Lettre à Alfred Vallette

Présentée par Maxime Hoffman

Page mise en ligne le premier juillet 2024. Temps de lecture, une minute et demie.

En 1985, un certain Jean-Louis Meunier1 (né en 1945, et dont une page Wikipedia retrace l’ensemble de son travail généreux de critique littéraire), publia cette Lettre de Paul Léautaud dans la Collection Lettres d’écrivains2, aux éditions « A l’écart ».

Devant le faible volume inédit rédigé de la main de Paul Léautaud, une édition se devait d’être préfacée copieusement pour remettre dans le contexte les faits mentionnés et permettre une publication.

Le volume se compose d’une couverture contrepliée colorée qui s’ouvre sur 14 pages pliées en feuillets non reliés. Un fac-simile se trouve entre la présentation et la transcription.

Le justificatif de tirage nous informe qu’il s’agit du 114e numéro de la collection, tiré à 50 exemplaires sur papier Velin (de luxe) et 100 exemplaires numérotés sur papier courant.

Contenu de la plaquette

Dans la présentation, qui précède la lettre, et qui remplit plus de 80 % du volume de cette plaquette, l’auteur nous propose une remise en situation sur Paul Léautaud et ses ressentis auprès de ses contemporains, ainsi qu’une tentative de comprendre les sentiments de Paul Léautaud en retraçant le caractère « trop étouffant » de son enfance, pouvant expliquer sa vipérie. Nous avons ici, ou presque, une étude sentimentale de notre personnage de prédilection.

Il est question de Jean de Tinan3, le « beau ténébreux » comme l’écrivait Rachilde4.

Paul Léautaud écrit à Alfred Vallette des choses le concernant, littérairement, afin que Vallette puisse accepter un autre manuscrit de ce Jean de Tinan, décédé quelques mois avant, en novembre 1898 à l’âge de 24 ans.

Léautaud aime le style de Tinan, c’est certain. Et souhaite que les autres aussi.

Six pages de présentation introductive, trois pages de transcription de ladite lettre, une page fac-simile de celle-ci.

« Qui était » Paul Léautaud, en 1899 ?

Jeune, bien jeune à mon avis (vu depuis notre XXIe siècle), mais à cette époque, si ambitieux et déjà si homme.

Le 1er juillet 1899, Paul Léautaud a 27 ans.

En ce temps-là, il admirait déjà Alfred Vallette, depuis son entrée en 1895 dans les locaux du Mercure de France, et fréquentait tout le monde littéraire de cette époque.

C’est cette même année qu’il commença sa collaboration avec son ami d’enfance, Adolphe Van Bever, pour l’édition des Poètes d’Aujourd’hui.

L’édition est belle, je serais mal placé pour ne pas aimer les microéditions.

La couleur jaune, l’étude descriptive de la lettre est à mon goût trop psychopoétique. Il s’agit d’une unique lettre.

Néanmoins existante, traitant de Paul Léautaud, apprécions-la ici.

Bonne lecture.

Notes

1 – Jean-Louis Meunier : critique littéraire français. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Meunier.

2 – La collection Lettres d’écrivains : ensemble de petits volumes inédits, des Lettres et Notes d’écrivains.

3 – Jean de Tinan est chroniqueur et romancier français, né à Paris en 1874. Écrivain productif pour le Mercure de France, mais aussi pour Le Centaure et pour La Revue Blanche. Adepte des mélanges de substances aujourd’hui illicites, il meurt d’une crise cardiaque le 18 novembre 1898. Il repose aujourd’hui au cimetière du Père Lachaise.

4 – Citation de début de chapitre sur Jean de Tinan, par Rachilde, dans Portraits d’Hommes, Édition du Mercure de France, 1930.