Chronologie 1940-1958

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1940

1er janv.       Parution d’extraits du Journal littéraire dans le Mercure (années 1893 à 1898) ;
18 janv.         À l’occasion de son anniversaire, PL reçoit de Marie Dormoy « une longue lettre, à en juger par l’épaisseur » de l’enveloppe qu’il retourne à l’expéditrice sans l’ouvrir ;
28 janv.         Déjeuner chez Jean Galtier-Boissière ;
1er févr.        Parution d’extraits du « Journal littéraire » dans le Mercure (années 1899 et 1900) ;
08 févr.        « J’ai mis ce soir au feu mon testament de 1937, concernant Marie Dormoy » ;
15 févr.        Mort de J.-H. Rosny aîné ;
21 févr.        Visite d’André Castagnou ;
24 févr.        (un samedi), visite inopinée de Lucien Combelle à Fontenay ;
Mars            Déjeuner chez Benjamin Crémieux (voir le JL au 30 octobre) ;
1er mars       Parution d’extraits du « Journal littéraire » dans le Mercure (années 1901 et 1902) ;
24 mars       PL revoit Georgette , qui vient parfois dormir à Fontenay ;
1er avril        Les extraits du Journal littéraire parus dans le Mercure (janvier-février 1903), sont très axés sur Georgette ;
16 avril        Refus à Grasset de publier Le Petit ouvrage et refus de publier un cahier du Journal ;
1er mai         Parution d’extraits du « Journal littéraire » dans le Mercure (février-août 1903) ;
09 mai         Déjeuner chez Benjamin Crémieux, en compagnie de Julien Cain et Madame, Martin Maurice et Paul Valéry ;
17 mai          Pétain ambassadeur de France à Madrid est rappelé par Paul Reynaud pour devenir vice-président du conseil.
1er juin         Dernier numéro du Mercure avant décembre 1946 ;
1er juin        Parution d’extraits du « Journal littéraire » dans le Mercure (août-novembre 1903) ;
1er juin         Parution dans le Mercure du dernier texte d’Henri Bachelin (qui va mourir en septembre 1941) ;
02 juin         Visite de la rue des Martyrs avec Marie Dormoy ;
10 juin         Le gouvernement quitte Paris.
11 juin         Fermeture du Mercure jusqu’au 24 ;
13 juin         Départ de Marie Dormoy pour le château de Poligny, à Forcé, Mayenne, avec le JL ;
14 juin         Les Allemands entrent à Paris, le Gouvernement est à Bordeaux ;
18 juin         Mort de Lugné-Poe ;
19 juin         Rencontre d’Adrienne Monnier avenue de l’Opéra ;
22 juin     Signature de l’Armistice ;
24 juin         « Bernard a remis la rentrée au lundi 15 juillet. » ;
25 juin         « Je relis les Considérations de Sénac de Meilhan » ;
29 juin         Retour de Marie Dormoy. Georgette quitte Fontenay ;
1er juil.       Parution d’extraits du « Journal littéraire » dans le Mercure (novembre 1903-Janvier 1904) ;
09 juil.         Le Mercure reste fermé « jusqu’à la rouverture des librairies de détail. » ;
09 juil.         Jacques Bernard envisage de réaliser une édition à prix abordable de Mein Kampf mais n’obtiendra pas l’autorisation des autorités allemandes ;
15 juil.         « Été au Mercure. La rentrée est de nouveau remise, comme me l’avait dit Bernard, au 1er août. » Jacques Bernard « compte faire reparaître le Mercure le 1er septembre. » ;
30 juil.         « Mlle Naudy a reçu son congé. » ;
30 juil.         « Bernard a fait transmettre à Hitler en personne (dit-on) une lettre pour lui demander l’autorisation de publier une traduction de la première partie (biographique) de Mein Kampf. » ;
30 juil.         « Duhamel a écrit à [Jacques] Bernard, qui m’a lu la lettre, pour lui donner sa démission d’administrateur, retiré pour le moment à Valmondois, et voulant se vouer tout entier à ses travaux » ;
31 juil.         « J’ai écrit ce matin à la poste de Sceaux pour faire suspendre mon téléphone. » ;
1er août        Rouverture probable du Mercure (mais non indiqué dans le JL) ;
13 août        Lecture de L’Itinéraire portugais d’Albert t’Serstevens (Grasset 1940) ;
16 août        Lecture du Journal de François Mauriac ;
25 août        Lettre de Marie Dormoy (non reproduite) : « Vous seriez venu chez moi, je n’aurais pas ouvert. » ;
05 sept.       Visite de Jean Galtier-Boissière ;
18 sept.       Visite de Lucien Descaves ;
25 sept.       Visite d’Henri Bachelin ;
28 sept.       La « Liste Otto » interdit plus de huit-cents publications en zone occupée ;
04 oct.         Visite de René Fauchois. Visite de Louis Cario ;
16 oct.          « Visite de Paulhan, rentré de France libre. Gallimard y est resté. Il ne veut pas revenir. Il se refuse à venir publier des livres sous le contrôle des Allemands » ;
18 oct.         Conversation avec Henriette Psichari ;
18 oct.         Mort de Saint-Pol-Roux ;
21 oct.         « J’ai écrit tantôt pour faire rétablir mon téléphone. » ;
23 oct.         Mort d’André-Ferdinand Hérold ;
24 oct.         Pétain rencontre Hitler à Montoire ;
30 oct.         Discours de Pétain suite à Montoire : « C’est dans l’honneur […] que j’entre, aujourd’hui, dans la voie de la collaboration » ;
30 oct.        Drieu La Rochelle téléphone à PL pour lui proposer de reprendre la critique dramatique à La NRF qui va reparaître le premier décembre ;
06 nov.        Rencontre de Jean Paulhan rue de Condé. Conversation sur La NRF de Drieu La Rochelle et la possibilité pour PL d’y continuer la publication de son Journal suite à l’arrêt du Mercure ;
16 nov.        Lecture de Clémence Dane : La vague qui passe ;
21 nov.        Visite de Jean Grenier ;
22 nov.        Première rencontre de Drieu La Rochelle venu le voir dans son bureau du Mercure ;
23 nov.        Georges Duhamel rencontre les autorités allemandes pour la publication de Lieu d’asile, qui lui sera refusée ;
24 nov.        PL et Marie Dormoy vont au théâtre de Paris voir Le Ciel et l’enfer, un acte de Prosper Mérimée ;
28 nov.        Visite d’Alphonse Séché ;
1er déc.        Reparution de La NRF sous la direction de DLR, annonçant en dernière page la collaboration de PL dans le prochain numéro ;
03 déc.        Les Allemands sont venus au Mercure faire emporter par un marchand de vieux papiers tous les exemplaires de Lieu d’Asile ;
06 déc.        PL se rend de nouveau à la NRF pour rencontrer DLR ;
17 déc.        Visite de Louis Gonzague Frick ;
19 déc.        Visite de Jean Galtier-Boissière, de Louis Cario et de Guy-Charles Cros.

1941

1er janv.       Chronique dramatique de La NRF : « La Femme silencieuse, de Ben Jonson ; Le Ciel et l’enfer, de Prosper Mérimée ; Le Pêcheur d’ombres, de Jean Sarment » ;
13 janv.       Visite de René Maran ;
28 janv.       Déjeuner chez Jean Galtier-Boissière, trois place de la Sorbonne ;
Février         Chronique dramatique non publiée par La NRF : « L’École des femmes, de Molière, avec Louis Jouvet dans le rôle d’Arnolphe ». Il s’agit de la dernière chronique dramatique écrite par PL ;
17 févr.       Visite de Lucien Combelle ;
18 févr.        Visite d’Henri Bachelin ;
20 févr.       Visite d’Henry Charpentier. André Castagnou est de nouveau enfermé dans un établissement de santé ;
25 févr.        PL écrit à Anne Cayssac que c’est sa « volonté formelle » en cas d’accident ou de décès qu’elle seule puisse pénétrer dans sa maison. Il en fait également sa « seule et unique héritière. » Pl reprend la clé qu’il avait donnée à Marie Dormoy. Il détruit son testament. Il « demande à Madame Battaiellies, qui a la clé de [sa] maison, en cas de nécessité, de prévenir uniquement, par dépêche, Mme Cayssac, et de ne laisser entrer absolument personne chez [lui] » ;
03 mars       Visite de Louise Faure-Favier ;
05 mars       Maurice Garçon vient au Mercure remettre le bon à tirer de son livre à paraître : Essai sur l’éloquence judiciaire ;
13 mars       Visite de Jean Paulhan ;
10 avril        Visite d’Alice Kampmann, visite du libraire Bérès ;
24 avril        Visite d’André Castagnou, sorti de la maison de santé de Neuilly-sur-Marne. André Castagnou apprend à PL qu’il vient de toucher 600 francs pour une lecture de quelques-uns de ses vers sur Radio-Paris ;
05 mai         « Ce soir, de 5 à 8, chez Galtier-Boissière, avec un petit cercle d’amis, pour la lecture, par lui, d’un vaudeville-bouffe : Les Corbillons, extrêmement réussi, des effets d’un comique grotesque d’une portée assurée. » ;
07 mai         Visite d’André Castagnou. PL envisage de faire faire une lecture de quelques-uns de ses textes à Radio-Paris et confie à cette fin un exemplaire de Passe-Temps à André Castagnou ;
12 mai         L’Oran républicain annonce la mort de Paul Léautaud. Cette annonce sera reprise par plusieurs journaux de la zone libre sans que PL le sache ;
15 mai         (ou 22 mai) parution dans La Gerbe d’une lettre ouverte de PL au ministre du Travail protestant contre la retraite des vieux travailleurs ;
24 mai         Gaëtan Sanvoisin adresse un télégramme à André Billy : « Déplorable erreur. Léautaud bien vivant. Lettre suit. » ;
25 mai         Visite de l’exposition Wagner, organisée par Charles Léger dans son Musée de Meudon ;
26 mai         À huit heures, la mort de PL est annoncée à Radio-Paris ;
27 mai         PL apprend sa mort. René Philippon, président du cercle de la Librairie, envoie une dépêche à l’Agence Havas pour rectification ;
Fin mai        Jean Paulhan, soupçonné d’avoir caché la Ronéo de groupe de Résistance du musée de l’Homme est emprisonné quatre jours, puis relâché grâce à l’intervention de Drieu la Rochelle ;
Juin              Anne Cayssac souhaite vendre son « chalet » de Pornic ;
03 juin         Visite de Jean Paulhan et du libraire Robert Chatté ;
06 juin         Visite de Charles Léger ;
24 juin         Visite d’Alphonse Séché ;
25 juin         Conversation avec Paul Valéry, rencontré à la NRF ;
26 juin         Visite de René Maran ;
04 juil.         « Excellent déjeuner chez Galtier-Boissière ». À ce déjeuner ; Jean Galtier-Boissière prévoit la défaite allemande en Russie et, suite à cet affaiblissement, un débarquement anglais victorieux en Bretagne et l’épuration ;
11 juil.        « Déjeuner chez René Maran. Je me suis bien ennuyé. » ;
24 juil.        Visite de Fernand Caussy, de Jean Jacoby, de Gabriel Brunet ;
28 juil.        Lettres de Gaston Gallimard proposant une édition du Petit Ami et du Journal ;
1er août        La NRF annonce la prochaine publication du second volume des chroniques dramatiques (ce qui ne se fera pas) ;
05 août        Un texte de PL est lu sur l’antenne de Radio-Paris sans qu’il en sache rien ;
11 août        Parution, dans Je suis partout du 11 août 1941 d’un article de Jean Saltas sur PL : « Le médecin de l’Ami des bêtes » ;
04 sept.       « J’ai terminé ce soir mon chapitre II, P. A. » (Petit Ami) ;
07 sept.       Par crainte de réquisition des métaux, Marie Dormoy place quelques œuvres d’art (vases, statuettes) à l’abri chez PL à Fontenay ;
15 sept.        Projet de Jacques Bernard de faire reparaître le Mercure avec la codirection du lieutenant Heller, des services de presse allemands ;
16 sept.       Visite de Roger Karl ;
19 sept.       Visite de Léon Deffoux ;
21 sept.       Mort d’Henri Bachelin ;
24 sept.       Visite de Charles Léger ;
25 sept.        Le toit du Mercure fuit. Des livres sont abîmés. PL fait une réflexion. Jacques Bernard entre en fureur et traite PL de « gaulliste » ;
26 sept.       Jacques Bernard revoie Paul Léautaud du Mercure avec effet au 30 septembre. Suite à cela, nombreux articles de journaux et correspondances amicales ;
Octobre       Parution du premier numéro de Combat, journal de la Résistance ;
Octobre       PL subit des séances de diathermie pour un mal au bras ;
06 oct.         Maurice Garçon note dans son Journal les conditions du départ de PL ;
08 oct.         Lettres à André Rouveyre : « [Jacques Bernard] a pris en véritable haine tout ce qui peut encore représenter le Mercure de Vallette. J’en étais le rappel le plus présent sous ses yeux. Il ne devait pas se tenir d’impatience de me mettre dehors ;
13 oct.         Déjeuner chez Jean Galtier-Boissière (non noté dans le JL) ;
20 oct.         Drieu la Rochelle ; directeur de La NRF, se rend en Allemagne jusqu’au 03 novembre sur invitation de Joseph Goebbels, en compagnie d’Abel Bonard, Robert Brasillach, Jacques Chardonne, Ramon Fernandez, André Fraigneau et Marcel Jouhandeau ;
20 oct.         Sans nouvelle d’Anne Gayssac, « J’ai refait, hier soir, mon testament » (projet) ;
22 oct.         Douleurs au bras, de plus en plus vives ;
25 oct.         Parution d’un « Mots, propos et anecdotes » en une de Comœdia ;
25 oct.         Visite à Fontenay, avec Marie Dormoy et Charles Léger de l’ancienne maison de Jean-Baptiste Suard (1732-1817) ;
1er nov.        Parution d’un « Mots, propos et anecdotes » dans Comœdia, page trois ;
1er nov.        Lettre de Maurice Léautaud inquiet de savoir son frère licencié du Mercure ;
1er nov.        Marie Dormoy s’inquiète de sa place à la bibliothèque Doucet à cause, semble-t-il d’une irrégularité qui aurait été commise ;
12 nov.        PL se préoccupe d’obtenir une concession dans le cimetière de Châtenay-Malabry ;
13 nov.        Marie Dormoy et PL rédigent ensemble leur testament, chacun en faveur de l’autre ;
15 nov.        Parution d’un troisième « Mots, propos et anecdotes » dans Comœdia, page deux ;
15 nov.        « Je vais déjeuner à Courbevoie chez mon frère Maurice que je n’ai pas vu depuis quinze ans au moins. » ;
18 nov.        Projet de faire paraître dans Comœdia la chronique sur L’École des femmes qui devait paraître dans La NRF de février 1941 ;
20 nov.        Accord de René Delange (Comœdia) pour la publication de la chronique sur L’École des femmes. Marie Dormoy toujours inquiète pour son emploi à la bibliothèque Doucet ;
20 nov.        Proposition de Marcel Lubineau, éditeur d’ouvrages de luxe, d’une édition du Petit Ami. PL lui propose plutôt un petit volume de ses « notes » de Comœdia, une fantaisie ;
20 nov.        Réception du veston de velours envoyé par André Rouveyre ;
20 nov.        (vers cette date), PL remet à Marie Dormoy pour la bibliothèque Doucet les cartes et lettres qu’il a reçu d’André Rouveyre depuis le début de la guerre ;
22 nov.        Parution d’un quatrième « Mots, propos et anecdotes » dans Comœdia, page deux ;
25 nov.        Arrestation de Louis Mandin pour résistance ;
25 nov.        Avec ses articles de Comœdia, PL commence à gagner de l’argent et a d’autres promesses. Il se nourrit mieux et « reprends meilleur visage » ;
27 nov.        Entretien avec Drieu la Rochelle qui avait promis à PL que les fragments de son Journal paraîtraient dans La NRF de décembre. Ils paraîtront en février ;
29 nov.        Parution d’un cinquième « Mots, propos et anecdotes » dans Comœdia, page deux ;
03 déc.        Proposition du libraire Henri Lefebvre, faubourg Saint-Honoré, de faire une édition illustrée du Petit Ami, tirage à 3 000 exemplaires pour 30 000 francs de droits ;
03 déc.        « Tantôt visite de Louis Gérin. Je lui ai donné, pour le petit volume qu’il devra publier de moi, dans sa maison d’édition de Bruxelles, volume à petit tirage : le morceau Georgette (de mon Journal), paru dans le Mercure l’année dernière, les Petites Notes sur Vallette à propos de sa mort, et l’article sur Fagus dans La NRF à propos de sa mort. » ;
05 déc.        Visite de Roger Karl au Mercure, qui apporte à PL sa Vie d’un homme inutile (sous son nom de plume de Michel Balfort), qui lui est dédiée ;
09 déc.        Mort de Georges Le Cardonnel ;
20 déc.        Élection de Pierre Champion à l’académie Goncourt au couvert de J.-H. Rosny aîné ;
27 déc.        « Été tantôt à la Mairie de Châtenay pour l’achat de ma concession dans le vieux cimetière. ».

1942

        Georges Duhamel est élu secrétaire perpétuel de l’Académie française « à titre provisoire », les élections étant suspendues ;
09 janv.     Longue conversation avec Roger Karl « dans mon ex-bureau du Mercure » ;
18 janv.     Jean Loize et Madame passent à Fontenay prendre quelques objets pour l’exposition qui aura lieu le 24 janvier ;
24 janv.     Vernissage de l’exposition Léautaud chez Jean Loize ;
31 janv.     Amicale conversation, chez Jean Loize, entre Marie Dormoy et Colette ;
31 janv.     Marie Dormoy est lavée de tout soupçons à la bibliothèque Doucet ;
10 févr.     Longue conversation avec Jean et Madame Loize à propos de l’édition du Petit Ami et du Journal ;
11 févr.     Déjeuner avec Jean et Madame Loize ;
15 févr.     Parution en volume sous le titre Notes retrouvées des cinq articles de Comœdia chez Jacques Haumont ;
21 févr.     Marie Dormoy bat froid Jean Loize, qui s’interroge, alors qu’il a acheté le papier pour l’édition de luxe du Petit Ami (une histoire de trous de punaises dans un carton) ;
02 mars    Parution, chez Louis Gérin de Georgette ;
07 mars    Visite de Maurice Léautaud à Fontenay ;
18 mars    Parution dans Le Figaro d’un article d’André Billy « Idées et boutades de Paul Léautaud » à propos des Notes retrouvées ;
20 mars    « Avis du Cercle de la Librairie : restriction du papier à l’édition des livres utiles. On pourra aller loin avec ce mot : utile. Limitation aux livres pédagogiques et aux traités d’instruction morale et civique. » :
Fin mars   Lettre de la direction des Beaux-Arts de la Préfecture de la Seine demandant un texte sur les chats de Paris à paraître dans un almanach ;
03 avril     Rencontre fortuite, rue de Sèvres, de Thadée Natanson. PL a un mot malheureux : « Je trouve tout cela [la guerre] très drôle. » ;
07 avril     Déjeuner chez Jean Loize, rue de Sèvres, en famille ;
Mi-avril     Mauvaises nouvelles de Camille, l’épouse de Maurice Léautaud ;
17 avril     À la NRF, suite à de nombreux désabonnements, le retour de Jean Paulhan est envisagé et aussi ceux de Paul Valéry, Paul Claudel, peut-être André Gide ;
21 avril     Longue lettre de PL à André Billy à propos de son article du 18 mars ;
28 avril     André Rouveyre envoie à PL un mandat de 10 000 francs en toute camaraderie ;
Mai           PL lit régulièrement Je suis partout (hebdomadaire) et Les Nouveaux temps (quotidien), collaborationnistes virulents ;
Mai           À partir de mai André Rouveyre va faire parvenir de temps à autre un mandat à Paul Léautaud, montants entre 5 000 et 10 000 francs à titre amical. Un salaire moyen de cette époque est estimé à un peu moins de 1 200 francs ;
14 mai      Opinion sur André Gide ;
28 mai      Déjeuner avec Jean Saltas, veuf récent, et sa nouvelle amie ;
29 mai      PL reçoit, sans en avoir été averti, un jeu d’épreuves du second volume du Théâtre de Maurice Boissard ;
31 mai      Visite de l’exposition Armande Béjart au musée de Meudon ;
31 mai      Première mention, par Marie Dormoy, de Robert Mallet, que PL ne connaît pas, bien que RM prétende, dans son Journal, l’avoir rencontré et avoir eu une longue conversation avec lui en janvier 1941 ;
02 juin      Radio-Paris propose à PL de « participer à une série d’émissions sous le titre général de “Souvenirs”, dans lesquelles des écrivains connus rappelleront tel épisode de leur carrière. » ;
06 juin      PL « malheureusement ignorant de tout ce qui concerne la radio » décline la proposition de Radio-Paris mais ne s’oppose pas à ce qu’un de ses textes soit lu ;
07 juin      Port obligatoire de l’étoile jaune ;
09 juin      PL décline la proposition d’une chronique sur les chats de Paris ;
Début juin, exposition à la bibliothèque Doucet où toute une vitrine est consacrée à PL, qui ne s’y rend pas ;
20 juin      Visite, chez Jean Loise, d’une exposition consacrée à Louis Pergaud ;
25 juin      Rencontre de René-Louis Doyon et longue conversation sur Jehan Rictus ;
26 juin      PL, entraîné par Marie Dormoy, se rend enfin à l’exposition de la bibliothèque Doucet ;
26 juin      Parution, dans Je suis partout, d’un article d’Henri Poulain « Bicornes et lauriers verts ». Cet article, assez commun dans ce genre de publication, entraîne quelques réflexions chez PL et notamment une longue appréciation des mérites de Jean Paulhan ;
29 juin      Mort de Pierre Champion ;
30 juin     (ou 1er juillet), mort de Léon Daudet ;
1er juil.      PL fait citer Jacques Bernard aux Prud’hommes pour des rappels de majorations d’appointements prescrites entre les années 1937-1939, jamais appliquées au Mercure ;
03 juil.      Conversation avec Gaston Gallimard, à la NRF et ensuite, chez Jean Loize, conversation avec un soldat allemand amateur de Renan ;
08 juil.      Rencontre fortuite avec Maurice Garçon. PL lui parle de cette affaire de Prud’hommes et longue conversation chez Maurice Garçon ;
10 juil.      Jugement des Prud’hommes reporté pour incompétence du tribunal. Jacques Bernard un peu radouci ;
11 juil.      PL va attendre Maurice Garçon au palais de Justice. Nouvelle conversation ;
15 juil.      Visite à Paul Morisse, chez lui, avenue de Breteuil ;
22 juil.      Pénurie de papier dans les papeteries ;
27 juil.      Jacques Bernard perd devant les Prud’hommes, puis paye entièrement la somme due. Longue conversation courtoise avec Jacques Bernard dans son bureau ;
11 août     « Eh bien ! c’est fait ! J’ai l’électricité. » ;
12 août     « Tantôt, visite de Maurice Martin du Gard » ;
Mi-août     « Je n’ai plus que mon chat Grison, mes deux chiennes Miss et Barbette, et la guenon Guenette. » ;
24 août     « mécontentement de dépenses maladroites. Cette électricité, par exemple. Qu’avais-je besoin de cela ? » ;
04 sept.     Rencontre fortuite de Pierre Benoit, rue de l’Odéon ;
10 sept.     Soupçons sur une possible brève rencontre entre Marie Dormoy et André Rouveyre ;
24 sept.     Affaire du poème de Guillaume Apollinaire offert à André Rouveyre et « trouvé par terre » dans sa maison de Barbizon par Marie Dormoy en son absence ;
26 sept.     Projet d’un numéro spécial Paul Léautaud dans la revue collaborationniste de Lucien Combelle Révolution nationale ;
06 oct.       Rencontre fortuite de Maurice Garçon, boulevard Saint-Germain ;
13 oct.       « Il faut que je change le genre de ce Journal, — il est bien temps. Tout est toujours trop long. Ce sera assommant à lire. Je suis trop porté aux détails. Les faits suffiraient. » ;
22 oct.       Lettre, assez longue, à Fritz Vanderpyl à propos de sa brochure L’Art sans patrie, un mensonge — Le Pinceau d’Israël, Mercure 1942 ;
27 oct.       Lettre à Paul Chabaneix en réponse à une enquête sur la création littéraire ;
02 nov.      Déjeuner chez Marie Laurencin ;
08 nov.      Débarquement allié au Maroc et en Algérie. « Moi-même, si les Anglais l’emportent, je resterai pro-allemand ». L’idée se répand dans la population (et chez PL) que Pétain joue un double jeu et a une entente secrète avec les Américains ;
09 nov.      Réception, par l’intermédiaire d’Albertine du pamphlet antisémite et collaborationniste Les Décombres de Lucien Rebatet avec une dédicace ;
10 nov.      Suite au débarquement en Afrique du Nord et à la suppression de la zone libre « je crois bien que “mon idée à moi” était une ânerie ;
11 nov.      Fin de la zone libre, qui devient zone occupée ;
16 nov.      « Je ne crois plus du tout à “mon idée à moi” ». ;
25 nov.      « On chancelle un peu dans sa façon de penser » à la lecture de journaux d’avant-guerre, des assurances d’Hitler « de respecter l’indépendance de l’Autriche, de n’avoir rien à réclamer à la France, suivies peu après de l’annexion de l’Autriche, de la reprise de la Rhénanie. » « Soi-même on se met à réfléchir. » ;
27 nov.      Sabordage de la flotte française à Toulon ;
1er déc.     PL, qui s’ennuie d’Anne Cayssac, lui a fait écrire par Madame Battaiellies. Réponse laconique ;
05 déc.      Déjeuner chez Jean Galtier-Boisssière ;
11 déc.      Début d’une amitié avec Berthe Uccelli, bouquiniste face à l’Institut ;
14 déc.      Longue réponse d’Anne Cayssac à Madame Battaiellies, « un débordement d’imputations venimeuses ». Nous apprenons qu’Anne Cayssac a vendu son chalet ;
17 déc.     Déjeuner chez Marcel Jouhandeau (qui, en tant qu’enseignant, n’est disponible que le jeudi) ;
20 déc.      Prix Goncourt à Marc Bernard (ne pas confondre avec Jacques) pour Pareils à des enfants (Gallimard) ;
22 déc.      PL vend trente-et-un volumes dédicacés à Roland Saucier, directeur de la librairie Gallimard ;
31 déc.      André Billy écrit à PL une lettre qui se termine par « Il paraît que Florent Fels écrit un livre sur vous ? ».

1943

                     Parution en Hollande du Petit Ami, « en quelques exemplaires » (en hollandais ?) sans que PL en soit informé, aux éditions de La bête noire (A.A. Balkema, F.E.A. Batten et A. Morriën) ;
                      Parution de La Littérature française du siècle philosophique de V.-L. Saulnier (Que-sais-je ? 1943) où PL est nommé ;
14 janv.       (un jeudi), visite, à Fontenay, de Jean Paulhan et Madame.
15 janv.           Chicailleries avec sa voisine Madame Marcellin, à propos d’un espace de jardin à cultiver, accordé par PL, puis repris à la demande de Marie Dormoy ;
04 févr.            Nouvelle visite à Fontenay de Jean Paulhan et Madame. Jean Paulhan annonce à Pl qu’il va recevoir un prix de l’Académie française destiné aux écrivains s’intéressant aux animaux. Nouvelle que Julien Cain, interné à Romainville, a été déporté en Allemagne ;
23 févr.            PL reçoit un avis de l’Institut le priant de passer le plus tôt possible à la Caisse du Receveur des Fondations. Il s’y rend et est reçu par Georges Duhamel
31 mars           Mort de Camille Léautaud, (épouse de Maurice), née le 3 mars 1884 (embolie) ;
Avril                Baisse de la vue de PL : « Quand j’y réfléchis, c’est au cours de ces derniers mois que ma vue est devenue ce qu’elle est. Aux obsèques de la femme de mon frère Maurice, elle était encore satisfaisante. » (JL au 5 novembre) ;
03 avril            Obsèques de Camille. Nous apprenons que Jean-Paul Léautaud (né en mai 1906) a épousé une demoiselle Roversi ;
08 avril            Exposition de reliures à la bibliothèque Doucet. Conversations avec Paul Valéry et madame ;
18 avril            Proposition de la bibliothèque Doucet (via Marie Dormoy) de l’achat du manuscrit du Journal à raison de 1 000 francs par mois jusqu’à la mort de PL ;
07 mai             Nouvelle rencontre du frère d’André Rouveyre. Propos sur la famille Rouveyre ;
15 mai             « Ce soir […] un pneumatique de Jean Paulhan. (Le départ qu’il m’avait annoncé, en me demandant de n’en rien dire, de Drieu la Rochelle comme directeur de la revue est chose faite.) Il m’écrit que Jacques Lemarchand (je ne connais pas), qui devient rédacteur en chef de la revue (Paulhan, qui ne peut encore reparaître, comme il me l’avait dit également, probablement derrière lui) » ;
16 mai             « J’ai tiré ce matin du panier à chat […] la serviette de maroquin rouge (fort usagée) […], contenant tout le dossier du Petit Ouvrage : le manuscrit laissé en place, et toutes les liasses de notes destinées à son achèvement » ;
19 mai             « De 4 à 5, avec Paulhan, dans son bureau de la N.R.F. » pour préparer le texte des extraits du Journal qui paraîtront dans le numéro de juin ;
19 mai             « Tantôt, dans le hall de la N.R.F. où j’étais assis à attendre Paulhan, est passé devant moi un grand garçon, fort bien vêtu. Se retournant, et me voyant, est venu à moi, me tendre la main, et se nommant : Éluard. »
25 mai             « Été tantôt à la N.R.F. Gallimard absent avait chargé Queneau  de me recevoir. » ;
25 mai             « En fait, Drieu la Rochelle n’a pas du tout quitté la direction de la revue. » Personne, à la NRF ne semble se douter que le numéro de juin (qui va paraître très en retard) sera le dernier ;
25 mai             « Écrit ce soir ma lettre au Recteur de l’Université pour les conditions du dépôt des cahiers manuscrits de mon Journal à la bibliothèque Doucet. » ;
30 mai             Instauration de la Fête des mères ;
1er juin            « Rendez-vous avec Maurice Martin du Gard, au café des Deux Magots. »
04 juin            Rencontre fortuite d’Alphonse Séché ;
04 juin            ou samedi 5 juin, parution du dernier numéro (352) de La NRF avant janvier 1953 (si l’on excepte les deux numéros spéciaux d’hommage à André Gide (11/1951) et Alain (09/1952)). Ce dernier numéro porte toujours la mention : « Le directeur-gérant : Drieu la Rochelle » ;
08 juin            Rencontre fortuite de Jean Paulhan. « J’ai reçu hier la N.R.F. du 1er mai ». Rencontre fortuite de Gaston Gallimard rue Sébastien Bottin et conversation sur la publication du Journal : « Aurez-vous du courage ? » ;
08 juin            Rencontre fortuite de Madame Bachelin, rue de Condé ;
18 juin            Rencontre fortuite de Raymond Queneau chez Gallimard ;
25 juin            Gaston Gallimard occupé avec les Allemands, PL est reçu par Claude Gallimard afin de définir plus précisément les conditions de publication de son Journal. Raymond Queneau assiste à l’entretien. « Vous n’avez pas besoin de lire, puisque vous devrez publier. »
28 juin            Mort de Louis Mandin au bagne de Sonnenburg. Rencontre fortuite de Madame Benjamin Crémieux et nouvelles de son fils et de son mari ;
28 juin            « Enfin, je suis débarrassé de mon second volume de chroniques dramatiques. » ;
11 août            Rencontre de Madame Sommet qui lui dit « Il paraît que vous avez des sentiments “collaborationnistes” » ;
14 août            Parution, en une de Comœdia, plus les 2/3 de la page trois, de fragments du Journal 1927 ;
1er sept.           Rencontre avec Auriant ;
06 oct.             « Mon dossier mortuaire (s’ajoutant à mon testament) est en ordre, complet. »
19 oct.             « Ce matin, envoi de la N.R.F., mes exemplaires service de presse de mon second volume Boissard. La mise en vente est donc proche. » […] « Passe-Temps est épuisé au Mercure. Nous allons voir si Bernard le réimprime ou le laisse tomber. » ;
19 oct.             Mort d’André Antoine ;
29 oct.             Visite à André Billy dans sa maison de Barbizon en compagnie de Marie Dormoy et de Marcel Adéma (publicateur de Guillaume Apollinaire dans La Pléiade) ;
Octobre           ou novembre, réimpression des Poètes d’aujourd’hui, épuisé (JL au trois novembre) ;
03 nov.            Rencontre de Léon-Paul Fargue ;
09 nov.            Au cours d’un « petit arrêt dans un café voisin » suivant la cérémonie commémorant la mort de Guillaume Apollinaire, Jacqueline donne son accord pour la publication de ses œuvres poétiques complètes, y compris les Poèmes à Lou. La parution en Pléiade se fera en décembre 1956. Jusqu’en décembre, nombreux échanges de lettres avec André Billy et André Rouveyre à propos des tractations et atermoiements de Jacqueline Apollinaire ;
15 nov.            « Le Théâtre de Maurice Boissard, tome II, est enfin arrivé. » (chez Gallimard) ;
17 nov.            Dans un bureau de la NRF, PL envoie douze volumes du Théâtre de Maurice Boissard II à ses proches ;
19 nov.            Parution officielle du second volume du Théâtre de Maurice Boissard ;
22 nov.          Premier déjeuner chez Florence Gould ;
26 nov.            Création à la Comédie-Française, par Jean-Louis Barrault, du Soulier de satin, de Paul Claudel, dans une version abrégée de cinq heures ;
27 nov.            Déjeuner chez Jean Galtier-Boissière ;
02 déc.            Lettre d’André Billy expliquant plus en détails que le 03 janvier 1939 les raisons de sa brouille avec André Rouveyre ;
02 déc.            Première lettre d’une série et appels téléphoniques d’une lectrice, Madame D…, un peu envahissante ;
08 déc.            Visite à Henri Le Savoureux pour lui porter son exemplaire du tome II du Théâtre de Maurice Boissard ;
20 déc.            Déjeuner chez Jean Galtier-Boissière ;
24 déc.            Déjeuner au restaurant Allard, rue de l’Éperon, avec Jean Galtier-Boissière en compagnie de son épouse et d’un monsieur Étevenon, inconnu du monde de l’édition, qui souhaite réaliser une édition du Journal littéraire avec 150 000 francs d’à valoir. Cet Étevenon se révélera vite peu sérieux ;
28 déc.            Rendez-vous avec Georges Duhamel, dans son bureau de secrétaire perpétuel, à l’Institut, en vue de la prochaine assemblée générale des actionnaires du Mercure le lendemain, Jacques Bernard tentant de prendre le pouvoir en ayant distribué des actions ;
30 déc.            Visite de Marcel Adéma ; évocation de l’affaire des statuettes du Louvre ;

1944

05 janv.          (et sept et 14 janvier) PL échange des livres contre du café avec le libraire Richard Anacréon, 22, rue de Seine ;
09 janv.       Après déjeuner avec Marie Dormoy, visite aux Le Savoureux à la Vallée-aux-Loups ;
11 janv.           Rendez-vous avec Georges Duhamel dans son bureau de l’Institut ;
18 janv.           Visite au libraire Richard Anacréon ;
20 janv.           Déjeuner chez Marcel Adéma avec André Salmon pour parler de la publication des Poésies complètes de Guillaume Apollinaire dans La pléiade. « Il n’en a pas été dit un mot. » ;
21 janv.           Déjeuner avec Charles Léger au « restaurant des Deux bonnes sœurs », rue Dauphine ;
21 janv.           Mort de Jean Giraudoux ;
27 janv.           PL (et depuis le début de l’année l’ensemble de la population parisienne) doit remplir une fiche déclarant le nombre de pièces qu’il occupe dans sa maison, à l’éventuel profit de réfugiés suite à un débarquement envisagé par les autorités ;
08 févr.            Proposition d’édition du Petit Ami ou du Journal, ou de n’importe quoi par Grasset (Henri Poulaille et Robert de Châteaubriant) ;
08 févr.            Première visite chez l’éditeur José Corti à fin de publication des trois livres d’André Rouveyre : Singulier, Silence et Résolution ;
16 févr.            Invitation chez Florence Gould. Trop de neige, il se fait excuser par Jean Paulhan, aussi invité ;
23 févr.            Léonie Maillette, fruitière rue Boucicaut à Fontenay ;
25 févr.            Dans Je suis partout, sous la signature de François Vinneuil (Lucien Rebatet) à propos d’un article sur le film de Jean Anouilh Le Voyageur sans bagage d’après sa pièce de 1937, compliments sur le tome II du Théâtre de Maurice Boissard ;
26 févr.            Lettre de remerciement à François Vinneuil ;
1er mars           Mort de l’abbé Mugnier ;
02 mars           Déjeuner chez Florence Gould en présence de Marcel Arland, Marie-Louise Bousquet, René Delange, Marcel Jouhandeau, Gerhard Heller, Jean Paulhan, Arthur Vernes… ;
07 mars           Visite de l’exposition de dessins de Marie Laurencin chez Sagot, rue d’Anjou ;
07 mars           Conversation à la NRF avec Jean Paulhan, Marcel Arland, Bernard Groethuysen et Jean Prévost ;
08 mars           Projet d’un article pour Comœdia : « De l’abbé Mugnier à Sacha Guitry » ;
12 mars           PL s’inquiète de la santé de Marie Dormoy : « Je serai joli, si elle dit vrai. Je perdrai une camarade. » ;
18 mars           Rencontre avec Maurice Garçon, non notée dans le JL (mais dans le Journal de Maurice Garçon) ;
24 mars           Dans Je suis partout, page cinq, sur trois colonnes : « Le critique égale l’homme », article sur Maurice Boissard signé Alain Laubreaux. PL en est très fier ;
31 mars           Dans Je suis partout, page cinq, sur trois colonnes : « Morceaux choisis de Maurice Boissard », signé Alain Laubreaux et mettant en avant d’anciennes chroniques contenant des attaques contre des comédiennes juives. Ce second article n’est pas noté dans le Journal de PL. Dans son Journal, Jean Galtier-Boissière écrit que PL trouve « le moment mal choisi » ;
Avril               Entré […], en passant, chez le libraire Anacréon, rue de Seine. Fait la connaissance de l’illustrateur [Jean-Gabriel] Daragnès ;
05 avril            En soirée, émission de radio rassemblant Jacques Hébertot, Alain Laubreaux, un autre critique et un auteur dramatique. Au cours de cette émission, le Tome II du Théâtre de Maurice Boissard est évoqué ;
06 avril            Déjeuner chez Florence Gould, avec Marcel Arland, Marie-Louise Bousquet, Marcel Jouhandeau, Marie Laurencin, Jean Paulhan ;
07 avril            Rencontre fortuite avec Pablo Picasso, rue Jacob ;
14 avril            Mort de Benjamin Crémieux à Buchenwald ;
26 avril            Première évocation du Choix de pages de Paul Léautaud, par André Rouveyre ;
Mai                  Parution, dans Poésie 44, (numéro 19) d’un article de Jean Fougère : « Nécessité de Léautaud » ;
04 mai             Déjeuner chez Florence Gould (non noté dans le Journal), en présence de Marcel Jouhandeau et d’Ernst Jünger (qui donne l’information dans son Second journal parisien) ;
15 mai             Vente à la bibliothèque Doucet d’un lot de six lettres de Geneviève Mallarmé-Bonniot adressées à Paul Léautaud dont la modalité d’entrée est indiquée « Achat à Paul Léautaud, 15 mai 1944 ». D’autres documents ont peut-être été vendus à cette même occasion ;
22 mai             À l’instigation d’Alain Laubreaux et sur l’appui d’Abel Bonnard, paraît un arrêté du ministre de l’Éducation nationale allouant à PL une (faible) indemnité littéraire annuelle de 8 000 francs ;
25 mai             Rencontre fortuite d’Alain Rey (mort le 28 octobre 2020), rue de l’Odéon et de Louise Faure-Favier rue de Condé ;
27 mai             Parution dans Comœdia d’un article de Jean Grenier « Paul Léautaud » (plus de deux demi-colonnes) ;
Juin                 Déjeuner chez Florence Gould, à peine indiqué dans le JL ;
03 juin         Premier Gouvernement provisoire, à Alger ;
08 juin            L’Académie français attribue le prix Née à Paul Léautaud ;
09 juin            Annonce de l’événement dans Le Petit parisien ;
10 juin            Paul Léautaud écrit à Georges Duhamel pour refuser le prix ;
13 juin            PL rend visite à Georges Duhamel. Longue conversation ;
15 juin            Annonce dans Le Petit Parisien que PL a « décliné l’honneur que lui a fait spontanément l’Académie française » ;
21 juin            Une réimpression du tome II du Théâtre de Maurice Boissard est en route. PL corrige des fautes dans 22 pages et supprime quelques mots inutiles ;
23 juin            Rencontre fortuite de Jean Cocteau et d’Yves-Gérard Le Dantec dans la librairie de Richard Anacréon, 22, rue de Seine ;
30 juin            Article de « L’Homme masqué » : « Ce Léautaud, quand même… », dans la revue collaborationniste de Lucien Combelle Révolution nationale à propos de l’affaire du prix Née ;
03 juil.            Prix Goncourt à Elsa Triolet pour Le Premier accroc coute deux-cents francs ;
07 juil.            Déjeuner chez Florence Gould en présence de Marie Laurencin, Louise Faure-Favier et Ernst Junger, Jean Paulhan ;
11 juil.           Visite à Richard Anacréon, Yves-Gérard Le Dantec présent ;
15 juil.            Rencontre d’une femme comparée à un modèle de Constantin Guys et habitant rue Lhomond, que PL reverra deux ou trois fois ;
04 août            Conversation avec Raymond Queneau. « J’ai été à peu près seul à parler ». PL comprend pourquoi ;
05 août            Visite de Maurice Léautaud à Fontenay, ce qui semble se produire de temps à autre ;
11 août            Première tentative de suicide de Pierre Drieu La Rochelle ;
14 août            Appel téléphonique d’Ernst Jünger, alors officier allemand, pour saluer PL avant son retour en Allemagne ;
25 août            Libération de Paris. Le discours politique de Paul Léautaud « à bout de dégoût et de mépris » se radicalise davantage et partage toutes les légendes de la collaboration comme celle sur le double jeu de Pétain ;
03 sept            Sept pages rageuses du JL (18 000 caractères) sur les événements récents ;
07 sept.           L’Académie française examine les cas des écrivains collaborationnistes. Paul Valéry engage l’Académie à ne pas prendre en compte la candidature de cette catégorie de personnes ;
09 sept.           Réunion, au Cercle de la libraire, boulevard Saint-Germain, du comité national des Écrivains, réclamant du gouvernement des sanctions à l’égard d’« un certain nombre d’écrivains pour leur complicité avec l’ennemi pendant l’occupation » ;
13 sept.           « Je reçois ce matin une lettre de Gallimard me disant que les travaux d’impression reprendront sans doute bientôt normalement » ;
15 sept            Déjeuner chez Florence Gould. Seulement quatre convives, PL, Jean Paulhan et le romancier Robert de Thomasson, Marcel Jouhandeau arrivant en voisin pour le dessert. PL fort contrarié par la Libération prononce quelques phrases en l’air sur l’hypothèse d’une publication anonyme « sous le manteau » développant ses opinions. Engouement de Florence Gould qui propose immédiatement de couvrir les frais d’édition ;
21 sept.           « Ce matin, lettre de Duhamel. Il me fait part de l’exclusion de Bernard du Syndicat des Éditeurs, destitué également de ses fonctions de directeur et d’administrateur du Mercure. L’administrateur provisoire est Marcel Roland. » Le nouveau comité d’administration propose à PL de reprendre son emploi au Mercure ;
29 sept.           Déjeuner chez Florence Gould : « Jouhandeau, Thomasson, Paulhan et moi. » PL a rédigé un projet de traité pour ce qui est nommé Journal de guerre à publier à cent exemplaires. Florence Gould approuve ce traité sans réserve, Jean Paulhan étant partie prenante. Projet aussi d’une publication dans la même « collection », du Petit ouvrage ;
16 sept.           Les Lettres Françaises publie la liste des écrivains « mis à l’écart » pour leur attitude durant l’Occupation, dont Jacques Bernard ;
Octobre           Georges Duhamel nomme Paul Hartmann directeur du Mercure de France ;
06 oct.             Déjeuner chez Florence Gould, avec Marie-Louise Bousquet, Marie Laurencin et un nouvel invité, le dessinateur Jean Oberlé. Longue conversation entre eux deux ;
13 oct.             Déjeuner chez Florence Gould avec Robert de Thomasson. Nouvel entretien à propos de la publication évoquée précédemment qui prend le nom de Journal de guerre. Florence Gould remet 100 000 francs à PL à cet effet ;
Octobre           Georges Duhamel confirmé comme secrétaire perpétuel de l’Académie française ;
11 oct.             L’Humanité annonce, dans sa rubrique « Les lettres et les arts », l’arrestation de Jacques Bernard, « l’éditeur nazi du Mercure de France », malgré la protection de Georges Duhamel. L’information sera démentie ;
17 oct.             « Déjeuner chez Galtier-Boissière ». Arrivée fortuite d’Alain, le philosophe ;
18 oct.             Déjeuner chez l’épouse du directeur des Grands moulins de Pantin (qui ont explosé le 19 août) ;
21 oct.             Les Lettres françaises publie une liste d’écrivains considérés comme collaborateurs par le comité national des Écrivains ;
20 oct.             Déjeuner chez Florence Gould, en tête à tête, « dans sa chambre, sur une petite table à deux pas de son lit », elle en pyjama ;
22 oct.             Dans son Journal, PL défend avec virulence les actes des collaborateurs les plus notoires ;
23 oct.             Suite à la liste d’écrivains publiée par Les Lettres Françaises, PL prend leur défense un par un et justifie leur position ;
26 oct.             Déjeuner chez Florence Gould en présence de Marcel Jouhandeau, Robert de Thomasson, Jean Oberlé ;
09 nov.            Réunion annuelle sur la tombe de Guillaume Apollinaire au Père-Lachaise puis déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Marie-Louise Bousquet, Jean Paulhan, Robert de Thomasson … ;
17 nov.            Première rencontre avec Paul Hartmann ;
21 nov.            Reparution du Divan avec un article d’Henri Martineau sur le tome II du Théâtre de Maurice Boissard ;
23 nov.            Libération de Strasbourg ;
23 nov.            Déjeuner chez Florence Gould, avec Marie-Louise Bousquet, Robert de Thomasson… ;
25 nov.            Visite à Maurice Martin du Gard, souffrant, cher lui, 80, rue de l’Université. Projet de pétition en faveur de Charles Maurras dont le procès se tiendra en janvier ;
28 nov.           Visite à Richard Anacréon ;
30 nov.            Déjeuner chez Florence Gould, à peine évoqué dans le JL ;
05 déc.            Nouvelle visite à Maurice Martin du Gard et à Richard Anacréon ;
09 déc.            Déjeuner avec Richard Anacréon et le marchand d’art Georges Aubry ;
10 déc.            Visite à Sacha Guitry , libéré, dans la clinique Saint-Pierre, quinze rue Boissière ;
13 déc.            Conversation avec l’avoué Leboucq, de Fontenay. Rencontre fortuite de Georges Duhamel, rue de Condé. Peu d’amabilités ;
14 déc.            Déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Marcel Jouhandeau, Jean Paulhan et Madame Paulhan, Robert de Thomasson et un officier Bourbon-Parme. PL se lasse de ces déjeuners : « c’est de l’esclavage » ;
16 déc.            Il semble que les déjeuners chez Florence Gould soient interrompus ;
19 déc.            Premier numéro du journal Le Monde ;
20 déc.            Mort de Romain Rolland ;
20 déc.           « Passé chez le libraire Anacréon, avec qui je me suis entendu pour qu’il me fournisse des camemberts » ;
23 déc.            PL envisage brièvement de quitter la France pour la Suisse ;
23 déc.            Cette journée est la dernière du JL pour 1944 ;
25 déc.           Probable visite à Léon-Paul Fargue, non notée dans le JL mais organisée avec Richard Anacréon le vingt décembre ;
29 déc.            Disparition et suicide de Léon Deffoux, qui s’est jeté dans la Seine.

1945

                    PL voit de moins en moins clair ;
04 janv.       Comme le quatre février dernier, PL, invité chez Florence Gould renonce à y aller à cause de la neige et du froid ;
11 janv.       Déjeuner chez Florence Gould avec Marie-Louise Bousquet, Marcel Jouhandeau… ;
15 janv.       Le corps de Léon Deffoux est retrouvé dans la Seine à Suresnes ;
16 janv.       Visite à Richard Anacréon ;
18 janv.       Déjeuner chez Florence Gould avec Marcel Jouhandeau… ;
23 janv.       Début du débat entre André Rouveyre et PL à propos de l’introduction du Choix de pages, bien trop élogieux selon lui ;
25 janv.       Déjeuner chez Florence Gould, décrit en quatre lignes. Rencontre fortuite avec Maurice Garçon. Lettre amicale à Pierre Benoit ;
19 janv.       Robert Brasillach devant la Cour de justice ;
06 févr.        « Le malheureux Brasillach a été exécuté ce matin » ;
09 févr.        Rencontre fortuite, rue de Grenelle, d’Yves-Gérard Le Dantec ;
15 févr.        Déjeuner chez Florence Gould (seulement évoqué le 22 février). Les déjeuners des premier et huit février n’ont pas été notés mais ont vraisemblablement eu lieu.
16 févr.        Jacques Bernard est interrogé et inculpé d’intelligence avec l’ennemi, mais laissé en liberté ;
18 févr.        PL téléphone chez Paul Valéry pour prendre de ses nouvelles ;
22 févr.        Déjeuner chez Florence Gould. « Convives : Paulhan et sa femme, Marcel Arland et sa femme, le capitaine Duthey, Marcel Jouhandeau, le Docteur Vernes […] et enfin l’odieuse Marie-Louise Bousquet » ;
26 févr.        Pl reçoit une lettre d’Étiemble qui a apprécié Amour ;
26 févr.        Nouvelle rencontre avec Paul Hartmann ;
27 févr.        Obsèques de Léon Deffoux au Père Lachaise à 16 heures. PL revoit des gens pour la première fois depuis des années : Octave Aubry, André Billy, Roland Dorgelès, Marcel Longuet, Georges Pioch, Edmond Sée, Pierre Varenne… L’ensemble de la presse française a été très discret et il semble que ces deux pages du Journal restent le plus riche témoignage de cette cérémonie ;
28 févr.        L’hebdomadaire Opéra, de Jean Chabannes, demande sa collaboration à PL, qui décline ;
1er mars       Florence Gould est à la campagne, le déjeuner est reporté. Visite à Richard Anacréon ;
10 mars       Déjeuner chez Florence Gould, exceptionnellement un samedi, non décrit dans le Journal ;
15 mars       Suicide de Drieu La Rochelle ;
20 mars       PL se rend aux obsèques de Drieu La Rochelle ;
21 mars       Visite à une exposition de peinture de Paule Gobillard (belle-sœur de Paul Valéry) ;
22 mars       Déjeuner chez Florence Gould avec un aimable banquier, Marcel Jouhandeau, Robert de Thomasson, Arthur Vernes et Madame. La conversation roule évidemment sur Drieu la Rochelle ;
24 mars       Jacques Bernard est à nouveau interrogé et arrêté ;
29 mars       Le déjeuner chez Florence Gould est reporté à jeudi prochain,  puis au samedi suivant ;
02 avril        Déjeuner chez Paul Morisse ;
07 avril        Probable déjeuner chez Florence Gould, non noté dans le JL. Seules quatre journées dans le JL entre avril et le 16 mai. PL a mauvais moral. Interruption des déjeuners Gould pour plusieurs semaines ;
12 avril        Émile Henriot est élu à l’Académie française ;
27 avril        Visite, à la BNF, de l’exposition Anatole France. Conversation sur place avec Jacques Crépet ;
08 mai         Capitulation allemande ;
12 mai         PL écrit à Anne Cayssac, qui ne répondra pas ;
13 mai         Second tour des élections municipales, premières élections d’après-guerre. Les femmes ont voté pour la première fois :
17 mai         Déjeuner chez Florence Gould, sans elle, partie en cure thermale. Convives : Madame Vernes en maîtresse de maison, Madame veuve Giraudoux, le pianiste Joseph Benvenuti, Marcel Jouhandeau et Robert de Thomasson ;
19 mai         Rencontre probable avec Mathias Tahon (lettre du 17) à propos du Choix de pages établi par André Rouveyre ;
24 mai         PL se plaint à Jean Galtier-Boissière qu’il ne batte froid pour lui avoir dit ne pas avoir apprécié son Journal pendant l’occupation ;
Juin              Réimpression des deux volumes du Théâtre de Maurice Boissard à 3 000 exemplaires chacun (lettre à Paul Hartmann du 23 août 1945) ;
Juin         Paul Valéry est en mauvaise santé ;
Juin         André Billy publie La Terrasse du Luxembourg chez Fayard ;
Juin         André Rouveyre, qui était assez riche, est ruiné sans qu’on sache vraiment pourquoi (probable mauvaise gestion de ses placements) ;
Juin         Marie Dormoy séjourne à Lyons-la-Forêt tout le mois ;
09 juin         Madame Gut, amie d’Anne Cayssac rend visite à PL pour lui donner des nouvelles d’Anne, dont elle reçoit du courrier ;
11 juin         Réimpression avec corrections du tome I du Théâtre de Maurice Boissard ;
14 juin         Reprise des déjeuners chez Florence Gould. Convives : Louis Jouvet, Jean Paulhan ;
16 juin         Visite à Richard Anacréon puis à André Gide ;
C’est peut-être ce 16 juin que PL a présenté son portrait par Marie Laurencin au critique d’art Fritz Vanderpyl. Voir le Journal littéraire au 21 août ;
19 juin « Déjeuner chez Vanderpyl, rue Gay-Lussac — après déjeuner je suis passé chez Anacréon. » ;
21 juin         Déjeuner chez Florence Gould. Convives : Jean Dubuffet, Jean Grenier, Reynaldo Hahn, Marcel Jouhandeau, Germaine et Jean Paulhan, Mad…, Robert de Thomasson ;
28 juin         Déjeuner chez Florence Gould. Treize à table, dont Reynaldo Hahn, nommé la veille directeur de l’opéra ;
Juillet          Parution dans La Nef de fragments du Journal littéraire de 1937 et 1938 ;
02 juil.         Rencontre fortuite, rue Hautefeuille, de l’auteur Mercure François-Paul Raynal ;
03 juil.         Elsa Triolet est la première femme à recevoir le prix Goncourt pour Le Premier accroc coûte deux-cents francs (Gallimard). Il s’agit du prix de l’année 1944 ;
04 juil.         Rencontre fortuite de Julien Benda à la NRF. Déjeuner chez Jean Galtier-Boissière, avec Jean Oberlé ;
05 juil.         Déjeuner chez Florence Gould ;
11 juil.         PL reçoit une assignation comme témoin dans le procès de Jacques Bernard. Aucune note jusqu’au 26 juillet ;
16 juil.         Procès de Jacques Bernard, non mentionné dans le JL ;
19 juil.         Vraisemblable déjeuner chez Florence Gould, non noté stricto sensu dans le JL ;
20 juil.         Mort de Paul Valéry, non notée dans le JL à cette date ;
26 juil.        Déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Madame Vernes, Sam Quinchon, Jean Denoël, le très jeune Jean-Pierre Lacloche et Marcel Arland ;
Fin juil.       À Fontenay, rencontre d’une jeune femme au sujet d’un chien. Cette rencontre n’aura pas de suite ;
02 août        Déjeuner chez Florence Gould, non notée dans le JL mais dans une lettre à Marcel Jouhandeau datée du quatre août. Léo Larguier présent ;
09 août        Déjeuner chez Florence Gould ;
Mi-août        Réimpression, à 3 000 exemplaires chacun des deux volumes du Théâtre de Maurice Boissard ;
17 août        Rencontre fortuite de Brice Parain à la NRF et conversation sur la liberté d’écrire en 1945. Rencontre de Julien Benda dans les mêmes circonstances ;
21 août        « Repris chez Vanderpyl mon Marie Laurencin. Déconvenue complète. » ;
23 août        PL pose chez Henri Matisse, boulevard du Montparnasse, pour un portrait devant servir de frontispice au tirage de tête du Choix de Pages, par André Rouveyre ;
27 août        Nouvelle séance de pose chez Henri Matisse ;
18 août        Lettre de PL à Paul Hartmann demandant la réimpression de Passe-Temps et des Poètes d’aujourd’hui ;
12 sept.       Lettre à Mathias Tahon ; « Je suis en train de terminer l’arrangement des pages “mortuaires” d’In Memoriam. J’ai un peu amélioré, je l’espère. » Ce texte ne paraîtra pas dans le Choix de pages ;
26 sept.       Le tome II du Théâtre de Maurice Boissard est réimprimé ;
1er oct.         Premier numéro des Temps modernes ;
04 oct.         Déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Marcel Jouhandeau, qui s’est coupé la barbe, et de Jean Paulhan. À cause d’une invitation de Jean Cassou au prochain déjeuner, Paul Léautaud décide de ne plus venir ;
11 oct.          Rencontre de Tristan Tzara à la bibliothèque Doucet et conversation. Conversation avec le compositeur Jules Mouquet ;
11 oct.         « Le tome II du Théâtre Boissard (réimpression) est enfin arrivé. » ;
12 oct.         « Promenade tantôt avec Charles Léger rencontré au Mercure » ;
21 oct.         Élection d’une Assemblée constituante ;
21 oct.         Visite à Charles léger à Meudon ;
25 oct.         Déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Mme Vernes, Marcel Jouhandeau, Jean Dubuffet, Robert de Thomasson ;
08 nov.        Déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Marcel Jouhandeau, Mme Vernes, Jean Oberlé, Édith Boissonnas, Olivier Larronde et Jean-Pierre Lacloche, Jean Denoël, René Tavernier (père du cinéaste Bertrand tavernier), Jean Dubuffet ;
11 nov.        PL se rend par erreur au cimetière du Père Lachaise pour la cérémonie d’hommage à Guillaume Apollinaire, qui se tient tous les ans le neuf novembre, anniversaire de sa mort ;
14 nov.        Déjeuner chez Florence Gould dans la seule compagnie d’Henri de Montherlant et de Marcel Jouhandeau ;
19 nov.        Arrivée d’une nouvelle femme de ménage dans le pavillon de Fontenay ;
21 nov.        Rencontre fortuite d’André Fallières, fils d’Armand. Visite dans les bureaux du Mercure, peut-être au retour d’un déjeuner chez Florence Gould non indiqué dans le JL. Propos sur Jacques Bernard ;
30 nov.        Déjeuner avec l’éditeur Jacques Haumont ;
30 nov.        Achevé d’imprimer de la « plaquette » Marly-le-Roy et environs au Bélier ;
02 déc.        Mort de Robert Denoël, assassiné ;
06 déc.        Vraisemblable déjeuner chez Florence Gould (Lettre de remerciement datée du lendemain) ;
11 déc.        Le prix Goncourt 1945 est attribué à Jean-Louis Bory pour Mon village à l’heure allemande (Flammarion) ;
11 déc.        Visite à Fontenay de Jean-Jacques Pauvert, qui lance une revue ;
13 déc.        Déjeuner chez Florence Gould avec Jean Paulhan et Madame, Marcel Jouhandeau, Marcel Arland, Marie Laurencin, Robert de Thomasson, Édith Boissonnas, la secrétaire de Mme Gould, Albert Cingria ;
14 déc.        Jean-Louis Bory reçoit le prix Goncourt pour Mon village à l’heure allemande (Flammarion) ;
16 déc.        Parution chez Mathias Tahon (éditions du Bélier) de la « plaquette » Marly-le-Roy et environs. Tirage : 150+850 exemplaires ;
20 déc.        Déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Robert de Thomasson, Joseph Benvenuti, Édith Boissonnas (mais pas Jean Paulhan, souffrant) ;
28 déc.        Nouvelle visite de Jean-Jacques Pauvert ;
29 déc.        « Dévaluation. Le franc à deux centimes ».

1946

14 févr.           Jean Tharaud est élu à l’Académie française ;
16 févr.            Inauguration, à la bibliothèque Doucet, de l’exposition Paul Verlaine organisée à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort. Paul Léautaud est auteur de la Préface du catalogue dressé par Marie Dormoy ;
02 mars           Parution dans La Gazette des lettres, de Raymond Dumay, d’un article de Paul Guth peu aimable pour Paul Léautaud ;
Mars/avr.         Sur le pont Neuf, Anne Cayssac se fait renverser par un gamin en trottinette. Fracture d’un « os du bassin » ;
14 mars                 Mort du chat Miton ;
18 mars           « On vient en effet de réimprimer Passe-Temps et la réimpression vient de sortir, après bien des lenteurs. » (Lettre à Charles Léger) ;
04 avril            Paul Claudel et Maurice Garçon, Marcel Pagnol et Jules Romains sont élus à l’Académie française ;
16 avril          Projet d’une édition de Madame Cantili à la NRF, qui ne paraîtra pas avant 1948 mais sera datée 1947, augmentée de Mademoiselle Barbette et de Ménagerie intime, et illustrée de douze lithographies de Colette Duhamel ;
Fin avril           Mort de Madame Rouveyre ;
06 juin            Déjeuner chez Florence Gould, mentionné le mardi onze juin ;
11 juin            Dans son Journal, Paul Léautaud donne une raison inattendue de la brouille entre André Billy et André Rouveyre ;
11 juin            Création en France (après le Brésil) de la mise en scène de Louis Jouvet pour L’Annonce faite à Marie, de Paul Claudel ;
Fin juin           André Rouveyre remonte du Midi où il s’était installé pendant la guerre pour se réinstaller rue de Seine ;
30 juin            Paul Léautaud assiste à une représentation de L’École des femmes dans une mise en scène de Louis Jouvet au théâtre de l’Athénée ;
11 juil.            Madame Sommet, propriétaire de la maison occupée par Paul Léautaud, met en vente ses maisons. Il doit être présent chez lui pour un état des lieux ;
08 août            Rencontre fortuite de René de Solier et conversation ;
18 août            Nouvelle série de séances de poses chez Henri Matisse, et le lendemain. Il y aura en tout quatre séances de pause pour un portrait qui a été joint aux quarante-cinq premiers exemplaires sur chiffon d’Arches du Choix de pages ;
21 août            Paul Léautaud et Marie Dormoy passent deux jours à Lyons-la-Forêt ;
22 août            Nouvelle séance de pose chez Henri Matisse, et une dernière le 27 août ;
24 août            Visite de son frère Maurice ;
Fin sept.           Visite de Jean Orieux (Fontagre) à Fontenay, conduit par Jean Denoël ;
28 sept.           Visite de l’anglaise Margaret Davies pour sa thèse sur Guillaume Apollinaire ;
30 sept.           Achevé d’imprimer du Choix de pages de Paul Léautaud par André Rouveyre (éditions du Bélier) ;
30 sept.           « J’ai remis tantôt à M. Paul Hartmann […] le texte de ma collaboration au Mercure du 1er décembre dit “numéro 1 000”. J’ai à lui remettre maintenant, et sans trop attendre, une bonne cinquantaine de pages du Journal, dont la publication reprendra dans chaque numéro, et de façon qu’il ait un “marbre” composé à l’avance. » ;
30 sept.           Une « maison de disques » de Lausanne écrit à André Rouveyre. Elle envisage d’enregistrer quelques amis de Guillaume Apollinaire. « Je me suis presque engagé à prononcer un texte d’une quinzaine de lignes. » ;
03 oct.             Millième numéro des Nouvelles littéraires ;
08 oct.             Rencontre fortuite de Tristan Klingsor ;
11 oct.           Visite à Fontenay de la peintre surréaliste Rachel Baes avant la visite chez Mathias Tahon ;
11 oct.             Paul Léautaud et André Billy se rendent chez l’éditeur Tahon afin de s’occuper des services de presse du Choix de pages ;
18 oct.             Parution, dans Le Littéraire, de l’article d’André Billy « Ce cher vieux Mercure » ;
24 oct.             Première assemblée des actionnaires du Mercure depuis la guerre ;
24 oct.             Le journal Combat demande sa collaboration à Paul Léautaud ;
24 oct.             Maurice Genevoix est élu à l’Académie française. Il sera reçu par André Chaumeix ;
27 oct.             Institution de la IVe République sous la présidence de Charles de Gaulle ;
Novembre       Paul Hartmann engage Samuel Silvestre de Sacy comme administrateur du Mercure ;
1er nov.            Parution dans Combat, de « Diogène en banlieue sud », article non signé à propos du Choix de pages ;
06 nov.            Rencontre fortuite de Julien Benda à La NRF ;
08 nov.            Un « opérateur de la radio suisse » arrive à l’improviste à Fontenay pour graver un disque. PL écrit un texte en hâte, qu’il lit au micro, puis lit un poème d’Alcools ;
08 nov.            À propos du Choix de pages, parution d’un article dans Les Lettres françaises et d’un autre, de Gérard Bauer dans Paris-Presse, L’intransigeant ;
09 nov.            « Ce matin, réunion Apollinaire au Père-Lachaise. »
12 nov.            Avec Samuel Silvestre de Sacy, première conversation à propos de ce qui va devenir les Propos d’un jour ;
18 nov.            Remise au Mercure des quatre textes qui composeront Propos d’un jour ;
18 nov.            Nous apprenons que Marie Dormoy écrit ses Mémoires, qui paraîtront au Mercure de France en 1963 sous le titre Souvenirs et portraits d’Amis (307 pages) ;
21 nov.            Déjeuner chez Florence Gould. Les convives cités sont Pierre Benoît, Jean Denoël, Jean Dubuffet et un « jeune écrivain », Henri Thomas ;
02 déc.         Prix Goncourt à Jean-Jacques Gautier pour Histoire d’un fait divers (Julliard) ;
05 déc.         Édouard Herriot est élu à l’Académie française. Il sera reçu par Jérôme Tharaud ;
06 déc.            Marie Dormoy et Paul Léautaud assistent à une représentation de Pelléas et Mélisande à l’Opéra-Comique ;
06 déc.            Parution d’un article de Pierre Lœwel dans l’hebdomadaire France : « Un écrivain original » ;
09 déc.            Visite de Jean-Jacques Pauvert à Fontenay. « Jean-Jacques Pauvert est devenu […] le mandataire, […] d’une sorte de société de cinéastes bibliophiles colossalement riches » ;
12 déc.            Déjeuner chez Florence Gould en présence de (personnes citées) Jean Denoël, Jean Cocteau, Giacomo Antonini, Marcel Jouhandeau ;
14 déc.            Visite à Sacha Guitry avenue Élisée Reclus ;
16 déc.            Visite à Henri Matisse avant son départ pour Vence ;
17 déc.            Lettre à Florence Gould, déclinant ses invitations pour les jeudi 19 et 26 pour cause de verglas dans les rues de Fontenay ;
18 déc.            Dans Combat, PL apprend qu’il était « l’un des trois concurrents restés en présence » (avec André Suarès et L.-P. Fargue) pour le prix littéraire de la ville de Paris alors qu’il n’a rien demandé ;
19 déc.            Possible déjeuner chez Florence Gould malgré la lettre du 17 décembre ;
23 déc.           (vers cette date) : reparution du Mercure de France, numéro spécial 999-1 000. Parution d’extraits du Journal littéraire du 13 novembre 1903 et des 4 au 18 janvier 1904 ;
24 déc.            Lettre d’André Gide à propos de certaines appréciations sur lui que PL avait écrites à André Rouveyre et que celui-ci a fait paraître dans le Choix de pages ;
30 déc.            Rencontre avec André Chamson, en charge de la critique d’art au Mercure.

1947

                 Première parution, au Mercure de France, de Propos d’un jour ;
                 Parution d’une photographie de Paul Léautaud à Fontenay par le Néerlandais Emiel van Moerkerken dans son livre de photos : Reportages in Licht en schaduw. Lors de la visite ayant permis cette photographie, Paul Léautaud évoque la réédition clandestine sans son accord du Petit Ami (en néerlandais ?) par A. A. Balkema, Fred Batten et Adriaan Morriën aux éditions de la Bête noire ;
Janvier              Perte de deux « dossiers d’articles », peut-être par Mathias Tahon ;
1er janv.             Parution, dans le Mercure, de la première partie du Temps de la recherche, de Georges Duhamel ;
05 janv.             Rachel Baes — jamais citée dans le Journal — réalise un portrait de Paul Léautaud qui paraîtra dans son ouvrage Trois entretiens avec Paul Léautaud à Fontenay-aux-Roses qui paraîtra à dix-neuf exemplaires hors-commerce ;
14 janv.             Mort de Jean Ajalbert ;
16 janv.             Vincent Auriol est élu président de la République ;
16 janv.             Maurice Garçon est reçu à l’Académie française par André Siegfried ;
20 janv.             Démission de Charles de Gaulle et élection de Vincent Auriol ;
20 janv.             Jean Oriol vient à Fontenay pour enregistrer un entretien au profit d’une radio sud-américaine. Aucun autre détail ;
1er févr.              Parution, dans le Mercure de fragments du Journal littéraire de 1904 ;
1er févr.              Parution, dans le Mercure d’un texte de Justin Saget (Maurice Saillet) : « Lettre à Paul Léautaud sur les Poètes d’aujourd’hui » ;
13 févr.              Déjeuner chez Florence Gould. Convives cités : Jean Denoël, J.-J. Pauvert, Jean Paulhan, Édith Boissonnas et Françoise David, fille de Jules Supervielle ;
14 févr.              Article du Monde « Le Retour des anciens », rapprochant la vie politique actuelle de la reparution du Mercure de France. Évocation d’Alfred Jarry et de Paul Léautaud ;
06 mars             Début d’une correspondance avec une Madame Georgette Simon, habitant en Algérie, qui lui a écrit après avoir lu le Choix de Pages ;
10 mars             « J’ai fait connaissance aujourd’hui avec mes nouvelles propriétaires. »
11 mars             Visite chez André Rouveyre, rue de Seine, Maurice Martin du Gard étant présent ;
Avril                  Dans le numéro de Paru, article d’Yves Lévy sur PL ;
1er avril             Dans la quatrième et dernière partie de ses mémoires, Le Temps de la recherche, Georges Duhamel évoque Paul Léautaud et plus largement les personnalités du Mercure. PL en est injustement très fâché ;
10 avril              (ou douze) : Visite de Maurice Saillet qui quitte le journal Combat (où il signait ses articles Justin Saget) ;
22 mai              Déjeuner chez Florence Gould avec Jean Denoël (seul invité cité) et peut-être Jean Paulhan ;
29 mai               Déjeuner chez Florence Gould à peine évoqué dans le Journal le jeudi suivant. Convive cité : André Dhôtel ;
04 juin           « Terminé aujourd’hui, dans mon ancien bureau au Mercure, la correction des secondes épreuves de mon petit volume, Propos d’un jour, » ;
05 juin              Déjeuner chez Florence Gould. André Dhôtel et l’éditeur algérois Edmond Charlot ;
12 juin              Déjeuner chez Florence Gould. Dix-huit convives. Invités cités : le jeune américain vivant chez F. G, Dominique Aury, Pierre David et « une dame [Suzanne] Tézenas », Giacomo Antonini, Marcel Jouhandeau,
19 juin              Déjeuner chez Florence Gould en compagnie de Dominique Aury, Jean Paulhan. Fin de la revue Fontaine ;
22 juin              PL pense au problème délicat de la publication de son Journal par Marie Dormoy vis-à-vis de gens qu’elle connaît. Il envisage de ne pas lui confier la publication de son Journal après l’année 1938, correspondant au travail dont elle s’est déjà occupée. Il pense à confier la suite de la publication à Jean Galtier-Boissière ;
24 juin              Visite à Fontenay, d’André Billy et d’André Rouveyre ;
Fin juin             Parution d’extraits du Journal de PL de 1946 dans L’Arche datée d’avril ;
Fin juin             Réimpression des trois volumes des Poètes d’aujourd’hui à 6 000 exemplaires chacun ;
25 juil.              Parution dans Combat d’un article sans intérêt à propos du texte de PL dans L’Arche ;
Fin juil.             Madame Bachelin demande son avis à Maurice Garçon pour la publication du Journal d’Henri Bachelin. Maurice Garçon en fait part à PL, dans une lettre qui ne nous est pas parvenue. Réponse détaillée de PL dans une lettre datée du 29 juillet ;
08 août              Non-lieu pour Sacha Guitry ;
14 août              « Déjeuner Malakoff [Florence Gould]. Pour la première fois Gide. Quand on est passé à table, je lui ai moi-même donné ma place, à la droite de Mme G… Elle comprise, nous n’étions que cinq : Gide, Jean Amrouche, le jeune Américain qui loge chez Mme G…, et moi. » ;
21 août              Près d’une quinzaine de convives chez Florence Gould avec, pour la première fois, Henri Michaux et Jacques Le Grix. Cités aussi : Jean Denoël, Jean Dubuffet ;
Septembre         André Billy publie Le Pont des Saints-Pères ;
05 sept.             Pour la première fois de sa vie, PL passe rue de Condé sans entrer au Mercure ;
06 sept.             Parution dans Combat d’un article de Jules Roy « Les Ennemis du siècle » où Paul Léautaud est décrit sans être nommé ;
11 sept.             Déjeuner chez Florence Gould, dont les détails seront notés le quinze septembre. Présence notée de Jean Dubuffet et de Léo Larguier ;
26 sept.             Deuxième séance de pose pour une illustratrice pour Madame Cantili qui paraîtra chez Gallimard cette année en édition de luxe ;
27 sept.             Richard Anacréon organise une parution du fragment de Journal paru dans L’Arche avec des illustrations d’André Dignimont ;
27 sept.             PL accorde l’illustrateur Jean-Gabriel Daragnès (via Richard Anacréon) le droit de publier à vingt exemplaires hors-commerce le texte « Souvenir » paru dans L’Ermitage du 15 septembre 1905 ;
04 oct.               Déjeuner chez Florence Gould (un samedi). Cinq invités : Jean Denoël, Marcel Jouhandeau, Paul Léautaud, Jean Paulhan et le jeune Américain ;
07 oct.               Ouverture de l’exposition de portraits d’auteurs par Jean Dubuffet dans la galerie René Drouin, 17 place Vendôme, dont Léautaud sorcier peau-rouge et Léautaud général d’Empire ;
09 oct.               Déjeuner chez Florence Gould ;
10 oct.               Parution de Propos d’un jour ;
29 oct.         « Vendu [40 000 francs] […] mon portrait par Matisse, à un M. Marie, associé dans la direction d’une librairie de luxe en face la statue de Diderot ;
12 nov.              « Tantôt, visite au Fléau, avant son départ pour Pornic » :
14 Nov.        André Gide, prix Nobel de littérature ;
24 nov.              Mort de Léon-Paul Fargue. Écriture d’un « un long morceau » sur L.-P. Fargue, dans l’idée de le publier ;
27 nov.              Déjeuner chez Florence Gould. Invité cité : Jean Orieux ;
05 déc.              PL se rend aux obsèques de Léon-Paul Fargue (mort depuis onze jours) ;
08 déc.              Prix Goncourt à Jean-Louis Curtis pour Les Forêts de la nuit (Julliard). Une scission est organisée par Sacha Guitry et René Benjamin qui décernent un prix Jules (de Goncourt) à Kléber Haedens pour son roman Salut au Kentucky paru chez Robert Laffont (318 pages) ;
11 déc.              Déjeuner chez Florence Gould. Invités cités : Jean Denoël, André Dhôtel ;
18 déc.              Déjeuner chez Florence Gould. Invités cités : la Résistante Germaine Richard, Paul Guth, Giacomo Antonini, Jules Roy ;
25 déc.              Création de la mise en scène de Louis Jouvet pour le Dom Juan de Molière ;
26 déc.              PL et MD assistent à une représentation de Dom Juan avec Louis Jouvet au théâtre de l’Athénée.

Les années suivantes de cette chronologie paraîtront peu à peu jusqu’en 2023-2024.