Pages privés

            Bonjour à toutes et tous

La loi, vous le savez, protège les auteurs abusivement.

Nous vivons tous du fruit de notre travail jusqu’à la fin de nos jours, pas soixante-dix ans après notre mort. Les auteurs, si.

Roland Dorgelès a écrit ses Croix de bois en 1919. Le moins que l’on puisse dire est qu’il s’agit d’une œuvre nationale devant laquelle la France entière (Allemands compris) doit s’incliner. Doit s’incliner et payer encore jusqu’en janvier 2044.

Des milliers d’œuvres majeures de notre patrimoine sont ainsi la proie des marchands et interdites aux plus pauvres de notre société.

Si l’on ajoute à cela le fait que certains auteurs mettent leurs œuvres au nom de leurs enfants pour faire durer le plaisir, c’est quasiment la richesse éternelle, plus sûre que la gloire.

La loi nous interdit donc de tout mettre en ligne, même Les Croix de bois.

De plus certains textes ne sont plus disponibles depuis longtemps. Ce n’est pas une affaire de vingt €uros, l’édition est épuisée. Il n’y en a plus. La loi protège donc ainsi des textes indisponibles, tel un soldat oublié qui n’aurait pas été informé que la guerre est terminée et continuerait le guet. Il y a eu des films là-dessus. Comiques.

On peut cependant mettre à disposition de nos amis des textes qui nous sont chers, tant que ça reste au sein d’un cercle privé.

La maturité de ce site, les centaines d’ouvrages — parfois minuscules — amassées au cours des recherches, conduisent naturellement à l’envie de partager des choses de plus en plus rares, certaines assez récentes, introuvables, parfois hors-commerce et qui n’ont donc jamais été vendues mais encore protégées.

Une page avec mot de passe, donc à cette condition réservée à un cercle privé, quasi familial, peut être considérée comme une page privée. C’est d’ailleurs ainsi que les hébergeurs de site nomment ces pages

Ce biais juridique permet donc de donner des textes épuisés et introuvables en librairie sans trop risquer la prison. Attention : ce seront toujours des textes épuisés et introuvables en librairie, hors, évidemment, le marché de l’occasion, qui est par définition privé, qu’il y ait un intermédiaire ou qu’il n’y en ait pas.

Il y aura ici deux catégories. Les textes privés et les pages privés.

Par page privée nous pensons à des textes plus courts, fragmentaires, moins formels, pouvant avoir fait l’objet d’une publication locale oubliée dans une revue communale ou de circonstance. Une édition PDF pourrait donner au lecteur distrait l’impression que le texte a été publié en l’état, ce qui serait faux.

Les textes privés seront la reproduction intégrale de textes ayant été publiés en volume (mais bien entendu indisponibles depuis longtemps, voir depuis toujours car n’ayant jamais été vendus). Nous pensons aux Souvenirs sur Madame Rachilde, par Auriant. Ce n’est pas la page et sa présentation de l’ouvrage qui sera privée, mais le texte d’Auriant, un PDF protégé par mot de passe.

Il y aura ici deux catégories, les pages privés et les textes privés.

Par page privée nous pensons à des textes plus courts, fragmentaires, moins formels, pouvant avoir fait l’objet d’une publication locale oubliée dans une revue communale ou de circonstance. Une édition PDF pourrait donner au lecteur distrait l’impression que le texte a été publié en l’état, ce qui serait faux.

Les textes privés seront la reproduction intégrale de textes ayant été publiés en volume (mais bien entendu indisponibles depuis longtemps, voir depuis toujours car n’ayant jamais été vendus). Nous pensons aux Souvenirs sur Madame Rachilde, par Auriant. Ce n’est pas la page et sa présentation de l’ouvrage qui sera privée, mais le texte d’Auriant, un PDF protégé par mot de passe.

Pourquoi ?

Parce qu’il a été constaté que l’on pouvait facilement trouver chez Google des fichiers PDF de leautaud.com sans passer par le site web. Ce n’est pas une personne qui les a récupérés pour les offrir nus, c’est Google. On aurait eu bonne mine avec le mot de passe sur la page ! Donc ne lutons pas contre Google, laissons ces fichiers se propager… et protégeons-les par mot de passe, celui que la famille et les amis connaissent.

Les auteurs ayant déjà publié sur ce site, et dont certains sont devenus des amis, font évidemment partie du club par défaut.

C’est d’ailleurs le principe, pour faire partie du club il faut avoir une page publiée sur le site. Et pour publier une page, il suffit d’écrire ici.

La première page privée, parce que ça tombe comme ça, paraîtra le premier août. Ce sera un court texte sur les origines de la famille Léautaud à Fours, dans les Alpes de Haute-Provence, offert par notre ami Maxime. Comme malgré notre demande nous n’avons pas pu obtenir l’autorisation de publier ce texte récent (1987), la page privée s’impose.

Le premier octobre ce seront les Souvenirs sur Madame Rachilde, plaquette d’Auriant de 1989, tirée à 99 exemplaires hors-commerce.

Bonne lecture à toutes et tous, et même aux autres.

Michel Courty