de ses livres à lui9.

C’est aussi l’occasion de belles discussions et la naissance d’une amitié :

Je songeais en rentrant chez moi combien, tout de suite, je me suis trouvé à l’aise avec Gourmont, parlant selon mon idée, disant mes idées au hasard de l’improvisation, sans rien d’emprunté, de réticent, d’hésitant, de timide10.

En janvier 1906, Gourmont a l’idée de créer une Chronique stendhalienne dans l’Ermitage. Léautaud s’enthousiasme pour ce projet et organise, le dimanche 21 janvier, une rencontre chez Adolphe Paupe qui leur exhibe toute sa collection stendhalienne, « jusqu’à deux assiettes ornées du portrait de Beyle ». Gourmont regarde tout cela avec intérêt, parle de Stendhal avec une grande clairvoyance, si bien que Paupe se demande s’il n’est pas aussi un stendhalien ? Au moment de partir, Paupe déclare à ses hôtes qui s’excusent de l’heure tardive : « Oh ! vous savez, moi ! Je dîne de Stendhal et je soupe de Beyle. » La Chronique stendhalienne paraît à partir du 15 mars pour seulement cinq livraisons mensuelles signées par M. Coffe qui n’est autre que Gourmont. Chaque chronique comprend une partie bibliographique et rassemble des notes et impressions de lecture, des portraits de stendhaliens, des analyses et études, des inédits… Paupe, qui n’est pas de l’aventure car il voulait être rétribué, se montre très critique sur la première chronique, y trouvant des erreurs, disant que ce M. Coffe devrait aller à l’école ou se taire, ce qui fait bien rire nos deux compères. Dans la troisième chronique du 15 mai, Léautaud établit une liste de 121 pseudonymes de Beyle, complétant un relevé largement entamé avant lui.

En janvier 1907, Gourmont, décidément de plus en plus stendhalien, suggère à Léautaud d’établir un Itinéraire de la vie de Stendhal qui pourrait être dessiné sur une carte. Léautaud s’y met le soir même et « Les itinéraires de Stendhal » paraissent dans le Mercure du 1er novembre11.

Les plus belles pages de Stendhal sont publiées en janvier 1908. Les romans ont peu de place dans cette anthologie, 70 pages sur 523, le reste étant emprunté aux écrits autobiographiques, complété par toutes les préfaces écrites par Stendhal. Léautaud justifie ses choix, car « chez Stendhal l’homme importe autant que l’œuvre. » Pour lui, ce qui caractérise l’écrivain, c’est son manque d’hypocrisie (il dit comme il pense et écrit comme il sent, uniquement soucieux d’être clair, prompt et exact), le fait d’avoir vécu avant d’écrire (écrire pour lui, ce fut le plus souvent le plaisir de revivre sa vie) et sa destinée (il l’avait prévue et s’en faisait un jeu. Elle lui a pleinement réussi).

Les travaux de Léautaud sur Stendhal s’arrêteront là, son Journal contient moins de références à l’écrivain les années suivantes. Il refuse régulièrement préfaces, articles ou conférences. Il cite parfois Stendhal dans ses articles signées Maurice Boissard, et continue d’écrire des textes autobiographiques dans la veine du Petit Ami. Le 15 juin 1928, il reçoit la visite du jeune André Malraux envoyé par Gallimard, avec le projet d’une collection où les écrivains d’aujourd’hui commenteraient ceux d’hier. On lui propose Chamfort, Léautaud demande 30 pages sur Stendhal, le projet n’aboutira pas. Il note les conversations intéressantes, comme ce 28 juillet 1908 où il explique à Gourmont, décontenancé par l’incohérence de Lamiel12, que Stendhal à cette époque :

[…] devait avoir besoin d’excitant pour écrire, déprimé qu’il était par l’ennui. La preuve, c’est sa lettre à Balzac, cette merveille de ton, d’esprit, d’humour presque. Il lit l’article de la Revue parisienne13. C’est le coup de fouet. Toute son intelligence pétille. Il écrit, vif, prompt, avec l’ironie de l’homme qui rit de se voir admiré. On ne se lasse pas de la relire, cette lettre, quand on sait percer le ton des mots, la couleur de l’esprit. Il y a des phrases qui ont tout l’accent de paroles parlées, de vraie conversation pleine d’abandon.

En août 1915, Léautaud se rend chez Paupe qui vient de perdre son fils après une appendicite. Ce « curieux bonhomme » a couvert de lettres de son fils, les pages de garde de volumes de Stendhal.

Quand Léautaud apprend, en juin 1924, que l’on va prochainement poser à Civita-Vecchia une plaque sur la maison de Stendhal, il rêve d’y aller, se fiant à la promesse du directeur des Nouvelles littéraires14 de lui offrir le voyage, mais malheureusement Léautaud ne dépassera pas la rue de Milan, adresse du journal, le directeur ayant oublié son engagement. Il était pourtant attendu par un ministre italien, sa notoriété dépassant les frontières.

Dans les dernières années de sa vie, Léautaud se montre plus critique sur Stendhal. Le 20 août 1948, il se méfie un peu de ses attitudes.

J’ai horreur de ces hommes qui idéalisent à distance, en écrit, une femme (ce qui est déjà d’une niaiserie) et se livrent dans la réalité à ces parties de commis-voyageurs.

Dans une longue note du 15 octobre 1951, il se moque de la théorie de la cristallisation, qui fait qu’on pare…

de toutes les qualités morales et spirituelles la femme de laquelle on est épris, ce qui est encore le signe d’une immense niaiserie chez un homme, et dans laquelle je puis me vanter de n’avoir jamais donné

Il se dit aussi complétement défrisé quand il apprend que la fameuse lettre à Balzac a nécessité six brouillons.

Paul Léautaud décède le 22 février 1956 à la Vallée-aux-Loups, la maison de Chateaubriand.

§

En conclusion, la lecture des œuvres intimes de Stendhal a opéré en Léautaud une transformation morale qui lui a permis d’écrire sur les moments douloureux de sa vie. Son Journal littéraire témoigne de cette lente maturation. N’étant pas un coureur de fond, Léautaud ne pouvait écrire que des textes courts et denses, dans son journal ou dans des revues. Si son apport aux études stendhaliennes est plutôt maigre, l’article sur le Stendhal-Club aura mis en lumière Paupe et Stryjeński, ses frères en érudition, avec toujours un œil ironique. Il a aussi « stendhalisé » Remy de Gourmont.

Bibliographie

— Marie Dormoy. « Léautaud et Stendhal », Stendhal Club no 24, 15 juillet 1964, p. 265-270 ;

— Raymond Mahieu. « Stendhal, tentation de Léautaud », Stendhal Club no 52, 15 juillet 1971, p. 309-323 ;

— Victor Del Litto. « Léautaud stendhalien », Quinzaine littéraire no 394, du 19 au 31 mai 1983, p. 15 ;

— Victor Del Litto. « Documents inédits pour servir à l’histoire du stendhalisme. I — Paul Léautaud », Stendhal Club, no 101, 15 octobre 1983, p. 1 ;

— Albert Derasse. « Un beyliste impénitent : Paul Léautaud », Stendhal Club no 106, 15 janvier 1985, pp. 177-179 ;

— Jean Boissel. « Stendhal et les Mémoires d’un touriste au jugement de Léautaud », Recherches & Travaux, no 6, 1988, « Relire Les Mémoires d’un touriste (1838-1988) », pp. 105-118 ;

Début de l’article de Jean Boissel

— Jean Ducruet. « Paul Léautaud lecteur de Stendhal (1re partie) », Cahiers Paul Léautaud no 25, 1er semestre 1999, pp. 44-50. 2e partie, Cahiers Paul Léautaud no 27, 1er semestre 2000, pp. 55-63 ;

Début de la seconde partie de l’article de Jean Ducruet

— Raymond Mahieu. « Léautaud et le “révélateur” H.B. », Le Temps du Stendhal-club : 1880-1920 / textes réunis par Philippe Berthier et Gérald Rannaud, Presses Universitaires du Mirail, Toulouse, 1994, pp. 135-147 ;

— Nobuhiro Takaki. « Petite remarque sur l’histoire du stendhalisme : Paul Léautaud et Adolphe Paupe », L’année Stendhalienne, no 14, 2015, pp. 97-110 ;

Bas de la première page (97) de l’article de Nobuhiro Takaki

— Jean-Auguste Poulon. « Paul Léautaud : être Stendhal ? » HB Revue internationale d’études stendhaliennes, no 21, 2017.

Pascal Pfister

Notes

1       Marie Dormoy. « Léautaud et Stendhal », Stendhal Club numéro 24, 15 juillet 1964, pp. 265-270.

2       Il s’agit vraisemblablement des deux volumes parus chez Michel Lévy en 1855, précédés d’une introduction de Prosper Mérimée. Paul Léautaud se souviendra de ce moment le 29 mai 1931.

Premier volume de cette édition

3       « L’extrême des passions est niais à noter. »

Paragraphe contenant cette phrase, que l’on trouve dans les suppléments aux Promenades dans Rome, supplément V : « Première journée à Rome » extraite des Voyages en Italie, Pléiade de Victor Del Litto, Gallimard 1975, page 1221.

4       Olof Johan Södermark (1790-1848), peintre suédois, a réalisé ce portrait de Stendhal en 1840, qui ne sera détrôné dans le goût de Paul que le 18  février 1938 par celui d’Henri Lehmann. Ce portrait est aussi celui donné dans l’édition de Michel Lévy.

Stendhal par Södermark, collection du château de Versailles

5       Trente septembre 1907.

6       Cinq septembre 1906.

7       L’Ermitage de mars 1906, page 151.

8       Ibid. page 140.

9       Quatre septembre 1905.

10     26 août 1905.

11     Mercure du premier novembre, pages 87-92. Dans ce même numéro est aussi parue une chronique dramatique.

12     Stendhal, Lamiel, roman inachevé, édité 47 ans après la mort de Stendhal par le Stendhalien genevois Casimir Stryje?ski et publié chez Albert Quantin à Paris en 1889 (342 pages). Lamiel est le prénom d’une jeune fille qui s’ennuie en province, monte à Paris, et y mène une vie agréable de courtisane.

13     Dans la Revue Parisienne du 25 septembre 1840, Balzac a publié des « Études sur M. Beyle », à propos de La Chartreuse de Parme. Stendhal lui a répondu par une lettre donnée dans l’édition de La Chartreuse de Parme par Romain Colomb chez Julius Hetzel en 1846.

14     Maurice Martin du Gard (1896-1970), écrivain et journaliste, petit-cousin de Roger Martin du Gard (le grand-père de Roger était le frère du grand-père de Maurice) et fondateur des Nouvelles littéraires, dont le premier numéro est paru le 21 octobre 1922, 6 rue de Milan. Direction : Jacques Guenne et MMG, rédacteur en chef : Gilbert Charles.