Une vipère lubrique, Paul Léautaud

Dans cette page :

Rencontre avec Maurice Martin du Gard

Auriant et André Maurois

La Vengeance d’Auriant

Les deux éditions papier

L’édition électronique et les notes.

Auriant est né Alexandre Hadjivassiliou du côté d’Alexandrie en 1895, dans une famille aisée. Nous n’en saurons pas davantage sur ses origines.

Parfaitement francophone, ce qui sous-entend d’excellentes études, le jeune Alexandre est venu s’installer en France pendant la première guerre mondiale, alors qu’il aurait pu attendre un peu, chez lui, au bord du Nil, fut-ce sous la férule britannique. Pendant quelques années Alexandre vivote à l’aide des mandats que lui alloue sa famille, tentant de placer quelques articles çà et là. En même temps il perfectionne son français et acquiert une connaissance moins théorique du milieu littéraire parisien.

Une légende dit que c’est Rachilde qui, ne parvenant pas à prononcer son nom — ni surtout à s’en souvenir — l’accueillit un jour par cette apostrophe : « Tiens, voilà l’orient ! » Pourquoi pas ?

Toujours-est-il que le premier article d’Auriant est paru dans le Mercure de France du quinze avril 1922. Il est signé Georges Sorel et L. Auriant. Qu’est-ce que ce L, qu’on ne retrouvera plus ? La consonne nécessaire à « L’orient » ?

Page reconstituée à l’identique, la page d’origine étant en très mauvais état

Et surtout, qui est ce Georges Sorel, dont nous voyons la signature dans le Mercure cette seule et unique fois ?

La principale raison pour ne plus revoir la signature de cet « X-Ponts » de gauche radicale est qu’il va mourir dans quatre mois et demi (le 29 août 1922), après la parution de cet article. Ce lecteur de Taine et de Renan est proche de la gauche marxiste italienne la plus dure et en même temps publie sur Charles Péguy dans L’Action française1. Il y a des gens comme ça, qui font la richesse d’une nation. On peut imaginer la fascination que ce « robuste vieillard, au teint frais comme celui d’un enfant, les cheveux blancs, la barbe courte et blanche, avec des yeux admirables, couleur de violette de Parme2 » a exercé sur un Alexandre de 27 ans. À la lecture de ce texte de 1922, l’habitué d’Auriant ne le reconnait pas mais retrouve immédiatement son agressivité dans l’article suivant3, signé de son seul nom. Il est vrai qu’une jeunesse sous domination coloniale incite peu à la mansuétude habituelle aux patriarches.

Est-ce cette année 1922 qu’Auriant a été salarié du Mercure de France ? Rien ne l’indique mais rien ne s’y oppose. La première fois que Paul Léautaud le cite dans son Journal littéraire est l’année suivante, le premier avril 1923, un dimanche :

Je le disais hier matin dans mon bureau à Auriant…

C’est tout. Auriant est là, point. Et depuis, Paul Léautaud l’a évoqué couramment une ou deux fois par mois, ce qui laisse penser tout de même que ce recrutement est assez récent. Le nom d’Auriant sera cité dans près de 450 pages du Journal littéraire. C’est normal, ils ont partagé le même bureau — et souvent la même complicité — pendant dix-huit ou dix-neuf ans, jusqu’en septembre 1941 et le départ de Paul Léautaud du Mercure.

Toute sa vie Auriant a écrit dans nombre de revues aujourd’hui oubliées, La Table ronde, Quo Vadis, La Guiterne… Avec le temps il a acquis une érudition incontestable mais son talent littéraire — nous allons le lire — n’était pas suffisant pour que les grandes revues supportent longtemps son manque de souplesse, ses excès et sa rugosité. Sa collaboration à La NRF se résume à quatre articles4.

Attardons-nous — parce qu’il l’évoque lui-même longuement — sur la collaboration d’Auriant aux Nouvelles littéraires de Maurice Martin du Gard5.

Rencontre avec Maurice Martin du Gard

Le vingt novembre 1926 paraît à la NRF, Le Théâtre de Maurice Boissard, un recueil des chroniques dramatiques publiées sous ce nom par Paul Léautaud depuis octobre 1907, d’abord au Mercure de France, puis à La Nouvelle revue française, puis enfin aux Nouvelles littéraires.

Mais avant cela, le vendredi huit octobre Paul Léautaud note dans son Journal :

Il est venu à l’idée d’Auriant d’écrire un article pour les Nouvelles littéraires sur mon volume de Chroniques. Il m’en a parlé ce matin, me demandant mon avis. Je lui ai répondu qu’il était bien libre. Il a téléphoné dans l’après-midi à Martin du Gard. […] Martin du Gard a dit oui pour l’article, environ une colonne et demie, Auriant a pris le soin de le lui dire tout de suite. C’est donc chose entendue.

À la fin du mois, le 29 octobre, Auriant a rédigé son article. Il a rendez-vous avec Maurice Martin du Gard pour le lui porter. Auriant est un érudit qui écrit des articles spécialisés mais est ignoré de la presse généraliste comme de la presse littéraire, et aussi de Maurice Martin du Gard.

C’est donc sa première incursion hors de son cercle fermé ; il s’enflamme, un horizon s’ouvre devant lui. Il va être déçu.

C’est aujourd’hui, vers 4 heures, qu’Auriant allait porter à Martin du Gard son article sur mon volume de Chroniques. Il était entendu qu’il viendrait ensuite me tenir au courant. Avant qu’il arrive, je dis à Bellot6, l’employé qui se trouve dans mon bureau : « Le comique serait que ce pauvre Auriant revienne avec son article, qu’on le lui laisse pour compte. Il en a tant parlé, il en a fait une telle affaire !… Ce serait vraiment drôle… » Eh ! bien, c’est presque cela. Martin du Gard lui a joué une petite comédie de sa façon, après cependant que l’article a été par lui accepté, dans tout le sens du terme. Il a commencé par demander à Auriant de le lui lire à haute voix, à quoi Auriant a dû se résigner. Ensuite, il a montré à plusieurs reprises quelque effarement à certains passages un peu hardis comme appréciations littéraires, tels que : l’hypocrisie ornée de Jules Lemaitre7 — que je n’ai pas été gâté (abêti) par les humanités, — appréciations sur Bernstein8, les auteurs juifs et les comédiennes juives, — et lui a parlé d’arrangements à apporter à ces passages. […]

Auriant est tout d’un bloc, Maurice Martin du Gard l’est… beaucoup moins. Ça ne pouvait pas bien se passer. Dans leurs rapports Auriant se cabre alors que Paul Léautaud s’en amuse.

Après d’autres hésitations de Maurice Martin du Gard dont Paul Léautaud donne les détails avec autant de précisions que de gourmandise, l’article d’Auriant « Maurice Boissard et son théâtre » est paru dans le numéro du vingt novembre 1926, page quatre, le même jour que la parution du premier volume du Théâtre de Maurice Boissard à la NRF.

Il reste qu’Auriant a très mal vécu l’épisode et que trente ans plus tard, dans son pamphlet Vipère lubrique, à deux reprises, en début et en fin d’ouvrage, il laissera encore exploser sa fureur.

À quelques détails près, infimes, Paul Léautaud à toujours estimé Auriant et est même allé jusqu’à l’écrire, comme ce trois février 1928.

Auriant et André Maurois

Dans le Mercure du premier mars 1928 page 298, Auriant s’est attaqué à André Maurois. Durement. Avant la publication, les conversations sont allées bon train dans les bureaux de la maison.

Voici un aperçu de ces conversations dans le Journal de Paul Léautaud, qui évoque Auriant avec la plus grande bienveillance. Le fragment reproduit ci-dessous n’a pas été publié dans l’édition papier du Journal littéraire mais provient directement du tapuscrit de Grenoble, recueilli par Bertrand Vignon, que les lecteurs de leautaud.com connaissent bien.

Vendredi 3 Février 1928

Demandé ce matin à Dumur ce qu’il pense de l’article d’Auriant sur Maurois qu’Auriant lui a remis hier. Réponse : « Excellent, tout à fait ».

Très intéressant. Il est dur, mais pas comme l’article sur la fille Bordeaux9. C’est plus calme. Il y a même par moments des passages spirituels. C’est un excellent article.

J’ai dit à Dumur : « C’est très bien. Je n’ai pas voulu lire le manuscrit. C’est pour cela que je vous demande comment vous l’avez trouvé. Auriant mérite qu’on s’intéresse à lui. C’est un garçon qui connaît toujours parfaitement ce dont il parle ».

Dumur m’a répondu : « Il sait énormément de choses. Et puis il se donne de la peine, il travaille, il fouille son sujet à fond. »

Cela me fait plaisir comme s’il s’agissait de moi et j’attends Auriant avec impatience pour lui faire part.

C’est moi qui lui ai trouvé son titre pour cet article : « Un écrivain original : M. André Maurois10 ».

Quand il arrive, je lui dis ce que m’a dit Dumur. Il est visiblement très heureux. Il monte voir Dumur. Quand il redescend, il me dit que Dumur lui a dit les mêmes choses et que Vallette lui a fait compliment.

Paul Léautaud écrivait tout, rien que pour le plaisir physique d’écrire. Rien que pour ce plaisir il aurait recopié le Bottin mais son souci du détail, son sens de l’observation lui ont épargné la corvée et il passait des heures délicieuses au sensuel crissement de sa plume d’oie sur le papier rugueux de bordereaux récupérés.

À de nombreuses reprises nous lisons une phrase dans le Journal littéraire, puis la phrase suivante, qui corrige la première. Alors que n’importe qui aurait biffé son brouillon, Paul Léautaud laissait.

Donc si Auriant ou n’importe qui avait prononcé la moindre petite phrase inappropriée, avait soulevé une feuille de papier pour lire une signature ou s’était gratté le nez, Paul Léautaud le notait. Et puisqu’il l’avait noté, il le publiait. Et si un éditeur voulait changer quelque chose, il remettait son chapeau et partait. Bien sûr, souvent, ça déplaisait.

Qu’importe, puisque c’est la vérité.

Bien sûr, c’était la vérité.

Les ennuis de Paul Léautaud avec Auriant ont commencé lorsque, devenu un peu plus connu, des revues ont publié des extraits de son Journal.

Ils ont continué avec le retentissant succès de ses entretiens avec Robert Mallet. Tout le monde voulait du Léautaud.

Alors il donnait encore des extraits de son Journal, qui contenaient des appréciations à chaud écrites le soir à la chandelle. Qu’importe si ça déplaisait, puisque c’était la vérité !

Nombreux ont été ceux qui ont été désagréablement surpris. Presque aussi nombreux ceux — André Billy, Georges Duhamel, André Rouveyre — qui ont réagi en se disant « Bah… c’est Léautaud. Il faut le prendre tel qu’il est. »

Auriant, comme on s’en doute maintenant qu’on le connait un peu, l’a pris beaucoup moins bien. En fait très mal. Et a cherché à se venger avec le seul moyen dont il disposait : l’écriture.

La vengeance d’Auriant

La théorie avancée par Auriant est que, quarante ans durant, tous les amis de Paul Léautaud se sont trompés sur son compte et que, suite aux entretiens avec Robert Mallet et surtout suite à la parution de fragments de son Journal, que les mêmes amis en sont tous revenus.

On pensait qu’en dégonflant de quelques coups de plume cette baudruche, Quo Vadis11 cherchait à se singulariser des centaines de milliers d’imbéciles qui avaient sacré vedette et consacré grand homme et grand écrivain ce personnage comique et radiophonique12.

Auriant semble avoir été anéanti par quelques petites phrases de Paul Léautaud écrites avec indifférence, tel un adolescent meurtri par une diva distraite. Il en a conservé un profond dépit, une désillusion cruelle. Cet oriental à sang chaud a pris feu et aucune vengeance ne lui a semblé suffisante. Ce livre est un long cri de rage, une méticuleuse envie de détruire, ce qui le conduit parfois à des excès :

« Il fût décédé environ 1939 qu’on ne l’eût guère regretté13 »

Et à lire ce livre, on se dit que quelques phrases auraient suffi si l’auteur avait simplement du talent. Mais voilà, Auriant piétine, s’acharne à donner de l’importance aux vétilles et à l’insouciance naturelle de Paul Léautaud, qui, indépendamment du fait qu’il soit mort, ne s’aperçoit de rien, et certainement pas de ces recensions de comptable.

L’une des rages d’Auriant — la plus importante ? — a été causée par la célébrité de Paul Léautaud…

relevant désormais au même titre que Gilbert Bécaud et Aznavour, Brigitte Bardot, Soraya, Grace Kelly, de la badauderie parisienne14

Alors que l’immense Auriant est resté définitivement inconnu.

Si l’on veut être méticuleux, il faut être précis. À toute vengeance acharnée le dilettantisme ne convient pas. Un duel, ça se prépare ou l’on meurt. L’aventurier Auriant accumule les faits comme un collectionneur vétilleux mais ne donne aucun chiffre, aucune date, aucune référence. Les citations sont tronquées, approximatives. Les extraits des entretiens de Robert Mallet proviennent du texte écrit, souvent très différent et remanié, du texte effectivement prononcé et diffusé à la radio. « Léautaud a dit ça ». On écoute. Robert Mallet l’a écrit dans son livre mais Paul Léautaud ne l’a pas dit. Et Auriant semble ce qu’il est, un amateur qui ne vérifie pas ses sources.

Chaque fois que ça a été possible — et ça l’a souvent été — cette édition électronique a retrouvé les sources et, dans plus de 470 notes, les a données. En plus des sept notes d’Auriant.

Alors pourquoi lire ce livre, quelconque et malfaisant ? Cette hargne face à un Paul Léautaud qui n’était que malice et indolence ?

Essentiellement parce qu’on y apprend beaucoup de choses. Le point de vue d’Auriant est autre et il a eu sur les mêmes faits un regard évidemment différent, parfois complémentaire et donc enrichissant.

Ensuite pour remettre les choses à leur place. Très rapidement on se rend compte que la vipère n’est pas celle annoncée dans le titre. Quant à l’aspect lubrique, face à un Paul Léautaud qui n’en a jamais contesté le titre, Auriant, dont la vertu fut toujours le modèle, vêtu de probité candide et de lin blanc, s’y montre d’une hypocrisie affirmée.

Les deux éditions papier

La première édition — qui est celle qui a été utilisée ici — est la plus connue et n’est pas datée. Le dépôt légal est de 1965 mais à l’évidence certaines parties sont antérieures et indiquent ainsi que l’auteur a récupéré certains textes plus anciens, vraisemblablement parus en revues, sans les actualiser.

L’éditeur est L’Ambassade du livre à Bruxelles dans une collection non mentionnée mais qui se distinguait par une couverture de skivertex rouge, matelassée, sous laquelle on rencontrait également les éditions du Club international du livre. Cette édition se trouve couramment dans les 60 €uros sur le marché de l’occasion. Sous un rhodoïd, le livre se glisse dans un coffret.

La seconde édition, plus rare car tirée à un plus petit nombre d’exemplaires (33+200 ?) — a été réalisée en 1988 pour les éditions À l’écart (195 pages, couverture rempliée). Cette seconde édition est annoncée « corrigée et augmentée » sans que l’on connaisse l’importance de ces ajouts. Environ 80 €uros sur le marché de l’occasion en papier courant. Auriant est mort deux ans après cette dernière édition. Ce vieillard (il est mort à 95 ans) a consacré ses trois derniers livres à ses souvenirs avec Trois fragments de la vie de Georges Darien15 (À l’écart, 1990) et ses Souvenirs sur Madame Rachilde16, avant de mourir en 1990.

On se méfiera beaucoup du volume de L’Ambassade du livre et pour tout dire il est déconseillé de l’acheter. La couverture rouge présente un aspect moelleux créé par une mousse sous le skivertex. Il se trouve que ces cinquante-cinq dernières années, cette mousse a eu le temps de se transformer — comme souvent les mousses — en poussière sableuse qui se répand abondamment par le dos du livre. Indépendamment de cet étalement, cette poussière est très irritante et celui qui s’en approche trop va en être incommodé plusieurs heures.

Est-ce le papier ou cette mousse ? Confiné sous ce rhodoïd et dans ce coffret, ce livre sent fort et nécessite une dizaine de jours d’aération.

L’édition électronique

L’édition proposée ici a été réalisée depuis cette édition de L’Ambassade du livre. Un lien de téléchargement est proposé ci-dessous.

Le choix — comme pour Le monologue passionné de Véronique Valcault — a été de réaliser un document PDF depuis un Word. Il a été aussi celui d’un demi format (A5), plus mobile, lisible sur liseuse ou tablette et peut-être même sur téléphone portable. Bien sûr ces numéros de pages ne correspondent pas à l’édition papier de L’Ambassade du livre.

Le lecteur ne doit pas s’attendre à la densité de notes auquel il est habitué dans ce site. En regard du nombre de personnes ou d’œuvres citées, les six semaines de travail qui ont été nécessaires seraient devenues dix ou douze, qui n’étaient pas disponibles.

Les retours des lecteurs les plus attentifs ont permis de proposer cette version b, enrichie d’une table des matières (20/05/2022).

Les lecteurs souhaitant le scan papier exact de l’édition de L’Ambassade du livre peuvent le demander ici (quinze mégaoctets sans la mousse en poudre).


Notes

1       Sixième et dernière colonne de une de L’Action française du 14 août 1910 : « Une page de M. Georges Sorel sur un livre de Charles Péguy / Les critiques littéraires ont pu être déconcertés par l’apparition de l’œuvre originale et puissante de Charles Péguy : Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc. » Cet ouvrage est paru dans les Cahiers de la quinzaine, revue fondée par Charles Péguy en janvier 1900.

2       Jérôme et Jean Tharaud, Notre cher Péguy, Plon-Nourrit et cie, avril 1926, deux volumes de 273 et 255 pages.

3       Mercure du quinze juin 1922 pages 665-689 : « Essai sur la formation de la nation égyptienne ». À l’époque un débutant pouvait donc signer un article de 24 pages.

4       Mai 1933 : « Sur des vers retrouvés de Stéphane Mallarmé », mars et avril et mai 1943 : « Histoire littéraire anecdotique »

5       Maurice Martin du Gard (1896-1970), écrivain et journaliste, petit-cousin de Roger Martin du Gard (le grand-père de Roger était le frère du grand-père de Maurice) et fondateur des Nouvelles littéraires, (contrôlées par la société Larousse) dont le premier numéro est paru le 21 octobre 1923, 6, rue de Milan. Direction : Jacques Guenne et MMG, rédacteur en chef : Gilbert Charles.

6       Ce brave Bellot, peintre en décors et employé aux abonnements par circonstance, démissionnera en janvier suivant parce qu’Alfred Vallette lui refusera une augmentation.

7       Ce passage ne paraîtra pas.

8       Henri Bernstein (1876-1953), dramaturge du théâtre de boulevard est devenu célèbre en 1906 grâce au succès de son « drame bourgeois » Le Voleur (qu’on ne confondra pas avec le roman éponyme de son contemporain Georges Darien évoqué ici note 15). Henri Bernstein est, depuis cette année 1926 jusqu’en 1929, directeur du théâtre du Gymnase où il créera plusieurs de ses œuvres. Dans son premier volume de chroniques dramatiques, Maurice Boissard a traité de quatre pièces d’Henri Bernstein : Samson (premier décembre 1907), La Rafale (seize mai 1908), Le Secret (seize novembre 1913) et Judith (premier novembre 1922).

9       Henry Bordeaux (1870-1963) a épousé en 1901 Odile Gabet (1878-1954) qui lui a donné trois filles, Paule, Marthe et Chantal. Mais peut-être s’agit-il de quelqu’un d’autre.

10        On peut observer que la structure de ce titre est la même que celle choisie par Auriant pour sa Vipère lubrique.

11     Quo Vadis, « Organe littéraire de la résistance militante » (vraisemblablement de droite) dirigée par le poète Jacques-Louis Aubrun, à qui Auriant a dédié son livre.

12     Page 213 de l’édition papier et 264 de l’édition PDF de 2022.

13     Page 69 de l’édition papier et 72 de l’édition PDF de 2022.

14     Page 208 de l’édition papier et 280 de l’édition PDF de 2022.

15     Trois fragments de la vie de Georges Darien, À l’écart, 1990, a été le dernier livre d’Auriant. Cette plaquette de vingt-quatre pages, tirée à une centaine d’exemplaires, rassemble essentiellement des documents iconographiques sur Georges Darien (1862-1921) auteur assez justement oublié, malgré l’adaptation (très adaptée) au cinéma de son roman Le Voleur par Louis Malle en 1967 avec Jean-Paul Belmondo et la réédition des œuvres complètes de cet auteur chez Omnibus en 2005.

16     Auriant, Souvenirs sur Madame Rachilde, À l’écart 1989, 89 pages tirées à 99 exemplaires. Cent €uros sur le marché de l’occasion mais une version PDF sera publiée ici en page privée le premier septembre.